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Focus Patrimoine · Aug 2, 2026

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Damien Lahmi · Focus Patrimoine

Si vous voulez soutenir mon travail, pensez à cliquer sur le ❤️ juste au-dessus. Ça prend deux secondes, et ça aide énormément cette newsletter à grandir.

Je vous écris depuis la Suède, quelque part entre deux lacs, en road trip avec ma famille.

Je suis en vacances, mais mes actifs, eux, ne prennent jamais de vacances : trois choses ont bougé cette semaine pendant que tout le monde avait la tête ailleurs.

Bonne lecture.

Damien

PS. Un like, un partage ou un commentaire : ça me fait plaisir… et ça fait plaisir aux algorithmes. Tout le monde est content 😉

C’est officiel depuis le 15 juillet, et c’est entré en vigueur hier. Au 1er août 2026, le taux du Livret A passe de 1,50 % à 1,70 %. Le LDDS suit à 1,70 %. Le LEP est maintenu à 2,50 %. Le CEL monte à 1,25 %, contre 1 % auparavant.

Première chose à noter, parce qu’elle explique tout le reste : cette hausse n’est pas un cadeau, c’est une formule. Le taux du Livret A se calcule à partir de la moyenne semestrielle de l’inflation hors tabac et des taux courts du marché monétaire. Sur le premier semestre 2026, ça donnait 1,52 % d’inflation moyenne et 1,95 % de taux courts. Résultat de la mécanique : 1,7 %.

Maintenant, le chiffrage que personne ne fait à votre place.

Un Livret A rempli au plafond, c’est 22 950 €. La hausse de 0,2 point vous rapporte 45,90 € de plus sur l’année. Pas de quoi changer un été.

Et il faut regarder l’autre chiffre en face. En juin 2026, les prix à la consommation ont progressé de 1,8 % sur un an. Autrement dit, même à 1,70 %, votre Livret A ne suit toujours pas tout à fait le rythme des prix. Soyons justes : la tendance joue en votre faveur, puisque l’inflation était encore à 2,4 % en mai. Mais le principe reste le même. Le Livret A protège votre argent, il ne le fait pas grandir.

Ce qui m’amène à ce que je répète depuis des années, et que cette hausse ne change pas d’un pouce.

Le Livret A n’est pas un placement. C’est une réserve. Sa fonction, c’est d’être disponible immédiatement, sans risque et sans fiscalité, le jour où la chaudière lâche ou où un client ne paie pas. Trois à six mois de dépenses courantes, selon votre situation. Cette poche-là mérite d’être pleine, et ce qu’elle rapporte n’a presque aucune importance.

Le vrai sujet est ailleurs : c’est l’argent qui dort au-delà. Chaque euro laissé sur un livret au-delà de votre réserve de sécurité est un euro qui accepte de perdre lentement du pouvoir d’achat. Sur dix ans, cet écart-là ne se rattrape pas.

Deux réflexes concrets, cette semaine.

D’abord, vérifiez votre éligibilité au LEP. À 2,50 %, c’est aujourd’hui le seul livret réglementé qui bat l’inflation, et il a même bénéficié d’un coup de pouce cet été puisque la formule ressortait à 2,20 %. Son plafond est de 10 000 €. Il est soumis à condition de revenu, et le décalage est spectaculaire : on compte environ 12 millions de LEP ouverts pour plus de 30 millions de Français éligibles. Un éligible sur deux passe à côté, souvent parce qu’il ignore qu’il y a droit. Votre banque peut vérifier votre éligibilité en quelques minutes.

Ensuite, faites le compte de ce qui dépasse. Plafond du Livret A : 22 950 €. LDDS : 12 000 €. Si votre trésorerie va au-delà de votre réserve de sécurité, la question n’est plus « quel livret » mais « quel horizon » : à quelle échéance cet argent doit-il être disponible, et qu’est-ce que vous acceptez comme risque pour le faire travailler ?

Ce n’est pas une question de produit. C’est une question d’allocation. Et c’est exactement là que se joue la différence, sur quinze ans, entre deux patrimoines partis du même montant.

Deux minutes ici, et on enchaîne avec le dossier de la semaine, qui concerne tout le monde : les 91,8 milliards que Bercy relit en ce moment.

Transparence d’abord, comme toujours : ceci est un partenariat rémunéré, et j’ai négocié un code pour vous. Vous connaissez ma règle : je vous le dis en première ligne, et je vous explique le sujet avec la même exigence que si je n’étais pas payé pour en parler.

Commençons par le seul argument qui compte à mes yeux.

Je suis investisseur chez Fundora depuis septembre 2024. Avec mon argent. C’est la seule raison pour laquelle je vous en parle.

J’ai interviewé le co-fondateur de Fundora, Bradley Lafon. Je vous laisse apprécier la qualité de ses analyses.

Le private equity, ou capital-investissement, c’est le financement d’entreprises non cotées en Bourse. Historiquement, c’était fermé : les meilleurs fonds demandaient des tickets de plusieurs centaines de milliers d’euros et ne s’ouvraient qu’aux institutionnels et aux très grandes fortunes.

Ce qui a changé, c’est l’accès. Des plateformes se sont créées pour mutualiser les souscriptions et faire entrer des particuliers dans des fonds qui leur étaient fermés. Fundora, lancée en 2024 et enregistrée comme Conseiller en investissements financiers auprès de l’AMF, en fait partie. Techniquement, votre argent ne dort pas chez la plateforme : vous entrez au capital via un véhicule dédié qui souscrit au fonds.

Le positionnement qui m’intéresse est celui-là : Fundora vise des fonds de taille intermédiaire, entre 20 et 200 millions d’euros, plutôt que les mastodontes. C’est un choix assumé, discutable comme tout choix, mais cohérent : la surperformance historique du non coté vient rarement des plus gros véhicules.

Je ne vous donnerai pas de promesse de rendement, et méfiez-vous de quiconque le fait sur cette classe d’actifs. Ce que je peux vous dire, c’est ce que mesurent les études indépendantes : sur longue période, le capital-investissement français affiche une performance nette supérieure à celle des grands indices boursiers. C’est un constat sur le passé, sur une moyenne, et sur une classe d’actifs entière. Ce n’est pas une promesse pour votre ligne à vous.

En face, il y a un prix à payer, et il est réel :

  • Votre argent est bloqué, en général 5 à 10 ans. Aucune sortie anticipée garantie. C’est le contraire d’un livret.

  • Vous vous engagez fermement sur des appels de fonds étalés dans le temps. Si vous ne pouvez pas honorer un appel, vous vous exposez à des sanctions contractuelles. Ce point est celui que les investisseurs particuliers sous-estiment le plus.

  • Vous pouvez perdre tout ou partie de votre capital. Une entreprise non cotée qui échoue ne vaut plus rien.

Mon cadre personnel, et je vous le donne pour ce qu’il est, un cadre et pas une recommandation : le non coté est une poche de diversification dans un patrimoine déjà construit, jamais une fondation. J’ai commencé petit pour comprendre le mécanisme avant d’y remettre de l’argent. Les tickets d’entrée démarrent à 100 €, ce qui permet précisément d’apprendre avant d’engager.

Elles valent pour Fundora comme pour n’importe quelle plateforme concurrente. Gardez-les.

  1. Quels sont les frais, à tous les étages ? Frais de la plateforme, frais du fonds sous-jacent, commission de surperformance. Additionnez-les avant de rêver au rendement.

  2. Quel est le calendrier réel des appels de fonds ? Combien, quand, et que se passe-t-il si je ne peux pas suivre ?

  3. Qui a sélectionné ce fonds, et sur quels critères ? Un historique, une équipe, une stratégie. Si la réponse tient en un logo prestigieux, ce n’est pas une réponse.

Créer un compte gratuit sur Fundora →

La création de compte est gratuite et sans engagement : vous voyez les fonds, les frais et les documents avant de décider quoi que ce soit. Le code FOCUS que j’ai négocié réduit les frais d’entrée, et son effet devient réellement significatif à partir de 30 000 € investis.

Le 26 juin, le ministre de l’Économie a posé une ligne claire pour le budget 2027 : pas de hausse d’impôts, ni sur les ménages ni sur les entreprises. La phrase rassure. Elle mérite qu’on lise la suivante.

Parce que si on ne lève pas de nouvel impôt et qu’il faut quand même trouver de l’argent, il reste une porte. Une seule. Les niches fiscales.

Dans son rapport sur le budget de l’État publié en avril 2026, la Cour des comptes évalue les dépenses fiscales à 91,83 milliards d’euros. C’est 25,76 % des recettes fiscales nettes, 3,07 % du PIB, et une progression de 7,91 % en un an.

Deux chiffres complètent le tableau et expliquent tout ce qui va suivre : la Cour recense 474 dispositifs, et quinze d’entre eux absorbent à eux seuls 50,3 % du coût total.

Retenez cette asymétrie, parce que c’est elle qui décide de ce qui va sauter.

Quand quinze niches pèsent la moitié de la facture, le rabot a deux options : toucher aux quinze, ce qui est politiquement coûteux, ou raboter les 459 autres, ce qui rapporte peu mais ne fait pas la une.

Historiquement, l’État commence toujours par la deuxième. C’est exactement ce qu’a fait la loi de finances 2026 : une réduction de 10 % sur les dépenses fiscales inférieures à 500 millions d’euros, et la suppression d’une vingtaine de dispositifs jugés obsolètes. L’objectif de rationalisation, chiffré entre 4 et 5 milliards d’euros à l’horizon 2027, reste affiché.

Je vous le dis franchement : personne ne connaît aujourd’hui la liste des niches qui seront touchées. Le projet de loi de finances arrive à l’automne. Tout ce qui circule avant est de la spéculation. Ce dossier n’est donc pas une prédiction, c’est une préparation.

Presque personne ne connaît la règle de base, et c’est pourtant elle qui structure toute stratégie fiscale sérieuse.

L’article 200-0 A du Code général des impôts plafonne le cumul de vos réductions et crédits d’impôt à 10 000 € par an et par foyer fiscal. Six dispositifs bénéficient d’un plafond majoré à 18 000 €, dont le Girardin industriel et social et les Sofica.

Et puis il y a une seconde famille, la plus importante à mes yeux : sept catégories échappent totalement à ce plafond. Le plan d’épargne retraite en fait partie, avec une déduction du revenu imposable qui peut atteindre 37 680 € pour un salarié et jusqu’à 88 911 € pour un travailleur indépendant en 2026. S’y ajoutent notamment les déficits fonciers, les Monuments historiques, le régime Malraux, les dons aux œuvres et le mécénat.

La différence entre ces deux familles n’est pas technique. Elle est stratégique.

Une réduction d’impôt, ça se rabote d’un trait de plume dans une loi de finances. Une déduction du revenu imposable, c’est la structure même du calcul de l’impôt. On ne la supprime pas de la même façon.

Trois évolutions sont déjà en vigueur, et elles dessinent la direction.

Un. Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax est passée de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt plus 18,6 % de prélèvements sociaux), sous l’effet de la hausse de la CSG. Elle frappe le PEA, le compte-titres, le PER et l’épargne salariale.

Deux. L’assurance-vie a été préservée. Ses produits restent à 17,2 % de prélèvements sociaux, donc à 30 % au total. Ce n’est pas un détail : c’est le signal que le législateur considère toujours cette enveloppe comme intouchable.

Trois. Le PER se resserre d’un côté et s’assouplit de l’autre : les versements ne sont plus déductibles au-delà de 70 ans, mais le report des plafonds de déduction non utilisés passe de trois à cinq ans. Beaucoup de gens ignorent qu’ils ont un stock de plafonds dormants.

Sans prédire quoi que ce soit, voici ce qui me paraît solide dans tous les scénarios.

1. Séparez vos avantages structurels de vos effets d’aubaine. Prenez une feuille et listez vos avantages fiscaux en deux colonnes. À gauche, ce qui tient à une enveloppe et à sa mécanique (assurance-vie, PER, PEA, déficit foncier réel). À droite, ce qui tient à un dispositif de réduction d’impôt ciblé, souvent temporaire, souvent sous plafond. La colonne de droite est celle qui bouge. Si l’essentiel de votre optimisation est à droite, votre édifice repose sur le calendrier parlementaire.

2. Faites vos comptes de plafonds PER avant l’automne. Vos plafonds non utilisés sont reportables cinq ans désormais, et ils figurent en bas de votre avis d’imposition. Un exemple concret : à une tranche marginale de 41 %, 10 000 € versés sur un PER, ce sont 4 100 € d’impôt en moins l’année du versement. À 30 %, c’est 3 000 €. À 11 %, 1 100 €. Le même geste, trois résultats très différents. C’est votre TMI qui décide, pas le produit.

3. Décidez maintenant ce qui doit être décidé. En principe, une opération engagée sous un régime reste soumise à ce régime, mais rien ne garantit qu’une future loi de finances ne modifiera pas les conditions de sortie. Ce n’est pas une raison pour se précipiter sur un produit médiocre. C’est une raison pour ne pas reporter en novembre une décision que vous savez déjà bonne en août.

Ma conclusion, sans détour.

Une stratégie patrimoniale qui s’effondre quand une niche disparaît n’était pas une stratégie. C’était un pari sur le législateur.

L’optimisation fiscale est un accélérateur. Elle n’a jamais été un projet. Les patrimoines que je vois tenir sur vingt ans sont construits sur des actifs qui ont du sens sans avantage fiscal, et auxquels l’avantage fiscal ajoute du rendement. Jamais l’inverse. Faites ce tri cet été, tranquillement. Vous aborderez l’automne en spectateur informé plutôt qu’en lecteur inquiet.

Jean-Marie, on se tutoie au Mastermind, alors je te réponds ici comme en séance. Et je commence par séparer deux choses que ton banquier a probablement présentées comme une seule.

Il y a la domiciliation de tes revenus, et il y a le déplacement de ton épargne. Ce ne sont pas du tout les mêmes règles.

La domiciliation des revenus est encadrée par la loi. Depuis la loi Pacte du 22 mai 2019, l’article L.313-25-1 du Code de la consommation est clair : une banque peut conditionner son prêt à la domiciliation des revenus, mais uniquement si elle accorde en contrepartie un avantage individualisé, précisé dans l’offre de prêt. Deux garde-fous s’ajoutent : la durée de l’obligation ne peut pas dépasser 10 ans, et si la banque supprime l’avantage, l’emprunteur est automatiquement libéré de l’obligation. Retiens la nuance : la loi n’interdit pas la domiciliation, elle interdit de l’imposer gratuitement. Attention aux prêts plus anciens : les contrats signés avant mai 2019 peuvent contenir une clause sans contrepartie et sans limite de durée, contestable au titre des clauses abusives mais au cas par cas.

Le rapatriement de ton épargne, lui, n’est encadré par rien. C’est de la pure négociation commerciale. La banque ne te fait pas une faveur en le demandant : elle achète de l’encours. Tu es donc en position de le facturer.

Alors, qu’est-ce que ça vaut ? Un ordre de grandeur utile : une contrepartie sérieuse, c’est 0,10 à 0,30 point de taux en moins, soit plusieurs milliers d’euros sur la durée du prêt. Ce sont aussi les frais de dossier offerts (400 à 1 500 € selon les établissements) ou la suppression des indemnités de remboursement anticipé. Une carte bancaire gratuite la première année, à 30 ou 50 €, n’est pas une contrepartie. C’est un cadeau d’anniversaire.

Ce que tu risques si tu pars plus tard, aussi, mérite d’être connu : la banque peut te retirer l’avantage consenti, donc remonter ton taux. Elle ne peut pas exiger le remboursement anticipé du prêt ni prononcer la déchéance du terme au seul motif que tu as déménagé tes revenus. Le non-respect d’une clause de domiciliation n’est pas un défaut de paiement. Si on te menace de ça, c’est abusif.

Concrètement, les quatre questions à poser avant de signer :

  1. Quelle contrepartie, chiffrée et écrite dans l’offre de prêt ? « Conditions préférentielles » ne veut rien dire. « Réduction de taux de 0,15 point » est un engagement. Un avantage promis à l’oral n’existe pas.

  2. Quelle durée exacte ? Proposez 3 à 5 ans plutôt que 10. La banque n’a pas besoin de dix ans pour rentabiliser la relation.

  3. Quels revenus et quelles sommes précisément ? Si la clause vise « l’ensemble des revenus du foyer », faites-la restreindre.

  4. Et si je pars, que devient l’avantage ? La réponse doit être dans le contrat, pas dans un sourire.

Un dernier point, qui est le tien en particulier. Tes liquidités, aujourd’hui, sont quelque part et rapportent quelque chose. Avant d’accepter de les déplacer, calcule ce qu’elles rapportent là où elles sont, et ce qu’elles rapporteront une fois arrivées chez le prêteur. Ce coût d’opportunité fait partie du prix du prêt, même s’il n’apparaît sur aucune ligne du TAEG.

Et il existe une alternative que peu de gens pensent à proposer : plutôt que de tout déplacer, propose un virement automatique mensuel couvrant la mensualité plus une marge. La banque obtient la sécurité du prélèvement, qui est son vrai besoin. Tu gardes ton organisation.

Une banque qui demande tes liquidités te dit qu’elle en a besoin. C’est exactement le moment de négocier, pas d’accepter.

Mon coup de cœur de la semaine n’est ni un livre ni un podcast. C’est une page administrative. Restez avec moi, elle vaut de l’argent.

Sur impots.gouv.fr, la page « Calcul et paiement des droits » de la rubrique donation détaille, gratuitement et officiellement, tout ce que les gens paient parfois pour s’entendre expliquer : les abattements selon le lien de parenté, le barème par tranches, la règle des 15 ans, et deux exemples chiffrés déroulés pas à pas. En dix minutes, vous savez ce que coûterait votre projet de transmission avant même d’en parler à un professionnel. Et vous arrivez chez le notaire avec des questions, pas avec une page blanche.

Les abattements de référence, en ligne directe : 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les 15 ans. 31 865 € pour un petit-enfant, 5 310 € pour un arrière-petit-enfant, 80 724 € entre époux ou partenaires de PACS, 15 932 € entre frères et sœurs, 7 967 € pour un neveu ou une nièce. Et un abattement de 159 325 € en faveur d’une personne handicapée, cumulable avec les précédents.

Maintenant, la vraie raison pour laquelle je vous en parle en plein mois d’août.

Un dispositif temporaire permet de donner jusqu’à 100 000 € de plus, totalement exonérés. Il se referme le 31 décembre 2026. Il vous reste cinq mois.

C’est l’article 790 A bis du Code général des impôts, créé par la loi de finances pour 2025. Un don de somme d’argent à un enfant, un petit-enfant ou un arrière-petit-enfant (ou, à défaut de descendance, à un neveu ou une nièce) est exonéré de droits dans la double limite de 100 000 € par donateur et de 300 000 € par bénéficiaire, tous donateurs confondus.

Les conditions sont strictes, et c’est là que ça se joue :

  • L’argent doit financer l’achat d’un logement neuf ou en VEFA, ou des travaux de rénovation énergétique éligibles à MaPrimeRénov’ sur l’habitation principale du bénéficiaire.

  • Il doit être affecté dans les 6 mois suivant le versement.

  • Le logement doit être conservé 5 ans en résidence principale (ou loué à usage d’habitation principale).

  • Pas de cumul avec MaPrimeRénov’ sur la même dépense : c’est l’un ou l’autre, facture par facture.

Deux points que beaucoup ignorent. D’abord, contrairement au don familial classique, il n’y a aucune condition d’âge du donateur : un grand-parent de 85 ans peut l’utiliser. Ensuite, ce dispositif s’ajoute aux abattements permanents sans les consommer. Un parent peut donc cumuler les 100 000 € de l’article 790 A bis, les 100 000 € de l’abattement classique et les 31 865 € du don familial de sommes d’argent, soit 231 865 € transmis sans un euro de droits, chaque dispositif ayant ses propres conditions.

Détail pratique de l’année : depuis le 1er janvier 2026, la déclaration d’un don manuel ou d’une somme d’argent se fait en ligne depuis votre espace impots.gouv, rubrique Déclarez. Et elle reste obligatoire même quand l’exonération est totale.

Cinq mois, ce n’est pas beaucoup quand il faut trouver un bien, monter un dossier et signer. Si une transmission fait partie de vos projets, c’est maintenant qu’on en parle, pas en décembre.

Je vous demandais combien de temps est valable un DPE réalisé aujourd’hui. La bonne réponse était B, 10 ans.

Une précision qui vaut de l’argent au moment de vendre : cette durée de 10 ans ne concerne que les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021, date de la grande réforme du calcul. Tous les diagnostics établis avant, y compris ceux de 2018 à juin 2021, sont expirés depuis fin 2024. Si vous avez un DPE dans un tiroir et qu’il date d’avant l’été 2021, il ne vaut plus rien pour une vente ou une location. Et non, le changement du coefficient de conversion de l’électricité au 1er janvier 2026 ne raccourcit pas cette validité : il modifie la méthode de calcul, pas la durée de vie du document.

En France, à partir de quel montant un paiement en espèces est-il interdit entre un particulier résidant fiscalement en France et un professionnel ?

Réponse dans le prochain numéro. Répondez directement à ce mail avec votre choix, je lis tout.

Le fil de ce numéro tient en une phrase : ce qui rapporte, ce n’est presque jamais le produit, c’est la décision prise au bon moment.

Un taux de livret qui monte de 0,2 point ne change rien à votre trajectoire. Ce qui la change, c’est de décider où va l’argent qui dort au-delà de votre réserve. Une niche fiscale qui disparaît ne devrait pas fragiliser un patrimoine bien construit. Et un dispositif qui ferme dans cinq mois ne sert qu’à ceux qui l’ouvrent maintenant.

Trois gestes avant de refermer votre ordinateur : vérifiez votre éligibilité au LEP et faites le compte de ce qui dépasse vos plafonds ; listez vos avantages fiscaux en deux colonnes, structurels d’un côté, effets d’aubaine de l’autre ; et si une transmission est dans vos projets, ouvrez le sujet avant décembre.

Et si le non coté vous intrigue depuis un moment sans que vous ayez jamais franchi le pas, créez votre compte gratuit chez Fundora avec le code FOCUS.

Voir les fonds, les frais et les documents ne vous engage à rien. Décider en connaissance de cause, c’est déjà la moitié du travail. (Partenariat rémunéré, risque de perte en capital, placement illiquide.)

Pour le quizz, je garde la bonne réponse pour la semaine prochaine. Et comme toujours, répondez à ce mail : vos questions nourrissent la rubrique « question de la semaine » (celle de cette semaine vient d’un membre de mon mastermind mais ça peut être la vôtre dimanche prochain) et chaque réponse aide cette newsletter à atterrir dans votre boîte principale plutôt que dans l’onglet promotions.

Je retourne à mes lacs. Je vous dis à dimanche prochain, 8h.

Damien

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Communication avec Fundora à caractère promotionnel réalisée dans le cadre d’un partenariat rémunéré, avec lien tracké. L’investissement en capital-investissement (private equity) présente un risque de perte totale du capital investi. Le capital et les revenus ne sont pas garantis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les placements sont illiquides : la durée de blocage est généralement de 5 à 10 ans, sans possibilité de sortie anticipée garantie. La souscription emporte un engagement ferme sur les appels de fonds successifs, dont le non-respect expose à des sanctions contractuelles. La fiscalité applicable dépend de votre situation personnelle et est susceptible d’évoluer.

Ce contenu ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé ni une recommandation d’achat : avant toute souscription, lisez la documentation réglementaire du fonds et de l’intermédiaire, vérifiez son enregistrement (AMF, ORIAS, REGAFI) et rapprochez-vous d’un professionnel.

Read the original on damienlahmi.substack.com

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