RSS Amplifier

Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Aug 18, 2026

Je n’ai pas prévu le voyage de retour

0
Sign in to vote or save

Bertrand SCHOLLER · Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media

Le secret n’est peut-être plus toujours la meilleure cachette du pouvoir. L’excès de visibilité peut l’être davantage.
Angers / Angers / Angers
22 et 23 aout - possibilité de camper des le 21 août ou de dormir dans un réfectoire ;-) (prévoir matelas !)
Contact bertrand@55Bellechasse.com
Extrait
« La bonne question est : pourquoi nous fait-elle si peur à nous ? »
Et puis la Mère est arrivée.
Elle avait lu toute la lettre.
Le 666. Faust. Le Diable. 2030. La mémoire. Le dernier champ de bataille.
Elle m’a regardé et m’a simplement dit :
« Tu cherches encore trop loin. Regarde ce qui s’est passé aujourd’hui. »
Alors elle a parlé de Macron, du pape, de Gaza, de la Syrie, de la Russie et d’une juge japonaise que Washington vient de sanctionner.
Et soudain, toute la lettre a changé de sens.
La morale de la Mère arrive… en fin de lettre !!! Ne ratez pas ce texte.
Offre d’abonnement spécial ICI

Abonnement spécial

LIMINAIRE — JE N’AI PAS PRÉVU LE VOYAGE DE RETOUR
Avant de commencer cette lettre, quelques mots sur ce qui la rend possible.
Depuis quelques jours est paru aux Presses Complotistes de France un nouveau livre consacré à ce que j’appelle depuis quelque temps la conquête de l’Amérique du Sud — mais pas seulement. Car à mesure que j’ai travaillé sur l’Argentine, le Venezuela, la Colombie, puis élargi le regard au Golan, à la Cisjordanie et à d’autres territoires où le fait accompli précède désormais souvent le droit, une question s’est imposée : sommes-nous devant une succession d’événements indépendants, ou devant le retour beaucoup plus général d’un monde dans lequel la puissance recommence à dessiner les frontières avant de demander au droit de les entériner ?
Ce livre rejoint les précédents et annonce déjà ceux qui viennent. Fiat Veritas Pereat Mundus. In Aeternum Sine Pacto. Puis, en octobre, CONTRA OBLIVIONEM — RESURGAT MEMORIA, auquel je travaille depuis des mois et qui sera probablement le plus important de cette série à mes yeux : contre l’oubli, que la mémoire ressurgisse. Et entre ces livres, il y a ces lettres, les dossiers, les recherches, les milliers de pages lues pour parfois ne conserver qu’une phrase, les fausses pistes qu’il faut avoir l’honnêteté d’abandonner et ces rapprochements que je vous propose ensuite en essayant toujours de distinguer ce que je sais, ce que je crois comprendre et ce que je ne sais pas.
Tout cela a un coût. D’abord en temps. Et le temps est devenu pour moi la ressource la plus précieuse.
PayPal : newsletter@55leCampanile.com

Faire un don Paypal

Je le dis donc simplement : sans votre soutien à ces lettres et sans les lecteurs de mes livres, ce travail ne peut pas continuer ainsi. Je pourrais mettre davantage d’énergie ailleurs, chercher des financements, des sponsors, des partenariats, courir après les plateaux ou transformer chaque inquiétude en produit à vendre. Ce modèle existe. Il fonctionne parfois remarquablement bien. Ce n’est simplement pas celui que j’ai choisi.
Il y a d’ailleurs quelque chose qui m’amuse dans une partie de ce que l’on appelle aujourd’hui les médias « dissidents ». Ils dénoncent quotidiennement les grands médias, leur conformisme, leurs interdits, leur entre-soi — puis rêvent pour certains du jour où ils pourront enfin entrer chez CNews. Et lorsque l’un d’entre eux y parvient, tout le petit monde s’en félicite presque comme d’une consécration : nous avons enfin été invités dans la maison que nous passions nos journées à expliquer qu’il fallait quitter.
Je ne leur reproche pas d’y aller. Il faut parler partout où l’on peut parler librement. Mais ce n’est pas mon horizon.
J’en viens.
J’ai connu, sous d’autres formes, les lieux auxquels certains rêvent aujourd’hui d’accéder : les grandes entreprises, la banque d’affaires, le conseil, les dirigeants, les réseaux, les lieux où l’on rencontre ceux qui décident ou ceux qui connaissent ceux qui décident. Je ne fantasme donc pas leur porte d’entrée. Et si j’ai progressivement quitté cet univers, ce n’est certainement pas pour passer les années qui me restent à chercher le chemin du retour par une entrée de service médiatique.
Il y a dans Bienvenue à Gattaca une scène et surtout une idée qui m’accompagnent depuis longtemps. Vincent explique à son frère comment il réussissait à le battre lorsqu’ils nageaient ensemble vers le large : il ne gardait rien pour le retour.
J’aime cette idée.
Non comme une invitation à l’inconscience, mais comme une manière de choisir où mettre son énergie.
Je ne veux plus consacrer une partie de mes forces à préparer le parachute, à ménager celui qu’il faudrait ménager « au cas où », à conserver la bonne relation qui pourrait servir demain, à rendre une phrase suffisamment acceptable pour qu’un producteur de télévision puisse éventuellement m’inviter, ou à me demander si ce que j’écris aujourd’hui rendra plus difficile mon retour dans un monde que j’ai précisément décidé de quitter.
Je préfère employer cette énergie autrement.
contact : bertrand@55Bellechasse.com
Le Substack de Bertrand Table Rouge s’abonner gratuitement en 2 clics
Aujourd’hui. Et demain, s’il m’est donné.
À lire davantage. À vérifier davantage. À écrire mieux. À reconnaître mes erreurs lorsqu’il y en a. À aller là où une question me conduit même lorsqu’elle dérange mon propre raisonnement. À essayer surtout de vous donner le meilleur de ce que je suis encore capable de produire, plutôt que la version de moi-même compatible avec un plateau.
C’est aussi pour cela que votre soutien compte. L’indépendance n’est pas un slogan imprimé sous un logo. Elle existe lorsque celui qui écrit peut continuer à écrire sans avoir besoin de devenir acceptable pour celui dont il voudrait obtenir demain le salaire, le financement ou l’invitation.
Et cette lettre en est peut-être une bonne illustration.
Parce que nous allons parler du Diable, de la Bête, du 666, de Faust, de Notre-Dame, d’Apollo, de Babel, du CERN, de l’intelligence artificielle, du transhumanisme, des réseaux de pouvoir, du mensonge, de l’Apocalypse et finalement de notre âme. Nous allons jeter certaines « preuves » que j’aurais pu conserver parce qu’elles arrangeaient le récit. Nous allons en garder d’autres parce qu’elles résistent. Et nous allons essayer de comprendre pourquoi une civilisation qui prétend ne plus croire au Diable n’a peut-être jamais autant parlé sa langue.
Je ne vous promets pas la réponse.
Je vous promets l’enquête.
Et peut-être est-ce finalement ce que permettent vos abonnements et vos achats de livres : le droit de continuer à poser certaines questions sans me demander d’abord si elles faciliteront mon voyage de retour.
Offre d’abonnement spécial ICI

Abonnement spécial

PayPal : newsletter@55leCampanile.com

Faire un don Paypal

J’essaie simplement de mettre tout ce que j’ai dans la traversée.
Maintenant, allons voir jusqu’où elle nous mène
Tout est parti d’une phrase.
Il y a quelques jours, je publiais sur X la photographie d’une page du Figaro Magazine. Rien de clandestin, rien d’exhumé d’une obscure archive, rien qui nécessite de retourner une image, d’additionner des chiffres ou de connaître les codes supposés de quelque société secrète. Une page de journal, simplement, consacrée à l’élection présidentielle de 2017 et à ce que Le Figaro appelle lui-même « le hold-up de Macron ». Au milieu du récit, Sibeth Ndiaye raconte la constitution de cette équipe partie presque de rien et promise à l’Élysée. Et cette phrase apparaît : « Ceux qui sont victorieux savent s’entourer de gens prêts à les suivre jusqu’en enfer. »
J’avais relevé la formule parce qu’elle m’avait arrêté. Mais soyons sérieux : prise isolément, elle ne prouve absolument rien. « Suivre quelqu’un jusqu’en enfer » appartient au langage courant. Cela signifie la fidélité, l’engagement absolu, la volonté de rester avec un chef jusque dans l’épreuve. On pourrait refermer le journal et passer à autre chose.

(Suite ci-après !)

Offre d’abonnement spécial ICI

Abonnement spécial

Read the original on bertrand55.substack.com

Comments

Nothing yet. Say the first thing.

    Sign in to join the conversation.