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Déclic Santé 💌 · Jun 16, 2026

Maigrir sur ordonnance, ça y est 💊

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Charly Aourir 🐼 · Déclic Santé 💌

Bienvenue dans Déclic Santé, la newsletter hebdomadaire pour se remettre en forme simplement. 💌

Le gouvernement valide le remboursement des médicaments anti-obésité. Et ça ne plait pas à tout le monde…

Cette semaine, j'ai publié une vidéo sur le remboursement des médicaments anti-obésité Wegovy et Mounjaro (voir la vidéo).

Et là… le tribunal des commentaires a ouvert ses portes. 👇

Visiblement, le sujet dérange.

Il tape dans une croyance ancrée depuis 30 ans : maigrir, ça serait juste une question de volonté. Donc se faire aider par un médicament = “tricher”. Et le faire rembourser = “payer pour la faiblesse des autres”.

Sauf que c’est faux. Et pas qu’un peu.

🔍 L’obésité n’est pas un défaut moral.

L’obésité est une maladie chronique, complexe et récidivante, reconnue par l’OMS. Elle se caractérise par un excès ou une répartition anormale de tissu adipeux qui altère la santé. Contrairement à une idée encore très répandue, elle ne s’explique pas par un manque de volonté ou de discipline. L’alimentation et l’activité physique comptent, bien sûr, mais elles interagissent avec de nombreux autres facteurs comme la génétique, le fonctionnement du cerveau, les hormones de la faim et de la satiété, le sommeil, le stress, certains médicaments ou encore l’environnement dans lequel on vit. Autrement dit : deux personnes exposées aux mêmes habitudes n’auront pas forcément le même poids, ni la même facilité à en perdre.

Et j’ai compris pourquoi si peu de créateurs osent en parler sur Internet.

Deux raisons :

  1. Les réactions. Tu viens de les voir ⬆️ Dès que tu postes là-dessus, les donneurs de leçons rappliquent. Beaucoup préfèrent éviter le sujet plutôt que de se prendre une vague de commentaires moralisateurs.

  2. Les plateformes bloquent. Anecdote vécue ce week-end : ma vidéo sur le sujet s’est pris un avertissement sur TikTok. Les algorithmes assimilent souvent ces contenus à des dérives ou à des incitations malsaines, alors que ça n’a rien à voir lorsqu’ils sont traités sérieusement.

Et pourtant, c'est probablement l’avancée thérapeutique la plus importante dans la prise en charge de l’obésité depuis plusieurs décennies.

Pour la première fois, on dispose d’outils capables d’agir directement sur certains mécanismes biologiques qui entretiennent la maladie.

Alors aujourd’hui, on va regarder les faits.

Comment ces médicaments fonctionnent réellement. Qui peut en bénéficier. Et surtout : comment perdre du poids sans perdre sa santé.

Et même si ce traitement n'est pas pour toi : reste jusqu'au bout. Les 5 erreurs du bloc 3, c'est le piège de toute perte de poids rapide.

📩 Tu connais quelqu'un que ça concerne ? Transfère-lui ce mail. Ça peut vraiment l'aider.

C'est parti 👇

🎋 Au programme :

1️⃣ – Pourquoi ça fait maigrir aussi vite ? 💉

Le mécanisme du GLP-1 expliqué en 30 secondes (sans jargon, promis !)

2️⃣ – Qui est concerné, et comment se faire rembourser ? 💶

Les conditions réelles, le parcours, et ce qu'il te reste vraiment à payer chaque mois.

3️⃣ – Si tu y as droit : les 5 erreurs qui ruinent tout ⚠️

Protéines, eau, fibres, gras, sous-alimentation - et les solutions pratiques pour stabiliser une perte de poids.

🎁 Bonus → La fiche pratique “Maigrir sans flinguer ta santé : les 5 réflexes 🛡️” à télécharger (offerte pour les abonnés)

Le principe est presque simple.

Ton corps fabrique déjà une hormone appelée GLP-1.

Elle est sécrétée par l’intestin après les repas et agit à plusieurs endroits : elle ralentit la vidange de l’estomac, stimule la sensation de satiété, améliore la régulation de la glycémie et influence directement certaines zones du cerveau impliquées dans la faim.

🎭 Eh bien, les médicaments Wegovy et Mounjaro imitent cette hormone.

Résultat → tu es rassasiée plus vite, plus longtemps, et surtout tu penses moins à manger.

Beaucoup de patients décrivent même la disparition du “food noise” : cette petite voix qui pense en permanence au prochain repas, au truc sucré ou au prochain dessert.

Et quand je dis efficace, c’est pas juste une formulation marketing.

🔬 Une perte de poids impressionnante.

Dans un essai clinique (STEP 1), les personnes traitées par Wegovy (sémaglutide) ont perdu en moyenne 14,9 % de leur poids en 68 semaines. Concrètement : une personne de 100 kg passe en moyenne à environ 85 kg. Et plus d’une personne sur deux a perdu au moins 15 % de son poids.

Avec Mounjaro (tirzépatide), les résultats sont encore plus impressionnants : jusqu’à 20,9 % de perte de poids en moyenne après 72 semaines dans l’essai SURMOUNT-1. Certaines ont perdu davantage encore.

On comprend mieux pourquoi ces médicaments font autant parler d’eux.

⚠️ Mais il faut comprendre une chose essentielle :

→ Ces médicaments modifient la faim, mais pas tout le reste (environnement, habitudes, activité physique, relation à la nourriture…).

C’est leur plus grande limite. Car lorsque le traitement est arrêté, ou lorsque les habitudes n’ont pas évolué en parallèle, la reprise de poids est très fréquente. 📈

Le traitement peut être un formidable outil.

Mais il ne remplace ni l’apprentissage, ni l’accompagnement, ni les habitudes qui permettent de rester en bonne santé sur le long terme.

Et c’est précisément pour ça que la partie 3 est probablement la plus importante de cette newsletter.

C’est volontairement très strict pour le moment.

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie. Une première en Europe, qui reconnaît enfin l’obésité comme une maladie chronique à traiter médicalement.

Mais attention, il ne suffit pas d’avoir une prescription médicale.

Le remboursement est réservé aux adultes atteints d’obésité sévère ou massive :

✅ un IMC ≥ 40, même sans autre problème de santé ;

✅ ou un IMC ≥ 35 avec au moins une maladie liée au poids : diabète de type 2, hypertension artérielle, apnée du sommeil, SOPK, maladie du foie liée au surpoids, maladie rénale chronique…

Et la condition que tout le monde oublie :

Avant d’y avoir droit, il faut avoir suivi pendant au moins 6 mois une prise en charge nutritionnelle et médicale sérieuse, avec moins de 5 % de perte de poids malgré les efforts.

Autrement dit : c’est la dernière option, pas la première. Et certainement pas pour perdre 3 kg avant l’été.

La première prescription doit obligatoirement être réalisée par un spécialiste de l’obésité : un médecin exerçant dans un Centre Spécialisé de l’Obésité (CSO), un endocrinologue travaillant avec un CSO, ou certains services spécialisés de nutrition.

Ensuite, le renouvellement peut être assuré par ton médecin traitant.

📝 Petit piège administratif au passage : prescrit ne veut pas forcément dire remboursé. Pour bénéficier de la prise en charge, le médecin doit remplir un document spécifique via l’Assurance maladie et te le remettre. Sans ce justificatif, la pharmacie te facturera le prix complet.

Selon la molécule et le dosage, le reste à charge tourne entre 50 et 150 €/mois :

La bonne nouvelle : certaines mutuelles prennent en charge une partie, voire la totalité du montant restant.

Bon.

Si tu lis cette newsletter, il y a de fortes chances que tu ne coches pas ces critères de prise en charge mais que tu aimerais quand même perdre quelques kilos.

Et au fond, ça ne change pas grand-chose.

Parce que les règles biologiques restent les mêmes.

Avec ou sans médicament. 👇

Ces 5 erreurs, c’est le piège de TOUTE perte de poids rapide.

Et probablement la raison pour laquelle tant de personnes perdent un peu de poids… puis le reprennent quelques mois plus tard :

Read the original on declicsante.substack.com

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