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Club Dom Cooks · Jul 27, 2026

Comment je bâtis mon propre média

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Dom Cooks · Club Dom Cooks

L’authenticité prend une grande place dans mon travail et cette infolettre en est la preuve. Je veux vous montrer l’envers du décor: comment j’ai bâti Dom Cooks en partant de zéro et pourquoi je veux continuer à bâtir mon propre média.

Je ne savais pas trop comment m’y prendre…ou même si ça allait vous intéresser! Mais je pense qu’il est pertinent de partager les coulisses de ce milieu qui peut paraître toujours parfait et facile. À noter qu’il s’agit de mon expérience personnelle en tant que travailleur autonome: après presque 4 ans à faire ce métier à temps plein, je crois que la légitimité de mon expérience est pertinente!

Dans l’ère de transition des médias traditionnels vers les médias numériques et les réseaux sociaux, j’avais envie de vous parler un peu de comment je deviens moi-même mon propre média en tant que créateur de contenu, de recettes, de vidéos et plein d’autres choses connexes qui se passe en arrière-scène. Lorsque je rencontre de nouvelles personnes dans ma vie personnelle, je finis souvent par expliquer ce que je fais dans la vie et ce que ça implique. J’ai souvent la même réaction: “Oh OK, cool! Donc, tu es capable de vivre de ça à temps plein?”

Il est vrai que je pourrais choisir de faire beaucoup moins d’argent que j’en fais actuellement, mais je pourrais aussi choisir d’en faire beaucoup plus… si je n’avais aucune intégrité (haha!)

La majorité de mon audience vient à moi par les réseaux sociaux. Elle s’intéresse à l’art culinaire en voulant perfectionner ses compétences en cuisine, en explorant de nouvelles recettes et en élargissant ses connaissances sur ce sujet. Les gens oublient que cette mission est une job en soi et qu’elle a un caractère commercial, comme tout média! Ils pensent souvent que je publie ces recettes pour le fun en se demandant comment ça peut être rémunéré… Et bien, laissez-moi vous expliquer comment :

En travaillant pour Dom Cooks, je suis en mesure de vivre de ma passion, oui, mais aussi de monétiser mes recettes partagées chaque semaine via des plateformes telles que mon site Web, l’infolettre (Substack) et les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, TikTok). Ce qui est intéressant dans ce modèle d’affaires, c’est que je suis capable d’aller chercher les mêmes annonceurs et entreprises qui veulent faire de la publicité sur les grands groupes médias (Québecor, Radio-Canada, etc.). Là se trouve le changement.

En 2025, les investissements publicitaires sur les réseaux sociaux ont dépassé ceux des médias traditionnels.

Cela donne un bon indicateur de la direction prise par les publicitaires… et par le public. J’aimerais vous dire que la majorité des audiences continuent de regarder la télé, mais c’est malheureusement faux: on se dirige vers le streaming (à abonnement payant, comme ici, sur Substack ;)) et bien évidemment, les réseaux sociaux.

J’ai débuté sur les réseaux tardivement, en n’ayant aucune expérience. Je m’obstinais à presque uniquement faire des photos de recettes quand l’attention sur les réseaux se dirigeait vers les vidéos.

Mais j’ai été avant-gardiste sur une chose. Personne au Québec n’a utilisé ou ne connaissait Substack en 2022. J’ai été le premier à utiliser la plateforme ici et ça a été payant. J’ai amassé plus de 11000 abonnés et je suis souvent dans le top 100 des créateurs food les plus populaires sur la plateforme (tous pays confondus)! Le truc avec cette plateforme, c’est qu’il faut constamment l’alimenter et garder son public content (merci d’être là et de me lire)!

J’ai donc voulu rénover mon site web en 2025. Je voulais un site qui perdure et qui a une présence accrue dans les recherches Google. Ça a payé: c’est une source de revenus grandissante pour Dom Cooks et je veux que ça continue de l’être pour le futur.

À mes débuts en 2022, je voulais absolument faire de la télé. J’avais une belle vitrine devant moi : mon premier livre, des apparitions à Salut Bonjour et à Curieux Bégin et quelques auditions par-ci, par-là. Ce que je me suis vite rendu compte avec la télé, c’est qu’on n’a pas le contrôle du tout, outre notre performance à l’écran.

En ce qui me concerne, je suis à la fois producteur, réalisateur, caméraman, animateur, monteur, scénariste, cuisinier, responsable marketing, directeur des ventes (je n’ai plus d’agent) et bien plus encore. Ça peut paraître essoufflant, mais, en fait, il n’y a rien de plus gratifiant. C’est le fait de savoir que, peu importe ce que tu veux passer comme message et créer comme contenu, ça repose juste sur toi. Qu’as-tu envie de véhiculer comme message? Qu’as-tu à dire à ton audience? Les plateformes de réseaux sociaux sont souvent vues comme des monstres ingérables, nourries par les algorithmes et les compagnies les plus riches au monde. Mais ce sont eux qui font en sorte que des créateurs comme moi peuvent vivre de ce qu’ils aiment et être payés très justement pour cela.

Oui, je fais beaucoup de publications commanditées sur les réseaux sociaux. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que ça vient par vagues, principalement durant des moments spécifiques de l’année, tels que le temps des Fêtes, la fête des Mères, Pâques... des périodes de l’année à caractère commercial. Je comprends très bien tout cet écosystème et je veux rester le plus authentique possible avec mes goûts et les besoins que vous avez en tant qu’audience.

L’autre truc, c’est qu’en disant oui à des placements de produits, ça me permet une liberté financière pour financer de nouveaux projets, engager des ressources comme une coordinatrice de projets, une vidéographe et j’en passe. Il s’agit de la principale source de revenus de mon modèle d’affaires - qui reste après tout, un média en soi qui doit survivre comme tous les autres! Sans les annonceurs, il n’y a malheureusement pas ou peu de contenu gratuit qui peut exister. À moins de s’engager dans une voie similaire à celle que j’ai empruntée au début de ma carrière, en travaillant de longues heures comme chef à domicile, tout en continuant à produire des vidéos avec un emploi du temps insoutenable sur le long terme.

C’était payant d’être chef privé, mais essoufflant mentalement et physiquement. En faisant cet emploi à temps plein, tu peux monter jusqu’à 120 000 $ par année au Québec. Un média spécialisé en création de recettes et de vidéos de cuisine, comme Dom Cooks, peut te rapporter le double, voire le triple de cette somme. Les possibilités sont vraiment infinies, il suffit d’y croire.

J’espère que cette infolettre vous aidera à mieux comprendre ma position dans cet écosystème complexe et en pleine expansion!

À bientôt et merci pour la confiance - c’est un honneur d’avoir une petite place dans votre cuisine au quotidien 🙏🏼😋

Xx

Dom

Read the original on domcooks.substack.com

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