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Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Aug 3, 2026

GAZA ÉTAIT LE LABORATOIRE

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J’avais vu l’horreur venir. Je n’avais pas encore mesuré la puissance de la machine.

Comprendre n’est peut-être pas sauver le monde. Mais c’est déjà empêcher qu’il disparaisse une seconde fois dans l’oubli.


Je suis très impatient de repartir - ces images sont un souvenir, ça me manque. Pas pour me déconnecter … au contraire, pour me reconnecter plus finement.

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FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

(Explication ci-après)

Avant de commencer…
Vous lisez sans doute certains des analystes les plus connus, les plus brillants ou les plus influents de notre époque. Continuez à les lire. Ils sont souvent indispensables pour comprendre une partie du monde. Mais j’aimerais vous faire une promesse beaucoup plus modeste… et beaucoup plus exigeante.
Mon ambition n’est pas d’avoir toujours raison. Mon ambition est de devenir, avec le temps, l’un des analystes dont vous pourrez le plus difficilement vous passer. Non parce que je serais infaillible, mais parce que je m’impose une discipline que je crois devenue rare : essayer de rester droit et libre, distinguer les faits de mes intuitions, revenir sur mes erreurs lorsqu’elles apparaissent, corriger mon regard plutôt que défendre mon ego et ne jamais écrire ce que je crois devoir écrire simplement pour plaire à un camp, conserver une audience ou protéger une carrière.
Vous ne devez pas me suivre parce que j’aurais raison. Vous devez pouvoir me lire parce que vous savez que je me donne les moyens de chercher honnêtement, y compris lorsque cette recherche me conduit à reconnaître que j’avais placé trop d’espérance dans certains hommes, certaines révélations ou certaines promesses de rupture.

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Cette liberté n’existe que parce que vous la rendez possible. Chaque abonnement, chaque don, chaque précommande, chaque partage et chaque mot d’encouragement me permettent de rester indépendant des pouvoirs politiques, des mécènes, des groupes industriels, des annonceurs et des logiques de carrière qui finissent si souvent par orienter les analyses avant même que leurs auteurs ne s’en aperçoivent.
La lettre que vous allez lire est, je crois, l’une des plus importantes que j’aie écrites depuis longtemps. Elle est vertigineuse parce qu’elle ne parle pas seulement de Gaza. Elle parle de nous. Elle montre ce que j’avais vu en mars 2025, ce que je n’avais pas encore compris et pourquoi Gaza ne fut peut-être pas seulement l’un des plus grands crimes de notre époque, mais une clé de lecture du siècle qui s’ouvre devant nous.
Prenez donc le temps de la lire vraiment. Sinon, à quoi bon ouvrir ces courriels ? À quoi bon laisser défiler des milliers de mots si nous ne leur accordons jamais le temps de modifier notre regard ? À quoi bon chercher une pensée indépendante si nous la consommons ensuite comme une notification supplémentaire, entre deux vidéos, trois indignations et cinq nouvelles déjà oubliées ?
Et si, au terme de cette lecture, vous pensez qu’elle apporte quelque chose d’utile, partagez-la. Faites grandir ce cercle de lecteurs qui refusent de se contenter des réactions immédiates, des slogans et des certitudes confortables. Les civilisations ne se construisent pas uniquement avec des armées, des monnaies ou des économies. Elles se construisent aussi avec des femmes et des hommes qui acceptent de prendre le temps de comprendre.
J’espère que vous en faites partie.

C’est sans doute pour cette raison que je continue d’écrire des livres plutôt que des produits éditoriaux.
Voici IN AETERNUM SINE PACTO Et FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

IN AETERNUM SINE PACTO


Un mur de paiement volontairement repoussé
En principe, le mur de paiement devrait se trouver ici. Je choisis pourtant de le repousser volontairement, afin que certains d’entre vous puissent entrer suffisamment loin dans cette lettre pour comprendre ce qu’ils trouveront ici s’ils décident de nous rejoindre.
Prenez également quelques minutes pour lire les commentaires sous mes publications. Vous y découvrirez peut-être l’une des plus belles singularités de cette lettre. On n’y trouve presque jamais ces armées de groupies qui applaudissent mécaniquement leur camp, ni ces réflexes pavloviens qui réduisent chaque débat à quelques slogans, quelques flatteries ou quelques insultes. On y trouve des lecteurs qui prennent le temps de réfléchir, de compléter une analyse, d’apporter une source, de poser une question, de formuler une objection argumentée et parfois de me corriger.
Les désaccords existent, heureusement. Mais ils servent généralement à approfondir plutôt qu’à détruire. Cette qualité ne vient pas seulement de moi. Elle vient de vous. Au fil des années, une véritable communauté de lecteurs s’est formée autour d’une exigence simple : essayer de comprendre avant de juger.
Dans un monde où presque tout pousse aux réactions immédiates, aux indignations instantanées et aux commentaires sans mémoire, cet espace est devenu infiniment précieux. Ce n’est donc pas seulement une lettre que vous soutenez. C’est un lieu d’échange, de recherche et d’approfondissement. Une communauté de femmes et d’hommes qui ont choisi de faire de la compréhension une forme de résistance.

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Contra Oblivionem — Resurgat Memoria
Avant d’entrer dans le cœur de cette lettre, je souhaite aussi vous faire une confidence. Depuis plusieurs mois, je travaille sur ce qui sera sans doute le livre le plus ambitieux que j’aie jamais entrepris.
Son titre est :
CONTRA OBLIVIONEM
RESURGAT MEMORIA
Contre l’oubli. Que la mémoire ressurgisse.
Ce livre ne sera pas seulement consacré à Gaza, à l’Ukraine ou aux grandes crises contemporaines. Il cherchera à comprendre comment les civilisations perdent progressivement leur mémoire, comment les récits remplacent les faits, comment les doubles standards s’installent, comment la transparence peut devenir une nouvelle manière de cacher, comment les peuples finissent par accepter l’inacceptable et pourquoi la compréhension demeure aujourd’hui l’une des dernières formes de résistance.
Il sera aussi une réflexion sur les empires, la fabrication du consentement, les mécanismes de domination, les angles morts des grandes analyses géopolitiques et cette conviction qui m’habite depuis longtemps : une civilisation ne disparaît jamais d’abord parce qu’elle manque d’armes ou de richesses. Elle disparaît parce qu’elle perd la mémoire de ce qu’elle est, de ce qu’elle a fait et de ce qu’elle avait juré de ne plus jamais accepter.
Si vous souhaitez le précommander, vous pouvez me contacter directement. Vos précommandes m’aident à écrire ces ouvrages dans la durée, avec l’indépendance qui leur est indispensable.
Ceux qui n’ont pas les moyens de payer continueront, comme toujours, à pouvoir demander un accès gratuit à mes lettres. La pauvreté n’est pas un manque de respect, et la vérité ne doit pas devenir un luxe réservé à ceux qui possèdent une carte bancaire suffisamment approvisionnée. Mais ceux qui peuvent soutenir ce travail doivent aussi comprendre qu’une œuvre indépendante ne vit pas de compliments, de clics ou d’applaudissements. Elle vit parce qu’un nombre suffisant de lecteurs décide qu’elle doit continuer d’exister.
Merci à ceux qui le rendent possible.

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FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

Dans un monde où tout finit par être bradé, cette décision peut sembler paradoxale. Elle ne l’est pas.
Je n’ai jamais voulu écrire un ouvrage prisonnier de l’actualité. J’ai essayé d’écrire un livre qui regarde notre époque à la lumière de la longue durée, de l’histoire des civilisations, de la philosophie, de la théologie, de la géopolitique et d’une culture aussi humaniste que possible.
Un livre construit ainsi ne vieillit pas de la même manière.
Il mûrit.
Comme un grand vin, il révèle parfois davantage sa structure quelques années après sa naissance que le jour de sa publication.

pour les versions artisanales : bertrand@55Bellechasse.com

Liminaire — Août 2026

Cette lettre fut initialement écrite en mars 2025, au moment où le cessez-le-feu venait d’être pulvérisé et où les bombardements reprenaient sur Gaza avec une violence que beaucoup s’obstinaient encore à considérer comme provisoire.
Près de dix-sept mois ont passé.
Je vais reprendre une grande partie de ce que j’écrivais alors. Non parce que je serais encore exactement l’homme qui l’a écrit. Non parce que chaque intuition contenue dans cette première lettre aurait été confirmée. Mais parce qu’elle constitue aujourd’hui une pièce essentielle du dossier : la trace de ce que je voyais déjà, de ce que j’avais compris avant beaucoup d’autres, mais aussi de ce que je refusais encore de regarder jusqu’au bout.
Il y a dix-sept mois, je voyais la direction. Je n’avais pas encore mesuré la solidité de la machine qui la rendait presque impossible à interrompre.
Au début du mois d’août 2026, on nous parle à nouveau de paix. Donald Trump annonce que son Board of Peace a obtenu un accord « historique » pour le désarmement progressif du Hamas. Un gouvernement palestinien technocratique devrait administrer Gaza. Une force internationale de stabilisation serait chargée d’accompagner la transition. Les armes seraient remises par étapes, les infrastructures militaires démantelées et Israël se retirerait progressivement à mesure que les conditions seraient vérifiées. Sur le papier, la paix possède désormais un Conseil, un calendrier, des comités, une force internationale annoncée, une administration transitoire, une résolution des Nations unies et des milliards promis.
Mais au même moment, les frappes continuent. Des Palestiniens meurent encore. Israël contrôle toujours plus de 60 % de Gaza et refuse de considérer son retrait comme possible avant que le désarmement du Hamas ne soit complet, vérifié et irréversible. Le gouvernement israélien conteste le rôle que pourraient jouer le Qatar et la Turquie dans cette vérification, exige la destruction des armes plutôt que leur simple stockage et affirme que le Hamas continue de reconstruire certaines de ses capacités.
Voilà où nous en sommes : la paix est proclamée avant même que ceux qui disposent encore des bombes, des chars, des drones, des frontières et de la maîtrise du terrain n’en aient accepté la séquence réelle.
Trump possède l’annonce. Le Board of Peace possède les réunions. Les diplomates possèdent les formulations. Les donateurs possèdent les promesses. Israël conserve le territoire, les armes et la faculté de décider si les conditions sont remplies.
La paix possède désormais un président et un Conseil.
La guerre possède encore le terrain.
Le Board of Peace n’est pas inexistant. Il dispose de membres, de soutiens régionaux et d’une reconnaissance internationale partielle. Mais son lancement n’a pas suscité l’adhésion large que ses promoteurs espéraient. De nombreux États invités ne l’ont pas rejoint, son organisation concentre une immense autorité autour de Donald Trump et sa force de stabilisation demeure dépendante de contributions étrangères, de négociations complexes et, surtout, de l’acceptation israélienne.
Ce n’est donc pas seulement un échec diplomatique. C’est une démonstration presque parfaite de la différence entre une architecture de paix et le pouvoir de la rendre réelle.
C’est exactement ce qui m’oblige à rouvrir cette lettre.
En mars 2025, beaucoup croyaient encore que Gaza finirait nécessairement par rencontrer une limite. Ils imaginaient que l’horreur, poussée assez loin, provoquerait mécaniquement sa propre interruption. Ils pensaient que les images seraient trop terribles, que le nombre de morts deviendrait trop important, que les enfants amputés, les hôpitaux détruits, les journalistes tués et les familles ensevelies finiraient par rendre la poursuite politiquement impossible.
Ils pensaient que le Hezbollah ne laisserait pas faire. Que la Syrie demeurerait un verrou. Que l’Iran ne permettrait pas l’anéantissement progressif de son dispositif régional. Que les pays arabes se réveilleraient. Que l’Europe finirait par prononcer autre chose que des phrases. Que les États-Unis imposeraient une ligne rouge. Que la Cour internationale de Justice, la Cour pénale internationale, les Nations unies ou la simple conscience humaine produiraient nécessairement un seuil infranchissable.
Je ne le croyais presque plus.
Je regardais Gaza comme un livre ouvert. Non parce que je disposais d’informations secrètes. Non parce que j’aurais été plus intelligent que tous les autres. Mais parce que je prenais au sérieux ce que tant d’analystes continuaient de considérer comme impossible.
Lorsqu’un gouvernement découvre que chaque transgression provoque des protestations mais aucune sanction réelle, il ne revient pas spontanément à la modération. Il élargit progressivement le domaine de ce qui lui est permis. Il teste, avance, observe les réactions, concède parfois une pause, puis reprend un peu plus loin, avec un vocabulaire différent, une nouvelle justification et la certitude acquise que la précédente limite n’existait pas réellement.
C’est ainsi que l’inacceptable devient une politique.
Puis une habitude.
Puis un paysage.
Sur Gaza, je n’avais malheureusement presque rien imaginé de trop sombre. Je voyais que le cessez-le-feu ne serait pas nécessairement le commencement de la paix, mais pourrait devenir une simple respiration tactique. Je voyais que la destruction des témoins n’était pas un accident périphérique, mais une dimension centrale de la guerre. Je voyais que le droit international pouvait parler sans contraindre, que les gouvernements occidentaux pouvaient déplorer tout en autorisant et que la France pouvait proclamer son attachement à l’humanité tout en abandonnant matériellement ceux qu’elle prétendait défendre.
Je voyais surtout que la destruction de Gaza ne resterait pas enfermée dans Gaza. Elle ouvrirait des possibilités nouvelles, déplacerait les seuils et préparerait d’autres opérations, sur d’autres territoires, contre d’autres populations, avec des moyens encore plus perfectionnés.
Mais je dois aussi reconnaître ce que je n’avais pas compris.
Je n’avais pas mesuré la puissance de la mécanique. Je n’avais pas mesuré sa capacité à transformer chaque espoir légitime d’apaisement en un outil supplémentaire de sa progression. Je n’avais pas compris jusqu’à quel point quelques dirigeants, chacun à sa manière, pouvaient faire plier les promesses, retarder les accords, déplacer les conditions, vider les mots de leur contenu et conduire des populations entières à attendre indéfiniment une paix toujours annoncée pour demain.
Je pensais encore que Donald Trump pouvait produire une inflexion décisive. Je pensais que son imprévisibilité, son affrontement avec certains appareils américains, sa volonté proclamée de mettre fin aux guerres et son rapport singulier à Netanyahu pouvaient ouvrir une brèche. Je regardais les déclassifications, ses attaques contre l’État profond, sa capacité à déplacer les récits et j’y cherchais les signes d’une rupture plus vaste.
Je me demandais encore s’il n’était pas en train d’utiliser le chaos pour désarmer la machine.
Je n’avais pas suffisamment envisagé l’hypothèse inverse :
que la machine puisse utiliser son chaos.
Je n’avais pas compris qu’un homme peut croire qu’il commande parce que les cérémonies lui appartiennent, parce que les annonces portent son nom et parce que les caméras enregistrent ses déclarations, tandis que d’autres conservent la maîtrise du terrain, du calendrier, des armes et des faits accomplis.
Je n’avais pas compris que Netanyahu pouvait recevoir les émissaires, écouter les demandes, remercier le président américain, approuver une architecture générale, puis contester chaque modalité jusqu’à rendre son application presque impossible.
Je n’avais pas compris que Macron pouvait condamner certaines conséquences tout en préservant le système qui les produit ; parler comme un humaniste, agir comme un gardien de l’ordre occidental et fournir à cet ordre le langage moral lui permettant de continuer à vivre avec ses propres contradictions.
Je croyais encore, en somme, que quelques hommes suffisamment puissants pouvaient reprendre le contrôle de la machine.
Je me demande aujourd’hui si la machine ne les absorbe pas, ne les utilise pas ou ne leur permet de régner qu’à condition de ne jamais en interrompre véritablement le mouvement.
C’est cette différence qu’il faut maintenant examiner.
Je ne republie pas cette lettre pour dire : « J’avais raison. » Cette formule serait aussi vaine qu’indécente devant les morts. Je la republie pour poser une question beaucoup plus grave : comment ai-je pu voir avec une telle précision ce qui allait arriver à Gaza, tout en demeurant encore naïf sur la capacité des puissants à l’empêcher ? Comment pouvais-je comprendre la trajectoire de la destruction et sous-estimer à ce point la profondeur des intérêts, des institutions, des fidélités, des lâchetés et des complicités qui la rendaient possible ?
Peut-être parce que l’espérance est elle-même un angle mort. Parce que nous acceptons parfois de regarder l’horreur à condition de pouvoir encore croire qu’un homme, une élection, une révélation ou une décision venue d’en haut finira par l’arrêter. Parce qu’il est plus supportable d’imaginer un sauveur empêché qu’un système qui fonctionne précisément comme il a été conçu pour fonctionner.
Gaza nous enseigne exactement l’inverse.
L’horreur n’engendre pas mécaniquement la résistance. Elle peut engendrer la sidération, l’épuisement, la fragmentation des consciences et l’habituation. Les images ne réveillent pas nécessairement. Lorsqu’elles se répètent chaque jour, elles peuvent aussi anesthésier. Le droit ne s’impose pas par la seule majesté de ses textes. La communauté internationale n’existe comme force que lorsque des États acceptent d’utiliser des moyens de contrainte.
Et les dirigeants ne choisissent pas nécessairement la paix parce qu’elle serait rationnelle, morale ou souhaitée par leurs peuples. Ils peuvent avoir besoin de la guerre pour survivre politiquement, maintenir une coalition, détourner les regards, conserver l’initiative ou rendre impossible le jugement de leurs propres actes.
Voilà ce que je n’avais pas encore mesuré.
Et voilà pourquoi la suite est plus effrayante encore que ce que j’écrivais alors.
Car si Gaza n’est pas seulement un crime immense, mais un laboratoire ; si elle a permis de mesurer jusqu’où il était possible d’aller, combien d’institutions pouvaient être neutralisées, combien de morts pouvaient être absorbés par le flux médiatique, combien de fois une paix pouvait être annoncée puis différée et combien de témoins pouvaient disparaître sans que le monde ne s’arrête, alors Gaza ne nous parle pas seulement de Gaza.
Elle nous parle de ce qui vient.

Ne pas manquer la prochaine lettre de la Table Rouge … ici (mais après avoir lu cette lettre !)

L’égrégore du binôme Macron pourrait …

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Je l’ai volontairement repoussé jusqu’à ce point.
Vous connaissez désormais la question. Derrière ce mur, je vais reprendre ce que j’écrivais en mars 2025 sur Gaza, presque intact dans sa colère et son humanité. Puis nous confronterons ces lignes au monde d’août 2026 : le Liban ravagé, la Syrie transformée, l’Iran entraîné dans la guerre directe, l’Ukraine devenue une infrastructure industrielle et numérique, les promesses de paix sans cesse annoncées et les grandes révélations américaines transformées en dévoilements incomplets.
Nous verrons ce que j’avais compris.
Nous verrons ce que j’avais anticipé lorsque presque tous attendaient encore qu’un acteur extérieur empêche le pire.
Nous verrons surtout ce que mon espoir en Trump, Musk et quelques dirigeants capables de produire une inflexion avait encore de profondément naïf.
Car la vraie question n’est plus seulement de savoir pourquoi Gaza n’a pas été arrêtée.
La vraie question est de comprendre ce que sa destruction a rendu possible.

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