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La quête de l’événement parfait · Mar 20, 2026

[17/52] Storytelling événementiel : tout le monde en parle, personne n'explique comment faire ! Sauf dans ce numéro.

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Salut, Il y a 2 mois, la directrice de la communication m’envoie son brief pour sa plénière stratégique.

Salut,

Il y a 2 mois, la directrice de la communication m’envoie son brief pour sa plénière stratégique.

Elle avait vraiment bien travaillé dessus.

C’était propre et bien structuré.

Sauf qu’à la lecture, j’ai les messages, mais pas l’histoire.

Pourtant, c’est son brief.

Alors, je lui pose une seule question.

“Si tu enlèves tous tes messages et que tu gardes juste ce que tu voudrais que les gens ressentent en sortant, qu’est-ce qu’il reste ?”

Là, je vois qu’elle bloque un peu.

J’avoue, ce n’est pas habituel comme question. Mais c’est ma méthode.

Elle me partage son étonnement.

“Je sais pas trop. Qu’ils aient envie de se retrousser les manches ?”

OK.

Je creuse encore un peu avec elle.

Je continue avec mes questions.

“Et pourquoi ils n’ont pas déjà envie de le faire ?”

Nouveau silence.

Elle m’explique que son audience ne comprend pas où on va. Les collabs exécutent, mais ils ne voient pas le sens de ce qu’on leur demande de faire.

C’est bon, j’ai mon histoire. Pas les trois messages du brief.

Je peux commencer à travailler.

Tu l’as compris, sur beaucoup d’événements, on demande de faire du stoytelling, mais en vrai, c’est compliqué.

Alors, je t’ai compilé mes secrets pour mettre du storytelling dans tes événements.


Le vrai problème du storytelling événementiel.

Ce n’est pas que les gens ne savent pas “faire du storytelling”.

C’est qu’ils cherchent leur histoire au mauvais endroit.

Dans les messages à passer.

Alors qu’elle est dans la tension que vivent ceux qui vont s’asseoir dans la salle.

Ce n’est pas la même chose du tout.

Un message, c’est ce que tu veux dire.

Une tension, c’est ce que tes participants vivent, souvent sans le formuler et qui les empêche d’avancer.

Ton histoire commence là. Pas ailleurs.


La mécanique en cinq actes concrets.

1. Trouver la tension, pas le thème.

Un thème, c’est un sujet. “Transformation digitale.” “Cap 2027.” “L’humain au cœur.”

Une tension, c’est un inconfort réel : “On nous demande de changer, mais on ne voit pas ce qu’on va gagner à ça.” “On parle d’une ambition collective, mais sur le terrain personne ne se reconnaît dedans.”

La question à poser à ton client, pas officiellement, mais vraiment : qu’est-ce qui empêche les gens dans cette salle de dormir en ce moment ?

2. Trouver le héros. (Indice : c’est rarement le DG.)

Les événements d’entreprise racontent presque tous la même histoire : celle de l’organisation, vue d’en haut, déclinée en slides.

Le problème : les participants ne se reconnaissent pas là-dedans. Ils regardent quelque chose qui les concerne sans les impliquer vraiment.

La bascule, c’est quand la salle devient le protagoniste. Pas les chiffres. Pas la stratégie. Les gens.

J’ai travaillé il y a deux ans sur une convention pour un acteur du secteur de l’énergie. Le DG voulait parler de croissance. On a fini par construire un discours d’ouverture qui parlait uniquement des doutes des équipes terrain (nommés, assumés, sans édulcorer).

La salle a démarré différemment. Les gens avaient l’impression qu’on les avait écoutés avant d’entrer.

C’est parce que c’était le cas.

3. Construire l’arc. Juste trois temps.

Avant — ce qui existait, ce qui fonctionnait, ce que les équipes aimaient dans leur façon de travailler.

La rupture — ce qui a changé ou ce qui va changer. Nommé clairement. Sans euphémisme.

L’après — pas “tout va bien” ou “on va y arriver ensemble”. Mais : ce que ça rend possible. Ce que les participants peuvent faire, maintenant, que personne d’autre ne peut faire à leur place.

C’est la colonne vertébrale de tout ce qui suit : les prises de parole, les séquences participatives, les temps forts, les silences voulus.

4. Incarner, pas commenter.

Le test que j’utilise : est-ce que cette séquence peut être remplacée par un slide ?

Si oui, ce n’est pas de la narration. C’est de l’information.

Concrètement, ça change tout dans le choix de l’animateur. J’ai travaillé plusieurs fois avec Stéphane Courgeon, journaliste et modérateur — ce qui change chez lui, c’est qu’il ne présente pas. Il conduit. Il porte le fil. Il fait des liens entre les séquences que la plupart des animateurs traitent comme des blocs séparés. C’est une différence d’approche énorme dans une convention de 300 personnes.

Même logique côté scénographie : j’ai vu des dispositifs à 50 000 € qui ne produisaient aucune émotion, et des entrées en salle à budget nul qui changeaient complètement l’état d’esprit de la salle en 90 secondes.

L’incarnation, ce n’est pas une question de budget. C’est une question de cohérence entre l’intention narrative et les choix de mise en scène.

5. Finir sur une question ouverte.

Les événements qui restent ne résolvent pas tout.

Ils laissent quelque chose en suspens. Une responsabilité. Une invitation. Une question que les participants vont continuer à porter, consciemment ou non, dans les semaines qui suivent.

“Voilà où on va” ne suffit pas.

“Voilà pourquoi vous êtes les seuls à pouvoir nous y emmener” — c’est différent. Et cette différence, on la mesure trois semaines après l’événement, dans les comportements.


Ma question pour toi cette semaine :

Si tu devais raconter ton prochain événement en deux phrases — sans utiliser les mots “vision”, “transformation”, “ensemble”, “stratégie” et “engagement” — qu’est-ce que tu dirais ?

Envoie-moi ta réponse. Je te dis si tu tiens une histoire.

Benoît

PS : Si tu cherches un animateur qui porte vraiment un fil narratif (et pas juste un “maître de cérémonie” qui lit un prompteur), note les noms de Stéphane Courgeon et Dorothée Kristy. Je les recommande régulièrement à mes clients. Dis-leur que tu viens de ma part. J’ai plein d’autres supers profils si tu veux.

PPS : Si tu veux qu’on construise ensemble l’architecture narrative de ton prochain événement — plénière, convention, séminaire de direction — réponds à cet email. 30 minutes au téléphone.

Read on benoittrystram.substack.com

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