Chers chacun et chacune d’entre vous qui êtes tous à la fois fêlés et lumineux, et pas qu’un peu…
Joie de vous retrouver ce soir, en mode un peu décalée.
Cela fait longtemps que je voulais vous en parler, de… ce que m’a dit ma tapisserie.
Oui. Ma tapisserie préférée.
D’ailleurs je vous l’avais dit. Que je voulais vous parler du beau. Je prends conscience de la force de cette valeur chez moi, pour moi. La force du beau.
Une voisine et amis m’a dit “Oh ! La la… le beau… rien de plus subjectif que ça.”
Je ne le crois pas.
Comme disait Coco Chanel, “j’ai le dégoût sûr”.
Et oui, je ne sais pas vous, ou si c’est chez moi que ça cloche, mais je réagis tout de suite quand je trouve ça moche. Ça me met franchement de mauvaise humeur.
Alors, que m’a dit ma tapisserie ?
Hé bien si on continue dans la thématique “ma maison intérieure - ma maison intérieure”, encore un peu cabossée de tous les côtés mais qui se reconstruit pour vivre enfin sa vie… j’ai choisi une tapisserie que j’ai trouvée pleine de poésie.
Des oiseaux, des fruits, des couleurs, des branches, de la rondeur… bref…
Un vrai petit paradis, cette tapisserie.
Je l’ai vue et je l’ai tout de suite aimée, gros coup de coeur.
Et puis… je dois l’avouer, c’est tout moi, ça… une petite voix à l’intérieur m’a dit : “c’est elle que tu auras chez toi ! Elle te remplit de joie !”
Mais manque de bol, chez moi… y’en a pas qu’une, de petite voix.
J’ai alors entendu sa copine, qui venait me dire, la coquine : “Choisis pas ça, tu t’en lasseras…”
Je me disais, moi, au milieu de tout ça… “mais est-ce que je peux en placer une, ou est-ce que c’est demander la lune ?
Alors, une fois n’est pas coutume, j’ai été entendue ! Oui ! Toutes les petites voix se sont tues, avec un air un peu mari. Elles ont laissé parler… qui ? La tapisserie.
La tapisserie est restée là, tranquillement face-à-moi…
Et sans un mot… elle m’a requinquée. Elle m’a proposé son silence, comme une évidence. Elle s’est installée là, sans broncher, telle qu’elle était, sans chercher à convaincre ou à se cacher.
Et oui, j’ai ressenti… en la regardant, simplement… la joie.
La joie de sentir de la joie, tout simplement, comme ça. La joie de sentir que c’était elle, c’était moi, comme aurait dit Montaigne de la Boëtie, la joie de sentir que c’était mon amie, que c’était comme ça, le BEAU pour moi.
Le beau pour moi, c’est ce qui procure la joie. De la paix, du silence dans le bruit, du repos de la folie, une lumière dans la nuit. C’est pas plus compliqué que ça. Et c’est immédiat.
Et elle est là, aujourd’hui, tous les jours, près de moi, cette tapisserie ! Oui, nous nous sommes choisies pour la vie.
Elle me soutient et je me dis… Oui, je le savais, c’était elle que je voulais.
Le beau c’est ce qui apporte de la joie, de la paix.
Et quand on accepte de sentir, quand on n’est pas totalement dissocié, quand on guérit peu à peu, nous autres les traumatisés, on le sait, au fond, ce qu’on aime pour de vrai. On m’a tellement fait croire que “je ne savais pas ce que je voulais”… “Que je changeais souvent d’idées”, que “je ne savais pas me décider”… que j’ai fini par le penser… Et essayez de piloter votre vie, avec ce truc qui vous dit et redit “ce que tu veux, c’est tout pourri”.
Si. Je le sais ce que je veux, je sais ce que j’aime, ou pas.
Et comme dit une de mes amies, “quand j’aime, j’aime”.
La beauté m’est essentielle.
Et vous, que pensez-vous de la beauté ? Vous est-elle accessoire, superfétatoire ? Ou est-ce que vous me suivez sans sourciller, car la beauté, vous la trouvez… fondamentale, vitale ?
Moi je crois qu’Igor* a raison, c’est elle qui sauvera le monde, alors je veux y contribuer. Avec ma tapisserie, qui elle aussi m’a choisie.
Maison intérieure, maison extérieure, je me reconstruis. Avec ma tapisserie, je suis dans une belle énergie. Elle me dit “Ecris, écris tes chansons, écris tes transformations. Fleurs, fruits, oiseaux et goût de paradis. Etre entouré de ce qu’on aime, être entourée de ceux que j’aime, ça n’a pas de prix. Pour faire du beau avec du laid, sans crème. Même en Normandie !
Tout est en train de se déployer autrement en moi depuis quelques temps. Je rebâtis ma maison, non plus sur des illusions, sur de la séduction, mais pour de vrai, sur du beau, de l’harmonie, de la paix.
J’ai hâte de vous parler de mes nouveaux projets !
Ecrivez-moi pour me parler si vous voulez, cela me fait toujours tellement plaisir de vous lire !
Belle fin d’été qui tranquillement s’évanouit dans une belle lumière dorée…
C’était Odisle, avec profondeur et légèreté, au féminin singulier… au service de la beauté.
PS : pardon pour les éventuelles coquilles, j’ai décidé de ne plus trop me relire, même si c’est pas trop poli… de vous écrire ainsi, dans l’élan… comme on écrit une lettre à un ami.
*Oui, oui, vous m’avez comprise. Igor Dostoïevski. C’est bien lui.
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