Bonjour groupe!
J’ai commencé une AEC intensive de 13 mois alors j’ai moins de temps perdu pour écrire à temps perdu, mais j’ai eu le temps de regarder le pilote de série le plus intrigant depuis…
Lost ?
Souvent, un pilote intrigant, ça ne reste que ça : une grosse prémisse « high concept » qui finit par s’essouffler assez vite. Sauf que dans ce cas-ci, c’est écrit par Vince Gilligan, l’auteur de Breaking Bad et Better Call Saul, alors on s’inquiète zéro pour son souffle. Le gars peut rester dans le fond d’une piscine pour cinq-six saisons.
Je ne sais pas combien d’entrevous vont s’en rappeler, mais au mois de mars, j’avais relayé un discours de ce Vince Gilligan, l’homme reconnu pour avoir créé le légendaire Walter White. Un des plus grands antihéros de tous les temps.
Je suis tombé cette semaine sur le discours de Gilligan à une remise de prix où on lui rendait hommage. Il racontait qu’avec l’état actuel des choses, sans nommer personne, il aurait préféré être célébré pour avoir créé un personnage plus inspirant.
Selon lui, Hollywood a peut-être passé les dernières années à rendre les méchants un peu trop sexy. Les Darth Vader, Tony Sopranos, Hannibal Lecter. Le Joker. Plein de fans se sont dit « Crime, ces gars-là sont vraiment badass! »
Gilligan a donc profité d’une salle remplie de scénaristes pour leur faire une proposition : peut-être recommencer à écrire plus de « good guys ».
Lien vers mon texte complet :
Le « coolness » du méchant
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March 15, 2025
Vince Gilligan est l’un des meilleurs scénaristes de sa génération. Si vous ne le connaissez pas, il est l’auteur de Breaking Bad. C’est donc lui qui a écrit l’un des meilleurs « bad guys » de tous les temps : Walter White.
J’étais content d’entendre ça parce que moi, quand je regardais Breaking Bad, j’adorais absolument tout sauf le protagoniste aux valeurs de marde. Suivre un personnage comme ça sur plusieurs épisodes, ça vient que ça m’épuise. Je ne reproche rien à ces oeuvres. C’est seulement une question de goût.
Pluribus, c’est la série où enfin, j’aurai droit à toutes les qualités incroyables d’une série de Vince Gilligan, sans le travers qui me rebutait.
C’est sur AppleTV qui a sorti deux épisodes d’un coup et ils ont bien fait parce que le premier épisode montre la prémisse, et le deuxième épisode montre davantage quelle genre de série ça risque de donner.
Je pourrais mettre une bande-annonce ou plus d’affiches promo qui révèlent davantage l’intrigue, mais perso, quand je sais que ce sera bon, je préfère foncer dans une série sans ne rien savoir parce qu’une grosse partie de mon trip est dans la découverte. En plus, malgré plusieurs influences assez claires, la série n’est pas basée sur un livre ou des comics alors on ne risque pas de tout se faire divulgâcher à l’avance.
Pour les gens qui ont déjà vu la série (ou pour les gens qui se sacrent complètement de se faire spoiler des trucs (vous êtes siiii bizarres!), je vais parler davantage de la série.
*** Spoiler warning. Piou piou piou! ***
La prémisse ne semble pas siiiii originale à la base parce qu’on a l’impression d’avoir déjà vu plusieurs éléments auparavant. Dans mes références à moi, il y a un côté Last of Us, un côté Three Body Problem, un côté Rick & Morty, un côté Walking Dead, un côté Trilogie Cornetto. Mais ce qui fait une bonne histoire, ce n’est pas autant l’idée que comment on exploite cette idée.
J’aime vraiment beaucoup le timing de la série pour son lien avec l’intelligence artificielle. Parce que le AI, c’est en plein ça, dans le fond. Tout le savoir de l’humanité concentré dans une espèce d’entité bienveillante et de bonne humeur.
Au début, je me disais que le hive mind allait être juste trop fort pour la protagoniste et que le combat serait beaucoup trop inégal, mais on lui a ajouté des faiblesses intéressantes, comme l’idée qu’ils ne tuent aucun humain, animaux ou insectes, et bien sûr, combien ils sont triggered quand Karol pète sa coche.
Ce que je trouve astucieux aussi, c’est que la prémisse pourra très bien changer après quelques épisodes (ou saisons) parce que pour l’instant, on ne sait toujours pas qui est derrière cette « attaque » et rien n’empêche de changer leur plan de match au cours de la série. Déjà, la « conscience collective » dévoile qu’ils sont à quelques mois d’assimiler la douzaine de personnes qu’il reste à gober, alors un changement est iminent.
Éventuellement, une commande plus hostile pourrait survenir. Pour l’instant, ils ont l’air bien gentils, mais si on se fie au politicien à la télé, une grande partie de la tête du gouvernement américain semble déjà avoir été éliminée. Seulement par accident? On peut en douter.
J’étais surpris après l’écoute des épisodes de voir combien la promo parle de la thématique du bonheur, parce que ce n’était pas du tout dans les thèmes que j’avais retenu pour l’instant, même si on voit bien que Karol se fait chier à se rebeller avec ses principes alors que l’autre dude dans l’avion choisit de vivre sa meilleure vie en mode porno et avec sa conscience à off.
(J’avoue que j’aurais de la misère à ne pas me laisser tenter pour quelques semaines.)
On reconnait déjà l’humour de Gilligan dans plusieurs scènes. La fille de fast food qui pilote le gros avion. Les enfants qui viennent aider Karol avec sa clé et s’en vont en disant poliment qu’ils vont lui laisser l’espace dont elle a besoin avec tout le petit voisinage qui s’en va synchro comme une grosse game de Sims. Ou quand elle essaie d’aider le gars au bout de la grue mais que ça chie ben raide, ahah! L’humour physique est aussi A1 dans plusieurs scènes, y compris quand ils se mettent tous à geler comme quand on fait peur à des bébés chèvres.
Bref, j’espère que la série va réussir à se maintenir. C’est vraiment le genre d’histoire remplie de promesses et qui provoque des réflexions, des discussions.
J’ai hâte!
C’est sur AppleTV.

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