Bonjour,
L’auteur de 1984 et de La Ferme des animaux mais surtout l’auteur de l’essai visionnaire “La politique et la langue anglaise”. Orwell était obsédé par la clarté. Il détestait le langage qui cache la pensée, les métaphores usées et les mots inutiles.
Pour Orwell, bien écrire, c’est penser clair. C’est un acte de résistance contre le flou et la manipulation.
C’est là que le séminaire : “Ecrire avec l’IA et George Orwell” trouve sa justification.
Ce séminaire n’est pas un cours pour apprendre à “prompter” bêtement. C’est un atelier pratique pour fusionner la puissance de calcul de l’IA avec l’exigence intellectuelle orwellienne. Rendez-vous le 3 février à 12 h. Lien d’inscription.
À très vite,
Sébastien Bailly
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Dès l’école primaire, les filles surpassent les garçons en français (écart de 2,7 à 5,1 points en CP), un fossé qui se creuse au collège (20 points d’écart en compréhension écrite, PISA 2022). Ce phénomène, observé dans 55 des 57 pays étudiés (PIRLS 2021), révèle des pratiques de lecture genrées : les filles lisent pour s’évader ou apprendre, tandis que les garçons privilégient BD et mangas, avec un temps de lecture quotidien inférieur (16 min contre 22 min). Les stéréotypes associent la lecture à une activité féminine, renforcés par la féminisation des métiers du livre (86 % d’enseignantes de lettres). Les écrans et la valorisation des filières scientifiques détournent aussi les garçons des textes longs. Conséquences : risque accru d’illettrisme (13,6 % des garçons à 16 ans), inégalités d’orientation (seulement 6,7 % des garçons en spécialité littérature en terminale), et appauvrissement culturel, limitant empathie et esprit critique. Il faudrait : diversifier les supports (BD, documentaires), former les enseignants aux biais de genre, impliquer les familles via des parrains de lecture, et réhabiliter la lecture comme voie d’excellence. L’objectif ? Une lecture égalitaire, source d’épanouissement pour tous.
Pour aller plus loin : Rapport IGÉSR 2025 : « Pratiques de lecture et maîtrise de la littératie »
L'ouvrage Intelligence Artificielle et Création : enjeux et pratiques (numéro 1, 2025) est un projet d'envergure, initié par les communes françaises du Réseau des villes créatives de l'UNESCO et soutenu par la Commission nationale française pour l'UNESCO, qui consacre une section majeure (pages 100 à 145) aux mutations du monde du livre. À travers des analyses de chercheurs et des témoignages de romanciers, traducteurs et éditeurs, la source dresse un état des lieux sans concession de l'impact de l'IA générative sur l'acte d'écrire. A découvrir ici.
Avez-vous remarqué que lorsqu’on demande à une intelligence artificielle de raconter une histoire de famille, elle commence presque toujours par une odeur de café et des croissants chauds ? Ce n’est pas un hasard, mais le résultat d’une mécanique profonde que la chercheuse Rossana De Angelis, de l’Université Paris-Est Créteil, a disséquée lors d’un récent séminaire international de sémiotique. A voir ici.
Dans la scène 2 de l’acte 3 des Femmes savantes de Molière, ces dames se targuent de régenter la langue. D’abord en interdisant des mots puis, poussant l’absurde jusqu’au bout, interdisant des syllabes. Quand Molière écrit Les Femmes savantes en 1672, Vaugelas est mort depuis une vingtaine d’années, mais ses Remarques sur la langue française (1647) font encore autorité. Elles incarnent exactement ce projet normatif que Molière ridiculise : décider du “bon usage”, trancher entre les tournures acceptables et celles qui ne le sont pas, établir une police du langage au nom du bon goût. Retrouvez le texte de Molière et son analyse ici.
Contrairement au Scrabble ou au Pendu, Semantris ne s’intéresse pas à l’orthographe. Si vous jouez en mode Arcade, le jeu vous présente une liste de mots (”Plage”, “Ordinateur”, “Rêve”). Votre mission est de taper un mot lié à l’un d’entre eux le plus rapidement possible. Si vous tapez “Sable”, l’IA comprend instantanément que vous visez “Plage”. Mais comment fait-elle ? Elle n’utilise pas de dictionnaire de synonymes classique. Elle utilise une technologie appelée Universal Sentence Encoder, qui analyse la relation sémantique entre les mots. Semantris démontre que l’IA n’a pas besoin de savoir ce qu’est physiquement une “pomme” pour jouer. Elle sait simplement que, statistiquement, dans des milliards de textes, le mot “Pomme” apparaît souvent à côté de “Newton”, “Tarte” ou “Fruit” (sinon, il y a un pépin). Explications détaillées ici.
J’ai lancé en novembre une expérience : l’écriture d’un roman assisté par l’IA. Un chapitre en ligne par semaine, et l’accès aux coulisses de la création. J’ai progressé à pleine vitesse depuis mi-novembre, et j’ai trouvé ma méthode de rédaction. Je confirme : on peut écrire un roman avec l’IA. C’est Le Protocole synergiste. A suivre.
J’interviendrai lors de la Journée de l’innovation éditoriale organisée par Samsa le 5 février. Inscrivez-vous, c’est là qu’on fait le point chaque année sur les sujets qui nous intéressent. Vous pourrez également m’entendre lors de la Journée « Incertitudes Stratégiques », de la Graduate School Économie-Management Paris-Saclay le 13 février.
Écrire Clair n’est pas seulement une lettre d’information mensuelle, je propose des séances de coaching et des formations. Répondez à ce mail pour prendre contact.
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