#24 — 55 000 restaurants sur Uber Eats. 70% sous-optimisés. Tu vois l’opportunité ou pas ?
Bienvenue dans la seule newsletter française dédiée aux “Boring Business”. Chaque semaine, je décortique les opportunités rentables boudées par la Tech, et je te donne le plan d’action pour les lancer.
C’était il y a quelques semaines. Je suis dans le studio de podcast, micro allumé, caméras prêtes à filmer.
En face de moi : Lola, 24 ans. Hôtesse de l’air. Et Yannis, 22 ans.
Je leur pose la question bateau : “C’est quoi la différence avec une dark kitchen ?”
Lola me répond avec un sourire poli. Le sourire de quelqu’un qui a déjà expliqué ça dix fois.
“On ne cuisine pas. On prend un restaurant existant, on crée une nouvelle marque sous un autre nom sur Uber Eats et on touche 2 euros par commande.”
Je hoche la tête.
Je n’ai toujours pas compris.
“Mais vous gérez quoi, concrètement ?”
“Les photos. Le nom. Le menu. Le lancement. Et après… les commandes tombent toutes seules.”
Je pose mon café.
Il m’a fallu 30 minutes pour vraiment piger le truc (regarde l’épisode, tu verras que c’est vrai). En 4 mois : 5 restaurants actifs. 400 à 600€/mois par restaurant, en récurrent. Après la phase de setup. Lola gère ça depuis ses escales entre deux vols.
Pendant ce temps, je repense à tous ces posts que je vois que je scrolle LinkedIn. Des SaaS. Des levées de fonds. Des entrepreneurs qui cherchent du compliqué et qui galèrent. Des “Je scale mon MRR”.
Et pendant ce temps, deux gamins de 22 et 24 ans font du cash récurrent en créant des pages Uber Eats.
Bref. Je trouve ça incroyable et accessible.
L’épisode complet est dispo maintenant 👇
Le marché français de la livraison pèse 7 milliards d’euros en 2025 et 70% des 55 000 restaurants sur Uber Eats sont des indépendants qui ne savent pas s’en servir.
Et la solution, c’est pas une app. C’est une page Uber Eats bien faite.
Les restaurants virtuels, c’est du cash.
PS: Avant de passer à la suite, sache que j’ai créé une mini formation de 45 min pour les personnes qui veulent développer leur visibilité pour le business.
Et si tu souhaites aller plus loin, il y a toujours mon accompagnement individuel. 6 mois où je mets les mains dans le cambouis avec toi pour t’aider à développer ton business avec ma méthode : le protocole F.A.S. Si tu veux en savoir plus sur cette méthode, je t’explique tout dans cette vidéo.
Uber Eats vient d’annoncer son expansion dans 7 nouveaux marchés européens en 2026 (Reuters, 2026). Le CA de la livraison alimentaire en France devrait atteindre 9,2 milliards d’euros en 2026.
55 000 restaurants référencés sur Uber Eats. 70% sont des indépendants. En moyenne, ils enregistrent +15% de CA après 12 mois sur la plateforme. Mais la majorité ont des profils catastrophiques. Photos prises avec un Nokia 3310. Descriptions vides. L’algorithme les pénalise. Ils perdent des commandes sans le savoir.
En parallèle, côté marques virtuelles : Clone lève 30 millions d’euros. Gimme Food vise 15 millions de CA en 2027. Le marché des dark kitchens en France pèse 3,3 milliards d’euros en 2024, +50%/an.
Mais le vrai insight, c’est ailleurs.
Ce que les gens commandent sur Uber Eats, c’est pas la bouffe. C’est la commodité. Et les restaurants qui captent cette commodité ne sont pas les meilleurs cuisiniers. Ce sont les mieux présentés.
Ce business, n’importe qui avec 2 heures libres par semaine peut le lancer sans quitter son job. Voici 6 façons d’en profiter.
Le modèle Yannis et Lola : tu crées une nouvelle marque Uber Eats pour un restaurant existant, sous un autre nom. Tu gères : photos IA, menu, lancement. Tu touches 2€ par commande. Le restaurant ne change rien à son quotidien. Les commandes tombent dans sa tablette et 2€ atterrissent dans ton compte.
Résultat après setup et optimisation (4-6 semaines) : 400 à 600€/mois par restaurant. Investissement : 0€.
Pourquoi ça marche : Yannis explique comment il répond à la seule vraie objection (les commissions). Une fois qu’il l’a réglée, il n’a jamais eu un restaurant dire non.
Stack : Uber Eats Partner Portal + Midjourney + Canva
Niveau d’expertise ▲ | Budget : 0€
Même principe, mais tu crées 3 à 7 marques pour un seul restaurant. Un resto qui fait pâtes + pizzas + tacos = 3 marques séparées = 3× les commissions. Yannis l’a fait avec un seul client qui cuisine tout. 1 restaurant bien ciblé peut générer 1 500 à 2 000€/mois une fois les marques lancées et optimisées.
Pourquoi ça marche : Le restaurateur ne fait rien de plus. Toi, tu multiplies les revenus sans multiplier la prospection. C’est de l’optimisation d’actif.
Stack : Identique à l’opportunité 1.
Niveau d’expertise ▲ | Budget : 0€
Tu refontes intégralement un profil existant : photos IA (burgers qui dégoulinent, pizzas ultra-dorées), descriptions pensées pour convertir, restructuration des menus. Livraison en 3-5 jours. 500 à 1 500€ le projet. 5 projets/mois = 4 000€/mois.
Pourquoi ça marche : +15% de CA après optimisation en moyenne. Le restaurant paie une fois, tu livres en une semaine. Il rentre dans ses frais en moins de 30 jours. Coût pour toi : Midjourney (10$/mois) + Canva Pro (13€/mois).
Stack : Midjourney, Canva Pro, ChatGPT
Niveau d’expertise ▲ | Budget : 25€/mois
Uber Eats prend 30%. Via Uber Direct + QR code de fidélisation glissé dans chaque commande, tu ramènes ça à 10% sur les clients récurrents. Tu configures ce système clé en main.
Setup : 800 à 1 500€. Maintenance : 200-400€/mois. Argument de vente béton : sur 10 000€/mois de CA Uber Eats, le restaurant économise 2 000€. Ton service s’auto-finance en 2 mois.
Pourquoi ça marche : C’est totalement légal. Uber Direct est l’API officielle d’Uber. Il pousse lui-même ses restaurateurs à l’utiliser. Comme Yannis le dit dans l’épisode : “On leur vole la clientèle de manière 100% légale.”
Stack : Uber Direct, Shopify, QR Code Generator
Niveau d’expertise ▲▲ | Budget : 100-200€
Yannis l’a dit dans l’épisode également : “Les épiceries, c’est un axe de dingue.”
Restaurants = commandes en journée.
Épiceries = commandes de nuit. Les deux ensemble = un portefeuille qui tourne 24h/24.
Tu crées et gères des boutiques pour des épiceries de nuit, boulangeries, boucheries sur Uber Eats. Photos produits, catalogue structuré, promos nocturnes. 150-300 commandes/mois × 2€ = 300-600€/mois par épicerie. Investissement : 0€. Cible idéale : épiceries dans les villes étudiantes.
Pourquoi ça marche : Dark kitchens France : 3,3 milliards € en 2024, +50%/an. L’angle épicerie est encore vierge. Personne n’y est.
Stack : Uber Eats Partner Portal, Adobe Express, Google Sheets
Niveau d’expertise ▲ | Budget : 0€
Tu crées UNE marque forte (”Pasta Club”, “Le Burger du Nord”) avec une identité visuelle soignée. Tu la déploies ensuite dans plusieurs restaurants indépendants comme une micro-franchise 100% digitale. Royalties : 5-10% du CA généré. 15 restaurants partenaires = 4 000-5 000€/mois.
C’est le modèle de Clone (30M€ levés) — mais accessible en solo dès maintenant, sans lever un euro.
Pourquoi ça marche : Une marque bien construite devient un actif revendable. Clone et Gimme Food sont des usines. Toi, tu es local, humain, réactif. Un restaurant de Bordeaux préférera bosser avec un entrepreneur bordelais.
Stack : Uber Eats Partner Portal, Canva, Notion, LegalPlace
Niveau d’expertise ▲▲ | Budget : 500-1 000€
Lola m’a dit un truc pendant l’interview :“J’ai suivi la formation sans tout comprendre. Et je suis quand même allée voir le premier restaurant toute seule.”
J’ai relu ça deux fois.
Parce que moi, j’attends d’avoir 100% des informations avant de me lancer. Elle, elle est allée avec 60%. Et ça a marché.
Les meilleures opportunités, tu les comprends en faisant. Pas en scrollant.
Uber Eats s’étend dans 7 nouveaux marchés. 9,2 milliards de CA en France d’ici fin 2026. 55 000 restaurants qui attendent d’être optimisés.
Alors si ce business t’intéresse, tu sais ce qu’il te reste à faire, fais moi signe.
Bonne semaine de build.
Mathias
PS : les chiffres exacts, les objections des restaurateurs et le process complet de Yannis et Lola, c’est l’épisode qui sort aujourd’hui sur YouTube 👇
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