Je t’ai déjà raconté ici mon cheminement vers une relation à l’argent plus fluide, mais quand je regarde dans le rétro, ça m’a valu pas mal de p’tites claques derrière l’oreille 🫠
Pendant longtemps, j’ai eu un réflexe automatique : sortir la carte dès que l’addition arrivait. Peu importe avec qui — un ami, une collègue, un date. Sans réfléchir. C’était devenu compulsif.
Avec du recul, je vois clair : cette CB, c’était un peu comme un bouclier.
Quand j’ai vraiment creusé ma relation à l’argent, j’ai découvert ce qui se jouait réellement. Je payais par peur. Peur d’être pris pour un radin. Peur du jugement. Peur d’être celui qui compte ses sous.
Sur le papier, ça tenait la route : “Je suis généreux”, “j’aime faire plaisir”, “pas de malaise”.
Mais en réalité, c’était une stratégie de survie sociale.
Contrôler l’image que les autres avaient de moi. Parce que la peur, c’est souvent ça — une tentative désespérée de garder la main sur ce qui, au fond, nous échappe.
Après avoir fait cette “découverte”, j’ai décidé d’arrêter d’inviter systématiquement. De simplement observer ce qui se passait en moi. Le malaise. La tension. Cette envie de fuir. Ce besoin de “boucler” le moment en payant.
C’était vertigineux. Parce qu’à chaque fois, je touchais du doigt ce que je fuyais : la peur du jugement et quelque part, de l’approbation de l’autre.
Et puis j’ai compris quelque chose : la vraie générosité ne vient pas du réflexe.
Être généreux automatiquement, ce n’est pas être généreux. C’est juste avoir peur. Aujourd’hui, quand j’invite quelqu’un, ça part du cœur, pas du besoin d’être perçu comme “le mec bien”. Et je sens la différence immédiatement.
Ce travail m’a appris un truc essentiel : nos automatismes sont des cachettes parfaites pour la peur.
Ces gestes qu’on fait sans réfléchir nous donnent l’illusion d’être “en contrôle”. Mais dès que j’ai arrêté deux minutes pour observer ce qu’il y avait dessous, j’ai trouvé une émotion que je préférais jusqu’ici ignorer.
Et puis il y a eu les dates amoureux. Là, j’ai pris une claque.
Quand j’ai commencé à parler de tout ça, certaines femmes m’ont confié quelque chose que je ne m’attendais pas à entendre : ça les soulageait que je ne paie pas systématiquement.
“Quand un mec paie”, m’ont-elles dit, “je me sens parfois redevable. Comme s’il fallait que je rende, d’une manière ou d’une autre.”
Pas tout de suite. Pas toujours consciemment. Mais la sensation était là.
J’étais loin d’imaginer que ce geste que je croyais bienveillant pouvait créer un déséquilibre. Moi qui pensais “moins on parle d’argent, mieux c’est”, j’ai compris le pouvoir symbolique de cet acte simple : payer, dans une relation hétéro, ça n’est jamais juste un geste.
En creusant encore plus loin, j’ai découvert le cœur de la question : derrière mon besoin de donner constamment, il y avait aussi et surtout une manière inconsciente de ne pas laisser la place à recevoir.
Parce que recevoir, c’est vulnérable. C’est accepter de ne pas maîtriser, d’accueillir sans rendre en retour. Et ça, ça me faisait peur.
Le “donner et recevoir”, ces deux faces d’une même pièce, ce sera pour une prochaine newsletter. Reste à l’affût, mais spoiler : derrière tout ça, il y a aussi… de la peur.
D’ailleurs, en parlant de peur…
De la peur à l’Action — 2 jours pour faire de ta peur une alliée
👉 Paris les 7 & 8 février 2026
👉 Paris les 13 & 14 mai 2026
👉 Biarritz les 13 & 14 juin 2026Avec Marie Roussel, qui est elle aussi coach, on te propose deux jours d’exploration, d’exercices, de discussions et de moments forts.
On y parle de nos peurs, bien sûr, mais aussi de ce qu’elles cachent : nos désirs, nos colères, nos besoins de reconnaissance. On y rit, on y pleure parfois et on en ressort plus vivant.
Ce n’est ni un stage perché ni une thérapie de groupe : c’est une expérience humaine, simple, profonde, et incroyablement concrète.
Des stages qu’on a vécu en tant que participants, qui nous ont fondamentalement changé la vie et qu’on est très heureux de pouvoir transmettre aujourd’hui.
En espérant t’y voir et pouvoir t’accompagner durant ces deux jours.
Merci pour ton attention et je te souhaite une belle fin de semaine !
Fabrice
Maud Alavès, star de Linkedin, et sa vie riche. Spoiler : ce n’est pas ce que vous croyez.
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