💡 Tu es en train de construire ton entreprise, de développer ton activité. Tu fais tout pour que ça marche.
Sauf que sans même t’en rendre compte, tu poses peut-être toi-même un plafond au-dessus de ta tête.
C’est humain.
C’est inconscient.
C’est surtout très fréquent chez les entrepreneurs et indépendants qui veulent bien faire.
Je te raconte une histoire ?
L’autre jour, je coachais B., une ingénieure hautement spécialisée qui quitte son emploi salarié pour créer sa propre structure.
📌 Elle n’a même pas encore terminé son contrat.
📌 Son entreprise n’existe pas officiellement.
📌 Elle n’a même pas communiqué sur son lancement.
Et pourtant… les sollicitations affluent déjà.
✅ Un journaliste veut l’interviewer pour un livre sur son expertise.
✅ Un bureau d’études est intéressé par ses compétences.
✅ Un confrère a un surplus d’activité et aimerait la sous-traiter.
👉 Elle n’a encore rien lancé et déjà des opportunités frappent à sa porte.
Mais en discutant avec elle, je perçois des blocages invisibles.
🚧 La peur d’être trop.
🚧 La peur de ne pas être légitime à facturer plus.
🚧 La peur de ne pas avoir assez de clients.
Et là, elle me parle de son choix de statut.
💬 "Je vais me mettre en auto-entreprise, c’est plus simple."
(Pour rappel, actuellement, il est question d’abaisser le chiffre d’affaire annuel à 25000€.)
L’illusion de la simplicité… ou comment se créer un plafond de verre dès le départ.
Sur le papier, l’auto-entreprise semble évidente. C’est simple, rapide, flexible.
Mais ce qui m’a frappée, c’est que son choix n’était pas qu’une décision administrative.
C’était une manière d’être raisonnable.
De ne pas trop prendre de place.
De ne pas se voir trop grand.
💡 Le problème ?
Je la questionne le montant d’une des prestations pour laquelle elle est sollicitée
👉 11 000 € pour 5 semaines.
💬 "Tu te rends compte que deux missions comme ça suffisent à atteindre la limite du statut auto-entrepreneur (25 000 €/an) ?"
Silence.
Elle comprend.
Elle avait construit son projet autour d’un cadre qui n’a rien à voir avec ce qu’elle veut vraiment.
Pas en fonction de son ambition,
Pas en fonction de son potentiel,
Mais en fonction de ses peurs.
Je lui demande alors :
💬 "As-tu une idée du chiffre d’affaires que tu aimerais générer sur un an ?"
Silence.
B. n’y avait même pas réfléchi.
Elle avait simplement construit son projet autour du cadre mental imposé par son statut, sans jamais se demander ce qu’elle voulait vraiment.
Si tu construis ton entreprise sur tes peurs, elles en seront les fondations.
Si tu construis ton entreprise sur tes peurs, elles en seront aussi le plafond.
Mais si tu construis ton entreprise sur tes désirs, tes ambitions, ce qui te motive profondément, alors ce sera tes fondations.
Et ces fondations là sont bien plus solides.
💡 Et non, ce n’est pas être hors sol ou irréaliste.
C’est simplement te donner les moyens d’être aligné avec ce que tu veux vraiment.
🚀 Ton entreprise ne sera pas la même si tu la structures en fonction d’un statut par défaut ou en fonction de ta vraie vision.
Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, une façon d’en sortir est de revenir à l’essentiel : ton projet, ta mission, la valeur que tu veux apporter.
C’est ce que nous avons fait avec B.
Très vite, elle a pris conscience qu’elle voyait trop petit alors que tous les signes montraient que son projet avait déjà une portée bien plus grande :
✔️ Elle était sollicitée sans avoir officiellement lancé son entreprise.
✔️ Elle n’avait ni site, ni communication, ni réseau structuré… et pourtant, les opportunités arrivaient déjà.
✔️ Ce n’était donc pas son projet qui posait problème, mais bien sa perception de sa propre place dans ce projet.
Et c’est là que tout a changé.
Avec B. nous avons clarifié son modèle :
💡 Certaines prestations sont de courte durée mais planifiées longtemps à l’avance.
💡 D’autres sont plus longues mais avec un délai de prévisibilité plus court.
Plutôt que d’adopter une posture défensive et de se conformer à un cadre restreint, elle a appris à structurer son activité pour accueillir et gérer la croissance, plutôt que la subir ou la refuser par peur d’être dépassée.
Nous avons aussi pu travaillé sur sa stratégie et sur certains écueils qu’elle rencontrera car certaines prestations sont fixées longtemps à l’avance mais de courte durée et d’autres plus longues mais avait un délai de prévisibilité plus court.
Son premier réflexe était de se demander :
"Comment faire pour ne pas être trop ?"
Notre cerveau est conçu pour repérer les dangers et anticiper le pire scénario. C’est un mécanisme de survie.
⚠️ "Et si je n’avais pas assez de clients ?"
⚠️ "Et si je facturais trop cher et que ça ne passait pas ?"
⚠️ "Et si je prenais trop de place et que ça dérangeait mes confrères ?"
Oui, ces questions méritent d’être explorées.
Mais pas sans faire l’autre moitié du travail.
💡 Nous avons donc pris le temps d’examiner l’autre scénario, celui que personne ne regarde jamais :
💬 "Quels avantages mes clients auront-ils si je prends pleinement ma place ?"
✨ Plus elle assume ses compétences et son expertise, plus elle apporte de valeur.
✨ Plus elle se positionne clairement, plus elle attire les bons clients.
✨ Plus elle structure son activité, plus elle la rend stable et pérenne.
Et c’est là que B. a compris :
👉 Ce n’est pas juste pour elle qu’elle doit assumer sa valeur, c’est aussi pour ses clients.
Car un entrepreneur qui se limite, c’est aussi un entrepreneur qui limite son impact.
Comme beaucoup de mes clientes, B. est confrontée au syndrome de la bonne élève.
Elle a décliné une proposition de collaboration simplement parce que son entreprise n’était pas encore officiellement créée. Pourtant, elle aurait pu envoyer un devis et avait même d’autres solutions grâce à son réseau de confrères.
Quant à la demande du journaliste ? Elle comptait la transmettre à quelqu’un d’autre… parce qu’elle ne se sentait pas légitime sans un statut officiel.
📌 Elle ne se disait pas "je ne suis pas compétente".
📌 Elle se disait "je ne suis pas prête", « je ne suis pas légitime » à être interviewée sans statut.
Et c’est là tout le problème.
Notre système scolaire nous offre de grandes opportunités en même temps qu’il n’aide pas les femmes à se préparer au monde du travail.
À l’école, on nous apprend à bien nous préparer, même pour un devoir surprise.
Résultat ?
On croit qu’on doit être prête à tout avant d’agir.
Mais dans le monde professionnel, ça ne fonctionne pas comme ça.
Les leaders doivent savoir tester, improviser et ajuster en route.
En effet, qui dit improviser dit aussi lâcher l’idée de la « perfection », or être prête pour beaucoup de femmes, signifie avoir tout passé en revue et être préparée à toutes éventualités.
Cette attente d’être "prête" explique beaucoup de blocages :
🔹 Pourquoi certaines femmes n’osent pas postuler à des postes à hautes responsabilités.
🔹 Pourquoi d’autres s’épuisent à vouloir tout anticiper, jusqu’au burn-out.
🔹 Pourquoi tant d’entrepreneures attendent encore et encore avant d’oser parler de leur offre, de leur produit ou de leur service.
Avec B., nous avons travaillé sur un autre mode de fonctionnement :
❌ Ne plus attendre d’être prête à 100 %.
✅ Avancer à travers l’action et l’expérimentation.
Comment ? Avec des PEPS :
🔹 Une action simple et concrète à réaliser en moins d’une semaine.
🔹 Une expérience, pas un engagement à vie : on teste, on ajuste, on apprend.
🔹 Une sortie de zone de confort maîtrisée : inconfortable mais pas paralysant.
💡 Exemple :
Au lieu de laisser le journaliste, revenir éventuellement vers elle après avoir contacté quelqu’un d’autre, B. a choisi une PEPS simple :
👉 Lui proposer un échange pour l’informer des sujets sur lequel elle pourrait lui apporter des éléments.
Résultat ? Elle a réalisé qu’elle n’avait pas besoin d’un statut pour parler de son expertise.
🚀 Et c’est exactement ce que je conseille à toutes celles qui se sentent bloquées : n’attends pas d’être prête, commence par une action.
Si tu lis ces lignes et que tu ressens ce tiraillement entre ton envie d’aller plus loin et cette petite voix qui te freine, pose-toi cette question :
💬 "Est-ce que je prends mes décisions en fonction de mes envies… ou en fonction de mes peurs ?"
💬 « Est-ce que je veux continuer d’attendre que je sois prête et voir les opportunités s’envoler ou est ce que je peux mettre en place des aujourd’hui une PEPS ? Laquelle?
Ce que tu veux vraiment créer, mérite mieux que d’être limité par des doutes.
🚀 Et si aujourd’hui était le moment où tu décidais d’assumer pleinement la place que tu veux prendre ?
Si cet article résonne en toi et que tu veux qu’on travaille ensemble sur tes blocages, je t’invite à m’écrire.
Ne laisse pas ton plafond de verre dicter les règles. C’est toi qui les écris. 💫
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