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Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Jul 27, 2026

Comment résister à une telle machine ? La machine Macron … une marionnette incapable, la fatalité de ce qui a précédé … ou les prophéties … antechrist ?

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Bertrand SCHOLLER · Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media

Comment résister à une telle machine ?
“Nous ne sommes plus confrontés à un manque d’informations. Nous sommes confrontés à un excès d’interprétations.”
Regardez ce qui circule chaque jour.
Les uns affirment qu’une grande ville est en flammes alors que les images proviennent parfois d’un autre lieu ou d’un autre moment.
Les autres annoncent des milliers de morts ou des victoires décisives que personne ne sera capable de confirmer avant des semaines, voire jamais.
On nous décrit des alliances secrètes, des puissances omniprésentes, des États entièrement contrôlés de l’extérieur, alors même que les véritables centres de décision demeurent souvent invisibles et infiniment plus complexes que les récits proposés.
C’est particulièrement frappant lorsqu’il s’agit de comprendre le fonctionnement réel d’un pays. Quelques dirigeants occupent les caméras. Ils parlent. Ils voyagent. Ils signent des accords. Mais exercent-ils réellement le pouvoir ? Qui décide ? Qui arbitre ? Qui peut encore distinguer les institutions officielles, les réseaux d’influence, les appareils sécuritaires, les intérêts économiques ou religieux ? Bien souvent, nous ne voyons que la façade.
Et il en va ainsi de presque tous les grands sujets.
La guerre.
La finance.
Les élections.
Les incendies.
Les épidémies.
Les migrations.
À chaque fois, nous recevons une multitude d’informations, de commentaires, d’images et de certitudes. Pourtant, le fil rouge qui relie ces événements, les mécanismes communs qui façonnent notre perception, restent le plus souvent invisibles.
Nous croyons accumuler des connaissances.
Nous accumulons parfois surtout des fragments.
Or des fragments ne font pas une compréhension.
Ils deviennent même, bien souvent, le meilleur moyen de nous empêcher de voir l’ensemble.
Chaque jour, les flux d’information vous entraînent d’un mensonge à une absurdité, avec, de temps à autre, une analyse brillante en apparence mais qui s’effondre dès qu’on la confronte aux faits. Si vous souhaitez sortir de ce brouhaha, retrouver le goût du doute et préserver votre liberté de penser, rejoignez cette lettre.
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Le cas de Karim Khan dépasse largement la personne du procureur de la Cour pénale internationale. Il pose une question beaucoup plus profonde : que devient la justice lorsque ceux qu’elle est censée contrôler disposent eux-mêmes d’une puissance politique, économique, diplomatique et médiatique considérable ?
L’Histoire a toujours connu des empires, des propagandes, des guerres d’influence et des vainqueurs écrivant le récit des événements. Rien de tout cela n’est nouveau.
Ce qui paraît en revanche plus inédit est le degré de sophistication atteint par les moyens d’action.
Aujourd’hui, la puissance ne repose plus seulement sur les armées ou les ressources économiques. Elle s’exerce simultanément dans les sphères diplomatiques, financières, médiatiques, numériques et parfois judiciaires. Les leviers sont multiples : sanctions économiques, pressions diplomatiques, campagnes d’opinion, contrôle des récits, influence sur les grandes plateformes, capacités de renseignement, réseaux d’influence, alliances politiques et rapports de force internationaux.
Le droit lui-même n’échappe plus à cette logique.
Il demeure indispensable, mais il devient aussi un terrain d’affrontement.
Une procédure disciplinaire, une enquête, une sanction financière, une campagne de discrédit ou une pression institutionnelle peuvent produire des effets comparables à ceux qu’obtenait autrefois la seule contrainte politique. Il ne s’agit plus nécessairement de démontrer qu’un magistrat a tort. Il suffit parfois de rendre sa position intenable ou d’adresser un message à ceux qui seraient tentés de suivre le même chemin.
C’est sans doute là que réside l’un des paradoxes les plus troublants de notre époque.
Jamais les principes du droit international, des droits de l’homme ou de la protection des civils n’ont été autant invoqués dans les discours officiels.
Et pourtant, jamais peut-être les accusations de doubles standards n’ont été aussi nombreuses. Selon les circonstances, les mêmes règles semblent appliquées avec une rigueur extrême ou, au contraire, interprétées avec une remarquable souplesse. Cette perception, largement répandue dans une partie du monde, fragilise la confiance dans les institutions internationales.
Les réseaux sociaux n’expliquent pas à eux seuls cette évolution.
Ils rendent simplement les contradictions plus visibles.
Ce qui change véritablement est le sentiment, chez certains acteurs puissants, de pouvoir compter sur un ensemble de relais capables d’amortir les conséquences de leurs décisions : soutiens diplomatiques, alliances politiques, capacités médiatiques, instruments économiques, réseaux d’influence et parfois services de renseignement ou dispositifs de sécurité nationale. Dans de nombreux pays, les débats portent également sur l’influence que peuvent exercer les campagnes d’information, les financements, les technologies numériques ou certaines formes d’ingérence sur la vie démocratique.
Que toutes ces influences soient réelles, exagérées ou simplement perçues, leur accumulation nourrit une même impression : celle d’une asymétrie croissante entre la puissance de certains États ou acteurs et la capacité des institutions à leur demander des comptes.
C’est précisément ce sentiment qui alimente aujourd’hui la défiance.
Car lorsqu’une partie de l’opinion en vient à penser que certains peuvent échapper durablement aux conséquences de leurs actes, non parce qu’ils sont innocents mais parce qu’ils sont suffisamment puissants, ce n’est plus seulement une décision de justice qui est contestée.
C’est l’idée même d’une justice commune qui commence à vaciller.
Comment résister à une telle machine ?
Sans doute en refusant d’abandonner les principes au seul rapport de force. Les institutions peuvent être fragilisées, les procédures ralenties, les décisions contestées, les magistrats soumis à d’immenses pressions. Mais si l’exigence d’un droit égal pour tous disparaît, alors ce n’est plus la justice qui arbitre la puissance : c’est la puissance qui décide de ce que le droit peut encore devenir.
C’est sans doute pour cette raison que je continue d’écrire des livres plutôt que des produits éditoriaux.
Voici IN AETERNUM SINE PACTO Et FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

IN AETERNUM SINE PACTO

Certains pensent avoir déjà tout compris en lisant un titre, un sous-titre ou quelques lignes de présentation.
Ils parcourent. Ils picorent. Ils passent déjà au sujet suivant.
Après tout, ils savent.
Pourquoi perdre du temps à lire une démonstration lorsque l’on est convaincu d’avoir déjà la conclusion ?
Ceux-là changent rarement d’avis. Ils ne cherchent plus à comprendre ; ils cherchent simplement la confirmation de ce qu’ils pensent déjà.
Aux autres, en revanche…
Accrochez-vous.
Car la suite est vertigineuse.
Lorsque l’on reconstitue patiemment les faits, les procédures, les votes, les rapports de force et, surtout, le rôle joué par certains États, on découvre une réalité infiniment plus complexe que les quelques lignes reprises par les médias.
Si vous vous intéressez à la position de la France dans cette affaire, vous risquez d’être particulièrement surpris.
Disons simplement que, là encore, la France d’Emmanuel Macron apparaît à un moment clé du dossier.
À chacun ensuite de se faire son opinion.
Bonne lecture.
Et ne partez pas trop vite.
Car juste après, nous aborderons un autre sujet que beaucoup croient connaître : les incendies.
Là encore, vous n’êtes probablement pas au bout de vos surprises.
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