Hello à tous,
J’espère que vous passez un bel été.
De mon côté, j’ai rarement produit autant en un seul été. En fait, j’ai rarement produit autant en une année tout court 😅
C’est très simple : ça fait à peu près 6 mois que je reconstruis tous mes process et workflows de zéro pour qu’ils puissent fonctionner sans mon intervention.
J’ai commencé par tout documenter :
TOUTE notre connaissance interne : Du simple envoi d’un email de follow-up à un prospect …
à des process plus complexes comme auditer un compte Meta ou onboarder un nouveau client chez DHS
Puis, j’ai créé des skills (les compétences métier que l’IA utilise pour faire son travail aussi bien voire mieux que moi).
Des applications pour répondre à des besoins internes : gestion de la production créa, dashboards et outils d’aide à la décision, …
Et maintenant des routines qui font tourner la machine de manière quasi automatique pour certaines tâches rébarbatives.
Et j’en ai fait beaucoup. Peut-être même trop.
Pendant que certains crient :
« L’IA va remplacer les media buyers. » Puis les creative strategists. Puis les designers. Puis les agences entières.
Moi, je construis brique par brique une architecture d’agents IA qui me permet déjà de gérer plusieurs départements de mon business… quand je suis en réunion ou en train de dormir 😴
Dans cette Newsletter, vous allez découvrir comment faire exactement ce que j’ai fait pour moi.
Et je ne fais pas ça juste pour moi. On forme toute notre équipe à ça.
Qu’on se le dise : La peur du remplacement est légitime. Et elle est réelle.
Des pans entiers de notre métier se font réécrire en ce moment même, et pas seulement le nôtre : la compta, le juridique, le développement, le service client.
Sam Altman ne s’en cache plus. Les développeurs qui ont construit l’IA se font remplacer en silence… C’est presque ironique quand on y pense.
Faut-il pour autant baisser les bras et se laisser remplacer lentement mais sûrement ?
Je ne pense pas !
Chez DHS, on est déjà capable de faire ce genre de choses :
Sortir des dizaines de rapports de performances la nuit du dimanche au lundi pendant que nos Performance Managers font dodo
Construire des plans d’investissement de manière 100% assistée par l’IA - Claude a compté qu'il nous sort 737 formules Excel, réparties sur 4 onglets en une seule session
Scrapper des centaines d’avis clients sur Trustpilot et commentaires Facebook, Instagram, TikTok, …
Designer des créas et visuels en tous genres sur la seule base d’un brief
Sauf que pour faire tout ça, vous avez besoin d’avoir les bons fondamentaux. Le bon mode de pensée.
À ce propos, je réalise être parfois coupable de ce que je veux éviter de faire : vous donner des skills et apps toutes faites, sans vous montrer comment dompter l’IA pour faire tout ça VOUS-MÊME.
Designer et orchestrer des agents et infrastructures IA adaptée à VOTRE contexte et VOS besoins : c’est ça que je devrais vous montrer plus souvent !
Heureusement, tout cela est assez accessible quand vous maitrisez ces 3 compétences de demain (et ça vaut pour tous les métiers) :
Savoir QUOI demander
Savoir COMMENT enchaîner
Savoir DÉCIDER
Ceux qui les tiennent ne se feront remplacer par personne. Ils seront augmentés.
Toutes mes excuses pour cette longue intro, let’s go👇
L’IA peut s’improviser experte de n’importe quel sujet. Elle n’en est pas moins bornée. Malheureusement, elle se perd vite dans tout ce que ses concepteurs lui ont fait avaler.
Pour vous illustrer ce point, je vous propose de prendre la question plus banale du métier de média buyer Meta, et qu’il pourrait poser de cette manière à son IA :
« Aide-moi à bien structurer mon compte Meta . J'investis 10K€/mois. Je vends des compléments alimentaires : magnésium, omega 3, multivitamines ».
J’ai fait le test en utilisant ChatGPT qui est beaucoup moins formé aux méthodes DHS… et Claude Code qui est presque au même niveau que les Performance Managers de l’agence.
ChatGPT (réponse assez impressionnante je l’admets, mais pas correcte selon notre méthodo) :
Claude Code maintenant :
Derrière ses raisonnements épiques dignes d’un ingénieur à 200 de QI, je confirme que c’est la réponse qu’un Performance Manager junior chez DHS pourrait donner à son client. Précise, mais pas optimale.
Comme vous l’avez compris, cette question finalement, beaucoup de média buyers auraient pu la poser. Mais peu auraient appliqué ce genre de nuances.
→ Budget mensuel : 45 000€
→ CPA cible : 38€
→ Cycle d’achat : court (< 7 jours pour finaliser un achat en moyenne)
→ Business one-shot
→ 2 segments de marché : santé et sportifs
→ Partnership Ads : 3+ créateurs récurrents + 5 grands médias
→ Logique de testing GROWTH et agressive.
→ Volume de tests : 5 net new concepts par semaine
Faisons le test à nouveau avec Claude Code directement :
Et regardez sa réponse. C’est d’un tout autre niveau.
Dans les 2 cas, Claude Code avait le MÊME contexte (la “doctrine” DHS), pas le même prompt. Et ça change tout !
En bref : L’IA est un super assistant. Elle ne vous signalera jamais qu’il lui manque du contexte. Elle vous donnera une réponse qui semble extrêmement précise et pertinente. Mais souvent fausse ou incomplète 🤡
C’est la partie qu’on vous vend tous les jours sur LinkedIn. Des skills, des plugins, des dashboards, des agents 😏
Je vous le disais en intro : je suis aussi coupable de ce genre de posts.
Je vais être clair : tout ce que je promeus, ce sont des workflows que j’utilise vraiment et c’est là-dessus que je passe le plus clair de mon temps. Je vous en détaille 2 👇
Pour chaque marque D2C qu’on prend en gestion, on construit un plan d’investissement média sur 12 mois avant de dépenser le premier euro.
4 Excels, une cascade de marges MC1, marge contributive, MC2, MC3.
Ce fichier répond à 3 questions, et seulement à celles-là :
→ Combien je peux payer pour acquérir un nouveau client
→ Combien de budget ads il me faut pour atteindre mon objectif de CA
→ Est-ce que je suis sur la bonne trajectoire ce mois-ci
J’avais détaillé la méthode longue et manuelle dans l’édition #86.
Ce qui a changé depuis, c’est qu’elle est écrite dans un fichier que l’IA lit avant de travailler. On lui donne le CA Shopify mois par mois, les commandes, les nouveaux clients, les récurrents, la marge produit. Elle sort le fichier.
Le dernier en date, pour une marque suisse : 737 formules, 4 onglets, 3 scénarios de nCAC, … Construit en 5 minutes.
Mais voici ce que l’IA ne fait pas : choisir lequel des 3 scénarios on présente au client en réunion et avec quel discours. Ça, c’est la compétence suivante.
Nos règles d’audit Meta vivent dans des fichiers texte, sur notre serveur. Un serveur MCP les sert à n’importe quelle IA qui vient les chercher. 17 outils que l’IA appelle selon la demande :
Quand un consultant DHS demande à Claude d’auditer un compte client, Claude lit d’abord notre méthode : seuils d’arrêt d’une créa, benchmarks créatifs, cascade de testing, définition d’une créa gagnante, audit de saturation, ….
Le gain se voit surtout à l’échelle de l’équipe. On corrige une règle dans un fichier, tout le monde travaille avec la version corrigée à la requête suivante. Aucune formation à refaire, aucune doc à faire relire.
Tout ça s’apprend, et ne se recopie pas en récupérant une banque de skills sur LinkedIn. J’ai mis des mois à construire ces outils et les fine-tuner. Plus de la moitié se sont avérés être des échecs.
Une partie de cette doctrine, on l’a transformée en outils gratuits sur outils.dhsdigital.eu :
→ Calculateur de ROAS breakeven : votre ROAS cible calculé depuis votre P&L et vos vraies marges, pas depuis l’Ads Manager
→ Calculateur de volume créatif : budget testing ÷ CPA kill, puis la ventilation produit, funnel, persona, format
→ Diagnostic de structure de compte : 6 questions (budget, cycle d’achat, panier moyen, dispositif créateurs, maturité créa, appétit au risque) et vous sortez avec votre structure, retargeting dédié ou non, whitelisting isolé ou non.
Chacun est une règle DHS transformée en page web. Même logique que le MCP : la décision est prise une fois, écrite, puis appliquée mille fois sans nous.
👉 Bonne nouvelle, tous nos outils sont disponibles ici en libre accès : outils.dhsdigital.eu.
Règle DHS : on n’automatise qu’une tâche qui revient au moins une fois par semaine ET qu’on sait déjà faire proprement à la main. Automatiser une tâche mal maîtrisée donne une machine qui répète la même erreur, plus vite et sur plus de comptes.
La plus importante des trois.
Et la réponse à la question laissée ouverte plus haut : lequel des 3 scénarios de nCAC on présente au client et de quelle manière.
Une IA n’a aucun jugement. Elle produit dix angles, dix hooks, dix analyses, dix relances possibles. Elle ne vous dira jamais laquelle envoyer et dans quel ordre.
Votre jugement combiné à votre expérience métier vous aide à prendre les décisions et remettre l’IA dans le droit de chemin quand c’est nécessaire.
Dans certains cas bien précis : vous pouvez lui donner un cadre de décision. Cela fonctionne assez bien pour des décisions “bêtes et méchantes” ou binaires.
Je vous donne un exemple classique chez nous :
Identifier un winner
Couper une créa (ou non) une créa
Pour définir ce cadre, réfléchissons à ensemble à ce qui fait une créa gagnante ? 2 portes :
→ Porte Scale : la créa a dépensé au moins 10× votre CPA cible
→ Porte Efficacité : son CPA reste sous votre cible +30 à 50%
Ensuite, qu’est-ce qui déclenche un arrêt de la créa ?
→ Créa en diffusion : CPA supérieur à 2× la cible, ou zéro conversion avec plus de 2× la cible dépensée
→ Créa en test : 3× le CPA cible sans achat ET hook rate sous 25%, hold rate sous 5%
→ Fenêtre de lecture : 7 jours glissants. Jamais de décision sur 3 jours.
Aucune IA n’a inventé ces seuils.
On les a posés après des années à piloter des comptes (j’en reviens à la connaissance métier), et on les révise quand le terrain nous contredit. On les adapte aussi pour chaque client dans nos dashboards de suivi.
Une fois écrits, l’IA les applique sur nos comptes et nous PROPOSE la décision. On fait ensuite preuve de jugement pour activer (ou non) la recommandation de coupe de la créa.
La plupart des juniors sans expérience métier ne réalisent pas tout ça. Ils n’en ont pas même pas conscience. C’est là le paradoxe du nouveau monde post chatGPT : on ne laisse plus le temps et l’espace aux juniors de se former à un métier, faire des erreurs, trouver les réponses, tester, …
Alors que font-ils dans un monde où tout doit aller vite ? Ils délèguent la décision à la machine 🤦♂️
Claude : “Quelle analyse j’envoie à mon client, selon toi ?”
ChatGPT : “Quel email t’enverrait pour que mon prospect dise oui à ma proposition ?”
Certains me diront : “l’IA va bientôt savoir décider seule”.
Peut-être. Mais le jour où c’est elle qui décide, c’est elle qu’on paie. Pas vous.
Les marques et media buyers avec qui j’échange commencent presque tous par l’outil (le “comment”) quand elles me demandent de les aider sur leurs enjeux IA.
“Danilo, tu me conseilles quoi comme IA ?”
“C’est quoi le prompt que je dois envoyer à l’IA pour obtenir le résultat xyz ?”
“Tu peux m’envoyer ton skill d’audit de saturation créa" ?”
Ils utilisent toutes les IA du marché, branchent un connecteur, et ils pensent à tort que c’est suffisant pour que l’IA leur renvoie des outputs de qualité.
Malheureusement, non.
Voici par où je démarrerais si je devais recommencer de zéro et construire une infra IA résiliante pour mon entreprise.
1. DOCUMENTER de manière exhaustive :
Je ne vous l’ai pas bien précisé, je crois, mais j’ai passé des journées entières à écrire ma doctrine avant même de créer le moindre skill, app ou MCP.
C’est simple, toute notre méthode vit dans une base Notion.
Écrite pour l’équipe, pour des humains, bien avant qu’une IA vienne la lire. Sans elle, je n’aurais que des prompts et des skills incohérents avec notre méthodologie.
Aujourd’hui, l’IA l’appelle la “doctrine DHS” et est chargée de m’aider à l’actualiser en continu.
2. Une fois que vous avez la doctrine, choisissez une IA (Claude, Gemini, ChatGPT, …) et créez votre base de skills en commençant par les tâches chronophages, manuelles et à faible de valeur ajoutée.
Je pourrais vous en citer des dizaines :
faire des relances
rédiger un devis ou un contrat
faire des analyses de data
auditer la saturation de votre compte Meta
Recycler une vidéo YouTube en posts, newsletters et carrousels, …
Bien évidemment, certaines nécessitent des skills plus élaborés que d’autres.
Typiquement, mon skill de relance client est bien plus simple à construire que mon skill de plan d’investissement média.
A ce propos, vous savez comment j’ai construit le skill du plan d’investissement média ?
C’est très simple, je lui ai envoyé toute notre documentation à ce sujet et je lui ai demandé de construire AVEC MOI un plan d’investissement média sur base d’un template existant.
J’ai dû y passer 1 ou 2 heures.
Une fois que c’était fait, j’ai demandé à l’IA de créer un skill à partir de ça et du template, et j’ai continué à l’améliorer jusqu’à ce qu’il soit parfait.
Depuis, je lance le skill et l’IA fait tout le travail pour moi. Je n’ai plus qu’à vérifier et trancher. En d’autres termes, je suis sorti de l’opérationnel. Ce n’est pas un junior qui produit mon fichier, c’est une IA. Vous le voyez le changement de paradigme ?
3. Brancher la data, MCP et autres APIs après, pas avant.
Pendant des mois, l’IA a appliqué notre méthode sur des chiffres que je collais à la main. Les connecteurs sont arrivés une fois la méthode stable. Dans l’autre sens, j’aurais eu des dashboards très propres au service d’une méthode floue.
Typiquement pour un plan d’investissement média, l’IA va chercher directement la data sur Meta et Google via le MCP Windsor.
Ce qui nous prenait parfois plus d’une après-midi est maintenant fait en 5 minutes par l’IA et c’est bien plus qualitatif en termes de rendu visuel ! Le template est respecté à la lettre.
4. Claude Code pour passer à la vitesse supérieure
Quand vous maîtrisez les skills et la suite Claude Cowork (ou son équivalent), je vous conseille fortement de passer à Claude Code. Plus rapide, plus intelligent, et surtout il exécute. Sans relâche.
À l’heure où je vous parle, j’opère uniquement dans Claude Code.
Avec Claude Code, vous allez pouvoir reprendre vos skills et vos connaissances et en faire des applications custom qui peuvent vous servir dans votre quotidien, comme par exemple :
Des calculateurs
Des dashboards connectés à vos outils internes
Vous pourrez également vous en servir pour alimenter votre second cerveau avec toutes vos conversations. Voici un exemple avec cette routine qui récupère quotidiennement mes calls internes et externes :
Claude Code est au courant de TOUT. Il sait avec qui j’ai parlé hier et ce qui s’est dit. Il prépare mes meetings, les résume, prépare mes comptes-rendus sans même que je lui demande. Il ne laisse rien passer.
5. Automatiser les process fonctionnels et qui ne nécessitent plus votre intervention
Il est temps d’automatiser. Quand un workflow est fonctionnel, il est temps de l’automatiser avec des routines qui se déclenchent avec des triggers.
Exemple, la chaîne qui part d’un simple appel découverte avec vous 😊
→ On fait l’appel. Mon preneur de notes IA transcrit et envoie l’information à Claude via MCP
→ Claude Code identifie que vous êtes un prospect éligible à nos services
→ Il envoie un DM Slack à David pour lui dire qu’on part sur un audit
→ Un autre skill se déclenche et remplit votre fiche de pré-audit
→ La fiche part chez David
→ David fait le suivi avec l’équipe et assigne les personnes qui collent le mieux à votre marque
Je n’ai touché à rien entre l’appel et la fiche.
Le dernier maillon reste humain, et c’est volontaire. Aucune routine ne choisit qui de l’équipe travaille sur votre compte.
→ Ceux qui se feront remplacer seront ceux qui n’ont aucune des 3 compétences
→ La connaissance métier couplée au contexte donné par un expert est l’avenir du prompting
→ L’IA ne signale jamais qu’il lui manque du contexte, elle répond quand même en ayant l’air intelligente
→ On n’automatise que ce qui revient chaque semaine et ce qu’on sait déjà faire à la main
→ Écrivez vos seuils de décision avant vos prompts. C’est la compétence la plus rare
→ Automatisez l'exécution, gardez la décision.
Merci d’avoir lu cette newsletter jusqu’ici !
Profitez bien de l’été, et n’oubliez pas qu’on reste disponible même au mois d’août pour vous aider si :
Vous pensez manquer de diversité créative et vous aimeriez obtenir un audit de vos créas et votre méthodologie de tests 👉 Notre studio créa peut vous accompagner (et tout part d’un audit de votre Creative Strategy).
Vous êtes à la bourre sur vos objectifs 2026, mais tout n’est pas perdu ! On analyse votre compte publicitaire au peigne fin : structure, budgets, performance et créas. On vous sort un plan d’action concret à actionner avec nous (ou seul 😢).
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📹 Pour en savoir plus sur notre accompagnement et pourquoi faire appel à nous, je vous invite à consulter cette vidéo :
Bonne semaine,
— Danilo
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