Bonjour à tous et à toutes,
On ne sait pas si c'est pareil pour vous, mais dès que les beaux jours pointent le bout de leur nez, on a envie de bouger davantage. De se (re)mettre à la course, au yoga ou à la rando… On a donc décidé d'en faire un fil rouge de cette édition ! Au programme :
🏃♀️ Comment courir durable ?
📱 Le bon plan : un opérateur mobile éthique et indépendant (et une promo sur votre première facture !)
👟 3 marques de vêtements de sport engagées
👀 Les infos à picorer
À première vue, la course à pied est le sport le plus simple et accessible du monde : il suffit de sortir à l’extérieur… et de courir ! Quand on regarde de plus près, cette pratique sportive peut avoir de nombreux impacts non négligeables, allant de la fabrication de la paire de basket au choix de la course. Voici quelques conseils pratiques pour cavaler allègrement et beaucoup plus légèrement.
C’est un peu la base : difficile de courir sans baskets. Le problème, c’est que la chaussure de running est un produit complexe à fabriquer, souvent composé de colle et de nombreuses matières différentes. En moyenne, une paire de chaussures de sport émet 20,1 kg CO₂e au cours de son existence, selon l’Ademe. Alors, hors des multinationales qui produisent en Asie du 100% pétro-sourcé dans des usines fonctionnant au charbon, est-ce qu’il y a un salut ? Mais oui, beaucoup de marques font des efforts !
En choisissant votre prochaine paire, vous pouvez donc vérifier : la transparence de la fiche produit, le lieu de production et les matériaux... Nombreux ou minimalistes ? Recyclés ? Biosourcés ? Emily Spiesser, du service consommation responsable de l’Ademe, précise ceci dit dans cet article de Que Choisir que “biosourcé veut dire issu de la biomasse, maïs, fibres de bois... Ces matières permettent de réduire l’empreinte carbone d’un produit, mais elles ne sont pas forcément plus vertueuses pour l’environnement. Il faut regarder leur impact global, sur la biodiversité, l’eau, etc.”
Jetez aussi un œil au critère de la circularité : en effet, certaines marques proposent de reprendre les paires usagées pour gérer leur fin de vie. Enfin, les baskets choisies résistent-elles bien à l’usure ? Car l’idée serait de les garder le plus longtemps possible (et sans céder aux “innovations” fréquentes des marques) ! Pour avoir l’info, consulter les avis clients peut être une option.
Pour la route, quelques pistes à explorer :
Circle Sportswear, plus de détails dans notre sélection ci-dessous !
La gamme Condor de Veja : des paires fabriquées au Brésil (dans des conditions bien meilleures que celles des usines des géants du secteur en Asie) avec un choix de matières très pointu pour limiter l’impact final.
Les textiles techniques sont souvent composés de matières synthétiques issues de la pétrochimie (polyester, polyamide, nylon…). Eh oui, celles-ci ont des caractéristiques essentielles pour vous suivre dans vos aventures : légèreté, respirabilité, séchage rapide, élasticité…
Que faire ? Les matières recyclées sont un bon compromis entre performance et impact environnemental. Polyamide recyclé, nylon recyclé… On limite l’extraction de nouvelles ressources et les déchets… Mais cela reste un processus énergivore et cela ne règle pas le problème des microplastiques libérés à chaque lavage ! Autre solution, la laine mérinos est respirante et anti-odeur. Et certaines marques choisissent le Tencel, une matière produite à partir de fibre de bois qui évacue la transpiration rapidement et régule la température corporelle.
De manière générale, comme pour les baskets, une marque engagée vous donnera des informations claires (et pertinentes !) sur les tissus, le lieu et les conditions de fabrication, l’impact carbone…
Enfin, l’alternative la plus efficace est surtout d’investir dès le départ dans des vêtements durables ET polyvalents pour ne pas multiplier les tenues. De bons basiques, y’a que ça de vrai ! Garder les vêtements plus longtemps est aussi bien sûr une bonne piste pour limiter leur impact. Beaucoup de pièces peuvent bénéficier du bonus réparation !
Le running peut parfois générer des déplacements inutiles en voiture. Alors au lieu de chercher le spot parfait, on peut explorer notre environnement proche, en partant directement de chez soi si c’est possible, ou en utilisant en premier lieu les transports en commun ou le vélo pour rejoindre un point de départ. C’est même l’occasion de redécouvrir votre quartier, votre ville ou le parc du coin sous un nouvel angle !
Courir durablement, c’est aussi protéger les terrains de jeu : rester sur les sentiers pour préserver la faune et la flore, éviter les zones protégées et ne laisser aucun déchet derrière soi.
Sauf si faire le Marathon de New York est le rêve de toute votre vie… Il y a des courses alternatives beaucoup plus proches, à rejoindre potentiellement en train ou en covoiturage ! En effet, l’impact du transport des participants et participantes est non négligeable. Par exemple, l’organisation globale de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) génère 18 600 tCO2e soit 1,6 tCO2e par coureur ou coureuse. 86% de l’empreinte carbone de l’événement est liée aux déplacements pour venir et quitter les lieux.
Alors, quelles sont les questions à se poser si on veut choisir un événement qui fait attention à son impact ? En vrac : est-ce que les gobelets sont réutilisables ? Est-ce qu’on se passe bien de bouteilles d’eau en plastique ? De quoi est composé le ravitaillement ? Est-ce que l’équipe d’organisation calcule son empreinte carbone ? Est-ce qu’on évite les goodies inutiles qui finiront dans un placard ? Peut-on refuser la médaille lors de l’inscription ? Est-ce que la signalétique est réutilisée d’une année sur l’autre ? Comment sont organisés les transports (navettes ? Incitations au covoiturage ?) ? Ensuite, à vous de voir où est-ce que vous placez vos curseurs !
Pour nous aiguiller, le label Trail Runner Foundation atteste du bon respect d’une “charte pour un trail écoresponsable” (valable aussi sur une course classique, un marathon…). Fair For The Planet a une approche plus large et labellise des évènements sportifs en général. Certaines courses font même de l’écoresponsabilité une “spécialité”, comme le Marathon Vert Rennes ou les courses Run for Planet à Bordeaux, Paris, Lyon ou Nantes.
Beaucoup de barres énergétiques et gels sont ultra-transformées. La première alternative ? Trouver des marques qui font les choses bien, comme par exemple COOKNRUN : des barres protéinées et énergétiques, des boissons d’effort ou encore des “ultra-crakers” certifiés bio et concoctés dans le labo de la marque à Angers.
Alternative n°2 : cuisiner vos propres en-cas. On vous conseille par exemple le blog de Nicolas Aubineau, diététicien nutritionniste et auteur de plusieurs livre sur la nutrition sportive. Parmi ses recettes, vous trouverez par exemple des barres, des gels énergétiques maison ou encore des pâtes de fruits…
Enfin, pour la grande majorité des amateurs et amatrices, des aliments ultra-simples sont largement suffisants pour préparer et accompagner l’effort, voire récupérer : banane, fruits secs, pain et purée d’oléagineux et bien sûr de l’eau !
Ce bon plan a été concocté en partenariat avec TeleCoop.
📱 Vive l’indépendance. Vous cherchez un opérateur mobile éthique ? Loin des pratiques des mastodontes du secteur ? (Re)découvrez la coopérative TeleCoop et reprenez votre consommation mobile en main ! Bénéficiez de 10 € de réduction sur votre première facture avec le code Bien-10 (code valable pour les nouvelles et nouveaux client·es, lors du parcours de souscription). ➡️ Rendez-vous sur le site pour découvrir les forfaits sans engagement.
Découvrir cet opérateur mobile éthique
L’industrie de la fringue de sport n’est pas très reluisante, avec ses montagnes de pièces en polyester Made in China. Heureusement, des marques françaises relèvent largement le niveau !
👟 Le running sans compromis. Circle Sportswear produit en Europe des vêtements techniques en matières recyclées. Certifiée B Corp, la marque a aussi imaginé une basket de running exigeante, confectionnée au Portugal avec des matières soigneusement sélectionnées : laine, Tencel, caoutchouc naturel, mousse partiellement bio-sourcée à partir de graines de ricin… Une rareté dans le secteur. 👉 Découvrir Circle Sportswear
🏃♀️ Faire bouger les lignes. Gayaskin s’inscrit entièrement dans une démarche de “slow fashion” : petites séries, précommandes, co-création, nombre de matières utilisées limité… pour limiter les invendus et les déchets ! Cette marque Made in Europe recherche pour ses tissus l’“alliance parfaite d’un bilan carbone fortement réduit et de propriétés techniques indispensables au textile sportif” (nylon ECONYL®, polyester 100% recyclé, Tencel…). Leggings, brassières, shorts, débardeurs… Vous trouverez tout ce qu’il vous faut pour bouger ! 👉 Découvrir Gayaskin
⛰️ Votre vestiaire pour l’outdoor. Escalade, alpinisme, randonnée, ski, voile et même exploration urbaine… Lagoped vous accompagne pour de nombreuses activités sportives en plein air ! Inspirée par le lagopède, un oiseau montagnard discret et résilient, la marque élabore des vêtements conçus pour durer, fabriqués en Europe, sans PFAS et à partir de matières recyclées, pour sortir d’une logique d’extraction des matières premières. 👉 Découvrir Lagoped
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⏰ Vous avez jusqu’à dimanche soir… Pour participer à notre concours Instagram en collab’ avec Daan Tech et tenter de gagner un Bob, le lave-vaisselle compact, durable, réparable (son indice de réparabilité affiche 9,3/10 !) et fabriqué en Vendée. ➡️ Par ici pour tenter votre chance.
📱 À quand les garde-fous ? Depuis le 31 mars, les réseaux de 2G et de 3G sont progressivement démantelés en France. Plus de 12 millions d’appareils en seraient encore dépendants : ascenseurs, dispositifs d’alarmes, automobiles, téléassistance pour personnes âgées… En résumé, de très nombreux appareils fonctionnels sont menacés d’obsolescence prématurée. Alors, “s'il est probablement trop tard pour la 2G et la 3G, HOP – Halte à l'obsolescence programmée et l'opérateur mobile Telecoop demandent des mesures urgentes pour encadrer l’arrêt des réseaux de télécommunications”, déclare un communiqué de presse. ➡️ Lire le plaidoyer.
☎️ Faut qu’on parle. L’ONG Parlons Climat a publié son étude Les Français parlent climat 2026. Les constats ? Les enjeux environnementaux sont une priorité pour 24% des personnes sondées (contre 26% en 2025). MAIS, en même temps, “l’écologie du vécu, celle qui touche au cadre de vie et à la préservation de notre santé, rassemble et est largement plébiscitée” par les Français et les Françaises. ➡️ Voir l’étude.
Merci d’avoir lu cette newsletter !
Bon week-end et à la semaine prochaine,
Lucie et Fiona de Bien ou Bien
PS : pour retrouver toutes nos anciennes newsletters, rendez-vous ici !
Photo de couverture : jack atkinsonsur via Unsplash

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