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Éco-vie réelle · Jan 21, 2026

Quand un psy ne m’écoute pas

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Éco-vie réelle · Éco-vie réelle

J’ai dit que j’avais peur.

Pas une peur vague.

Pas une angoisse floue.

Je l’ai dit explicitement.

Pas une fois.

Deux fois.

J’ai dit :

« J’ai peur d’un syndrome de sevrage trop brutal de la venlafaxine et de l’atarax. »

Deux fois.

Clairement.

La réponse a été :

« C’est bon, ce n’est pas bien grave. »

Et pourtant.

Arrêt net.

Du jour au lendemain.

Pour passer sur un autre antidépresseur.

Sans diminution progressive.

Sans vraie discussion.

Sans écoute.

Une semaine plus tard, je ne fais pas une “simple” crise d’angoisse.

Je suis en sevrage brutal.

Et mon corps me le fait payer.

Vertiges permanents.

Nausées.

Sensations de décharges électriques dans la tête.

Anxiété massive, incontrôlable.

Crises de panique.

Insomnies.

Épuisement total.

Douleurs diffuses partout.

Le cerveau qui ne suit plus.

Le corps qui lâche.

Et surtout cette impression constante :

« Je suis en train de crever. »

Pas au sens imagé.

Au sens physique.

Ce n’est pas dans ma tête.

Ce n’est pas un manque de volonté.

Ce n’est pas “le nouveau traitement qui met du temps à agir”.

C’est un syndrome de sevrage.

La venlafaxine a une demi-vie courte.

Ça veut dire que mon corps se retrouve très vite sans rien.

Et quand l’arrêt est brutal, le système nerveux se dérègle violemment.

C’est connu.

C’est décrit.

C’est déconseillé.

Les autorités de santé recommandent un arrêt progressif, sur plusieurs semaines, parfois plusieurs mois.

Pas un arrêt sec.

Donc non.

Ma peur n’était pas irrationnelle.

Elle était légitime.

Et ce qui fait le plus mal, ce n’est pas seulement la souffrance physique.

C’est d’avoir été minimisée.

J’ai alerté.

Deux fois.

Et on m’a répondu que ce n’était “pas bien grave”.

Quand je reviens mal, épuisée, incapable de fonctionner, on me répond parfois :

“Ça va passer.”

“C’est l’anxiété.”

“Faites confiance.”

Mais la confiance, ça ne se décrète pas.

Ça se construit sur l’écoute.

Ce post n’est pas une attaque contre la psychiatrie.

Ce n’est pas un rejet des traitements.

C’est un rappel simple :

Quand un patient alerte sur un sevrage, il n’est pas opposant.

Il n’est pas dans le refus de soin.

Il est informé.

Imposer un sevrage brutal alors que des alternatives existent,

c’est infliger une souffrance évitable.

Ce que je vis depuis une semaine n’est ni rare, ni exceptionnel.

C’est un effet connu.

Prévisible.

Documenté.

Et pourtant, je suis là, à survivre jour après jour,

avec un système nerveux en état d’alerte maximale,

parce que ma parole n’a pas été prise au sérieux.

Ce n’est pas dans ma tête.

C’est dans mon système nerveux.

Mais putain, on ne demande pas la lune. Juste d’être écoutés.

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