Il y a quelques jours, j’ai été interviewée par une journaliste de Libération autour de cette question :
« Comment ne pas perdre les bénéfices des vacances après quelques jours de reprise? »
J’ai trouvé cette question passionnante, parce qu’elle en cache une autre, beaucoup plus profonde — qui, elle, a surpris la journaliste. Elle n’a d’ailleurs pas été retenue dans l’article, qui a préféré se concentrer sur… les apéros (“J’ai des patients lessivés par les apéros”.
Avant de revenir sur cette vraie question de fond, je voudrais partager quelques pistes concrètes
.
Ce qui fait du bien en vacances
On pense souvent que les vacances « font du bien » intrinsèquement. Mais ce n’est pas vrai. Ce qui nous régénère dépend de ce qu’on en fait — pas juste du fait de poser des jours.
Alors, que se passe-t-il pendant cette parenthèse qui nous ressource tant ?
On passe plus de temps dehors.
Marcher, randonner, nager, ou simplement s’asseoir au soleil… Les études montrent à quel point le contact régulier avec la nature réduit le stress, améliore l’humeur et stimule la créativité.
Tip n°1 : passez du temps dehors, même en semaine.On remet le corps au centre.
Activités physiques, artistiques, sensorielles : en vacances, on sort du flux des écrans et de la tête pour se reconnecter au corps. Cela allège l’anxiété et la fatigue cognitive.
Tip n°2 : pratiquez des activités qui réveillent vos sens.On ose la nouveauté.
Découvrir un lieu, tenter une nouvelle activité, modifier sa routine… Tout ce qui rompt la monotonie nourrit la vitalité émotionnelle et renforce la résilience.
Tip n°3 : créez régulièrement de nouvelles expériences, même petites.
Ces points paraissent simples. Pourtant, une fois la reprise lancée, ils disparaissent souvent.
Le vrai problème : votre travail vous épuise-t-il ?
Soyons clairs : si les bénéfices des vacances s’évaporent après seulement quelques jours de reprise, il est temps de s’interroger sur une dimension plus profonde : notre relation au travail.
La rentrée est le moment idéal pour se poser les vraies questions, celles qu’on évite trop souvent :
Qu’est-ce qui, dans mon travail, me porte encore… et qu’est-ce qui m’épuise ?
Qu’est-ce qui siphonne mon énergie au quotidien ?
Est-ce que ce que je fais a encore du sens pour moi ?
Est-ce que j’ai de vraies occasions d’apprendre, d’évoluer, de progresser ?
Parce que si chaque retour au bureau efface en trois jours tout ce que deux semaines de repos avaient reconstruit, la question n’est plus : « Comment prolonger les vacances ? »
La question est : « Qu’est-ce qui, dans mon travail, me vide au point que rien – pas même les vacances – ne suffit à me recharger ? ».
Le manque de sens
Le travail est un vecteur de développement et de contribution. Quand il devient source d’épuisement ou d’angoisse dès le retour de vacances, cela peut être le signe d’ un décalage entre ce que nous faisons et ce qui nous épanouit.
Si les réponses aux précédentes questions sont négatives ou incertaines, il n’est pas surprenant que les vacances paraissent artificielles, comme une pause qui ne peut rien contre un quotidien insatisfaisant.
Pression de le performance
Dans certaines entreprises, la culture de la performance et de la perfection impose une pression qui dépasse largement ce qu’une personne peut supporter.
Il arrive aussi fréquemment que cette pression on se l’impose tout seul.
J’ai par exemple accompagné une enseignante travaillant dans une classe préparatoire réputée qui se donnait pour objectif de préparer des cours de telles sortes qu’ils ne sucitent aucune question. Une question posée était pour elle synonyme d’échec.
J’ai travaillé avec des thérapeutes qui s’inflige beaucoup de pression en terme de résultat des leurs patients clients. Par exemple certains thérapeutes ou coachs attendent des résultats immédiats de leurs clients, ce qui est irréaliste et anxiogène.
Ces attentes constantes créent une fatigue psychique qui efface rapidement les bénéfices des vacances et empêche toute récupération durable.
La nécessité de repenser notre rapport au travail
La vraie question n’est donc pas seulement « Comment prolonger les vacances ? » mais : Comment mon travail peut-il être aligné avec ce qui me fait sens et me donne de l’énergie ?
Repenser son rapport au travail peut passer par :
Réévaluer ses objectifs professionnels et ses priorités.
Identifier et réduire les sources de pression inutiles.
Rechercher davantage de tâches ou de missions qui offrent autonomie, apprentissage et sentiment de contribution.
Considérer, si nécessaire, une réorientation professionnelle plus profonde lorsque le décalage avec ses valeurs et besoins est trop important.
Et si cette rentrée était celle de votre énergie et de votre bien-être au travail ?
Ne laissez pas les bénéfices de vos vacances disparaître en quelques jours. Cette rentrée est l’occasion idéale pour reprendre le contrôle de votre quotidien professionnel : identifier ce qui vous épuise, ce qui vous nourrit et poser les premières actions concrètes pour retrouver du sens et de l’énergie.
💡 Action immédiate :
Prenez 10 minutes dès maintenant pour écrire ce que vous aimez et ce qui vous vide dans votre travail.
Choisissez une action simple à mettre en place cette semaine pour reconnecter avec ce qui vous fait sens.
Vous n’avez pas à le faire seul·e. En tant que coach et psychologue, je peux vous guider pour clarifier vos priorités, réduire les pressions inutiles et construire un quotidien professionnel durablement épanouissant.
👉 Abonnez-vous à cette newsletter pour recevoir des conseils pratiques, des réflexions inspirantes et des exercices concrets pour transformer votre travail en source d’énergie et de satisfaction.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.