Sam Manekshaw
| Président des chefs du comité d'état-major (en) | |
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| Chef d'état-major de l'armée | |
| - |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Sherwood College (en) Command and Staff College (en) Académie militaire indienne Royal College of Defence Studies |
| Activité |
| Armes |
Armée indienne britannique (jusqu'en ), armée de terre indienne |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Distinctions | Liste détaillée Croix militaire 1939-45 Star Médaille de l'indépendance indienne (en) Burma Star War Medal 1939-1945 Médaille du service distingué indien Sangram Medal (en) General Service Medal (India) (en) Étoile Poorvi (en) Padma Bhushan Padma Vibhushan India Service Medal (en) |
Sam Hormousji Framji Jamshedji Menekshaw (souvent abrégé Sam H. F. J. Menekshaw), né le à Amritsar (Raj britannique) et mort le à Wellington (en) (Inde), est un field marshal de l'armée indienne. Initialement servant dans l'armée indienne britannique, il devient chef d'état-major de l'Armée de terre durant la guerre de libération du Bangladesh en 1971, avant de devenir le premier indien à être élevé à la dignité de maréchal. Il sert notamment durant la Seconde Guerre mondiale, les guerre indo-pakistanaises et la seconde guerre sino-indienne (en), gagnant le surnom de Sam Bahadur, soit Sam « le Brave ». Il est considéré comme l'un des plus grands héros de guerre indiens.
D'origine parsis, Manekshaw se tourne vers une carrière militaire après ses études secondaires et intègre la première promotion de l'Académie militaire indienne de Dehradun en 1932. Il est ensuite commissionné au 12e régiment de la Frontier Force. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se distingue par son courage au combat et reçoit la croix militaire pour bravoure. Après la partition des Indes en 1947, il participe à la première guerre indo-pakistanaise, puis est détaché à des fonctions de planification militaire. Il est ensuite promu brigadier alors qu'il sert à la Direction des opérations militaires.
En 1952, Manekshaw prend le commandement de la 167e brigade d'infanterie, poste qu'il occupe jusqu'en 1954, avant d'être nommé directeur de la formation militaire au quartier général de l'armée. En 1962, il est accusé de trahison dans un procès à motivation politique. Bien qu'il soit reconnu innocent, cette affaire l'empêche de participer au conflit frontalier sino-indien de 1962. L'année suivante, il est finalement promu commandant d'armée et prend la tête du Commandement de l'Ouest, avant d'être transféré au Commandement de l'est en 1964. C'est dans cette fonction qu'il remporte, en 1967, la première victoire indienne contre une offensive chinoise lors des affrontements de Nathu La et Cho La. Il devient ensuite, en 1969, le septième chef d'état-major de l'armée indienne. Sous son commandement, l'armée indienne soutient les forces indépendantistes du Bangladesh en leur fournissant armes et munitions face à la puissante armée pakistanaise en 1971, qui aboutit à l'indépendance du Bangladesh.
En , Manekshaw est élevé à la dignité de maréchal, devenant le premier des deux seuls officiers indiens à atteindre ce rang, avec Kodandera Cariappa (en). Il prend sa retraite le et meurt le , à l'âge de 94 ans.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et formation
[modifier | modifier le code]Sam Menekshaw, de son nom complet Sam Hormousji Framji Jamshedji Menekshaw, naît le à Amritsar, une ville du nord-ouest du Pendjab, dans le Raj britannique. Ses parents sont des Parsis ayant quitté Bombay en 1903 pour Amritsar[a],[1].,[2], où son père y exerce la médecine[1]. Sam grandit dans une famille de six enfants, dont quatre fils, Sam en fut le cinquième.
Manekshaw fait ses études primaires au Pendjab, puis il rejoint le Collège Sherwood de Nainital, où il reste huit ans[3]. En 1931, il réussit brillamment ses examens de fin d'études secondaires. Il demande alors à son père de l'envoyer à Londres pour étudier la médecine, mais ce dernier refuse, estimant qu'il est encore trop jeune, et parce qu'il finance déjà les études d'ingénierie de ses deux frères aînés en Europe[4]. Manekshaw s'inscrit donc au Collège hindou de Sabha, où il obtient son diplôme en [5].
Au début de la même année, il est séduit par un avis officiel annonçant l'ouverture de la nouvelle Académie militaire indienne. Le , il fait partie des quinze cadets sélectionnés[6].
Académie militaire indienne
[modifier | modifier le code]Manekshaw fait partie de la première promotion de cadets de l'Académie militaire indienne (AMI)[7], surnommée « les Pionniers ». Cette promotion comprend également Smith Dun (en) et Muhammad Musa, qui deviendront plus tard respectivement chefs d'état-major de la Birmanie et du Pakistan[6]. Durant son passage à l'AMI, Manekshaw se distingue à plusieurs reprises. À cette époque, le commandant de l'Académie est le brigadier Lionel Collins (en).
Manekshaw manque de peu d'être suspendu de l'AMI lorsqu'il part en vacances à Mussoorie avec Kumar Jit Singh (le maharaja de Kapurthala) et Haji Iftikhar Ahmed, et ne revient pas à temps pour les exercices du matin[8].
Sur les quarante cadets admis à l'AMI, seuls vingt-deux terminent leur formation, et ils sont nommés sous-lieutenants le [9]. Parmi ses camarades de promotion figurent plusieurs personnalités militaire éminentes tels que Mohan Singh Deb, le fondateur de l'armée nationale indienne, Melville de Mellow, ainsi que deux futurs généraux de l'armée pakistanaise, Mirza Hamid Hussain et Habibullah Khan Khattak[10].
Carrière militaire
[modifier | modifier le code]Manekshaw rejoint le 2e bataillon des Royal Scots, stationné à Lahore. Par la suite, il est affecté au 4e bataillon du 12e régiment Frontier Force, en poste en Birmanie[11]. Le , il est nommé quartier-maître de sa compagnie. Déjà polyglotte, Manekshaw parle couramment le pendjabi, l'hindi, l'ourdou, l'anglais et sa langue maternelle, le gujarati[12]. En , il obtient également la qualification d'interprète militaire de haut niveau en pachto[13].
Période Seconde Guerre mondiale (1939-1947)
[modifier | modifier le code]Au début du conflit, une pénurie d'officiers qualifiés pousse l'armée à promouvoir rapidement ses cadres, sans exiger la durée de service normalement requise. Durant les deux premières années de la guerre, Manekshaw est donc temporairement promu capitaine, puis major, avant d'obtenir, le , le grade effectif de capitaine[14].
Manekshaw combat en Birmanie en 1942, lors de la bataille du pont de la Sittang, avec son régiment[15]. À la tête de sa compagnie, il mène une contre-attaque victorieuse contre l'armée impériale japonaise sur la colline Pagode, malgré de lourdes pertes[16]. Grièvement blessé à l'abdomen, il se fait remarqué par le général David Tennant Cowan, qui lui décerne la croix militaire pour sa bravoure. Finalement transporté hors du champ, il est soigné d'urgence par un chirurgien australien. Malgré des blessures presque fatales, Manekshaw survit[17].
Après sa convalescence, il suivit en 1943 le cours d'état-major à Quetta, en actuel Pakistan. Promu lieutenant-colonel temporairement en 1944[14], il participe à la reddition japonaise, supervisant le désarmement de plus de 10 000 prisonniers de guerre sans incident. À la fin du conflit, il devint officier d'état-major auprès du général Douglas Gracey, puis travaille sous les ordres du général Claude Auchinleck aux côtés de Yahya Khan, futur président pakistanais[18]. En 1947, il obtint le grade de major et rejoint la Direction des opérations militaires en Inde[19].
Partition et réorganisation de l'armée (1947-1957)
[modifier | modifier le code]En 1947, lors de la partition des Indes, le bataillon auquel appartient Manekshaw est intégré à la nouvelle armée pakistanaise. Il est donc réaffecté aux 8e régiment de fusiliers gorkhas[19], refusant la proposition personnelle de Muhammad Ali Jinnah de rejoindre les forces pakistanaises[20],[21].
En , il est nommé commandant du 3e bataillon du 5e régiment de fusiliers gorkhas. À ce moment, les troupes pakistanaises envahissent le Cachemire, s'emparant de la ville stratégique de Muzaffarabad. Le , Manekshaw accompagne V. P. Menon à Srinagar, où il effectue une reconnaissance aérienne avant de rendre compte de ses observations à Jawaharlal Nehru[22]. Deux jours plus tard, les forces indiennes sont envoyées au Cachemire pour défendre Srinagar. Il est levé de ses fonctions de commandement du bataillon de fusiliers et est plutôt affecté à la Direction des opérations militaires[23].
Promu colonel puis brigadier, il devient directeur des opérations militaires. En 1949, il fait partie de la délégation indienne à la conférence de Karachi (en) qui aboutit au cessez-le-feu et à la ligne de contrôle[24]. En 1952, Manekshaw est nommé commandant de la 167e brigade d'infanterie à Firozpur. Deux ans plus tard, il devient directeur de l'instruction militaire au quartier général de l'armée, puis en 1955, commandant de l'École d'infanterie à Mhow (en). En 1957, il est promu brigadier à titre définitif[25].

Ascension puis crise politique (1947-1968)
[modifier | modifier le code]En 1957, Manekshaw rejoint le Royal College of Defence Studies de Londres pour suivre un cours supérieur de commandement d'un an. À son retour, il prend le commandement de la 26e division d'infanterie, avec le grade temporaire de major général[26]. À ce poste, il évolue aux plus hautes sphères de commandement, influençant même le ministre de la Défense V. K. Krishna Menon[27].
En 1959, il devient major général à titre définitif, puis est nommé commandant du Collège d'état-major des services de défense (en) basé à Wellington (en). En 1961, Brij Mohan Kaul (en), proche de Nehru, accède à un poste clef de l'état-major indien contre l'avis des officiers supérieurs[20]. Kaul prend de l'influence au sein de l'armée et marginalise les officiers indépendants, dont Manekshaw, qu'il fait surveiller et accuse de sédition pour avoir conservé des portraits de la reine dans son bureau[28],[29]. Une cour d'enquête militaire présidée par le général Daulet Singh (en) ne trouve aucune preuve contre lui et l'innocente[30]. Mais la procédure l'empêche de participer à la guerre sino-indienne de 1962, qui se solde par une défaite de l'Inde[20]. Kaul est finalement limogé. Peu après, Nehru s'excuse et confie à Manekshaw le commandement du IVe corps basé à Tezpur, avec le grade de lieutenant général[31].
Dès sa prise de fonction, Manekshaw explique les causes de la défaite indienne et mène des changements[32]. Il relève le moral des troupes, interdit toute retraite sans son autorisation écrite, et réorganise la logistique de l'agence de la frontière nord-est, améliorant l'équipement et les conditions de vie des soldats[33]. Il devient en 1963 commandant en chef du Commandement de l'Ouest, puis, en 1964, est transféré à la tête du Commandement de l'Est à Calcutta, dans un contexte de méfiance du pouvoir civil envers l'armée[34]. Il y dirige les opérations contre les insurrections du Nagaland et du Mizoram, et reçoit en 1968 la Padma Bhushan, l'une des plus hautes distinctions civiles de l'Inde[35].
En 1967, cinq ans après la défaite de 1962, la Chine tente de s'emparer de quatre positions stratégiques au Sikkim : Nathu La, Jelep La (en), Sebu La et Cho La (en)[36]. Ces cols dominent le corridor de Siliguri, étroite bande de terre qui relie l'Inde du Nord-Est au reste du pays. Le général Sagat Singh décide de ne pas reculer face à l'attaque chinoise[37] ; Manekshaw soutient sa décision et organise la mobilisation militaire indienne, se préparant à l'affrontement (en). Ce dernier se conclut par une victoire indienne, les troupes chinoises se retirant du secteur avec des pertes plus importantes[38].
Chef d'état-major et victoire militaire (1969-1972)
[modifier | modifier le code]En , à la retraite du général Kumaramangalam (en), Manekshaw est nommé huitième chef d'état-major de l'armée indienne[39]. À ce poste, il s'oppose fermement à un projet visant à instaurer des quotas de castes dans l'armée, estimant que cela compromettrait son esprit d'unité et de mérite[40]. Lors d'une visite à un bataillon du 8e régiment de fusiliers gorkhas en , un soldat l'appelle affectueusement « Sam Bahadur », surnom qui lui restera[41]. À cette époque, sa popularité et son autorité suscitent des rumeurs de coup d'État. Le Premier ministre Indira Gandhi l'interroge directement et Manekshaw niera toute intention de renverser le pouvoir[42].
Le pays est cependant confronté à un nouveau conflit qui fait taire ses rumeurs, la guerre indo-pakistanaise de 1971. Cette guerre éclate à la suite de la guerre de libération du Bangladesh, un conflit opposant le Pakistan occidental au Pakistan oriental, dont ce dernier est majoritaire sur le plan démographique mais privés de représentation politique. En mars, l'armée pakistanaise lance une campagne de répression violente contre les séparatistes, dont beaucoup sont d'anciens soldats et policiers. Des milliers d'habitants sont tués, et près de dix millions de réfugiés fuient vers l'État indien du Bengale-Occidental. En avril, le gouvernement indien décide d'intervenir militairement pour soutenir la création du Bangladesh et mettre fin à l'afflux de réfugiés[43]. Manekshaw prend le commandement intégral des opérations militaires du pays, coordonnant l'armée de terre, la force aérienne et la marine[44],[45].
Elévation à la dignité de maréchal et fin de vie (1972-2008)
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Après la guerre, Indira Gandhi décide de promouvoir Sam Manekshaw au grade de maréchal (« field marshal ») et de le nommer chef d'état-major de la défense. Cette nomination est abandonnée à la suite des objections des commandants de la marine et de l'armée de l'air. Ces derniers craignent qu'en raison de l'origine de Manekshaw, issu de l'armée de terre, les forces navales et aériennes, plus petites, soient reléguées au second plan. De plus, certains fonctionnaires redoutent que cette nouvelle fonction réduise leur influence sur les affaires de défense[46].
Bien que Manekshaw doive prendre sa retraite en , son mandat est prolongé de six mois. En reconnaissance de ses services exceptionnels rendus aux forces armées et à la nation, il est élevé à la dignité de maréchal le . Il devient ainsi le premier officier de l'armée indienne à recevoir cette distinction. La cérémonie officielle de remise du grade a lieu le deux jours plus tard au Rashtrapati Bhavan, la résidence du président de l'Inde[47]. Pour ses services rendus à l'Inde, le président lui décerne également le Padma Vibhushan la même année.
Le , jour célébré comme la Journée de l'armée en Inde, Manekshaw prend sa retraite après près de quarante ans de carrière. Il s'installe avec sa famille à Coonoor. Très apprécié des soldats gurkhas, il est fait général honoraire de l'armée népalaise[48], et reçoit en 1977 l'ordre des Tri Shakti Patta (en) de première classe, distinction du royaume du Népal remise personnellement par le roi Birendra. Après avoir quitté l'armée, Manekshaw siège comme administrateur indépendant et parfois président de plusieurs grandes entreprises, dont Bombay Burmah Trading Corporation, Britannia Industries (en) et Escorts Limited (en)[49].
Bien qu'il ait été promu maréchal en 1973, Manekshaw ne reçoit pas pendant plus de trente ans l'intégralité des allocations liées à ce grade. Ce n'est qu'en 2007, lors d'une visite du président A. P. J. Abdul Kalam, qu'il reçoit enfin un chèque de 1,3 crore de roupies correspondant à ses arriérés de solde[50]. Même après sa retraite, il reste une figure emblématique de l'armée indienne : lors de la guerre de Kargil en 1999, il rend visite aux soldats hospitalisés, et le chef d'état-major de l'époque, le général Ved Prakash Malik (en), le cite comme son modèle et son inspiration[51].
Mort
[modifier | modifier le code]Il meurt de complications dues à une pneumonie à l'hôpital militaire de Wellington, dans le Tamil Nadu, durant la nuit du , à l'âge de 94 ans. Selon les témoignages, ses derniers mots auraient été « je vais bien ! »[44]. Il est exhumé avec les honneurs militaires au cimetière parsi d'Ooty, à côté de la tombe de son épouse[52]. Aucune journée nationale de deuil n'a été déclarée, une décision conforme au protocole, mais inhabituelle pour une personnalité d'importance nationale[53]. En revanche, le Bangladesh lui rend hommage, en reconnaissance de son rôle dans la guerre d'indépendance de 1971[44].
Vie personnelle
[modifier | modifier le code]Manekshaw épouse Silloo Bode le à Bombay ; ils auront deux filles[54]. Sa confession n'est ni hindou, ni musulmane car il appartient à la communauté parsie[20].
Caractère
[modifier | modifier le code]Manekshaw fut un homme charismatique, réputé pour son charme naturel[55]. Il est souvent décrit comme un véritable gentilhomme[56].Comme beaucoup de militaires de sa génération, son passé dans l'armée britannique lui laisse un goût prononcé pour certaines habitudes anglaises, telles que l'amour du whisky ou le port de la moustache en guidon[57].
Il inspire une grande loyauté à ses soldats grâce à sa bravoure personnelle, son sens de la justice et sa tendance à éviter les punitions inutiles[58]. Cependant, il entre souvent en conflit avec les politiciens, car il refuse de céder à leurs exigences injustes ou contraires à l'éthique. Sa popularité suscite aussi la méfiance du pouvoir civil, qui craint qu'un chef militaire aussi admiré ne menace l'équilibre du pouvoir[59].
Héritage et hommages
[modifier | modifier le code]Apports militaires doctrinaux
[modifier | modifier le code]La stratégie appliquée par Manekshaw pendant la guerre de 1971 est considérée par les analystes comme précurseur de la doctrine militaire indienne dite du « Cold Start (en) »[b], qui préconise des attaques offensives intégrées et rapides[60]. Il met en place une tactique de choc et de surprise, notamment avec le IVe corps, géographiquement désavantagé, mais utilisé de manière décisive pour remporter la victoire. Analyses et historiens militaires voient dans ses opérations un style de guerre type Blitzkrieg, voire encore plus rapide que les modèles européens classiques[61],[62],[63],[64]. Le théoricien militaire français André Beaufre, invité par Manekshaw, conclut que les opérations menées par ce dernier correspondaient à une guerre de mouvement[65],[66].
Hommages
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Le , connu sous le nom de Vijay Diwas (en) (« Jour de la Victoire »), est célébré chaque année pour commémorer la victoire de 1971 sous le commandement de Manekshaw. En son honneur, un timbre-poste à son effigie en uniforme de maréchal est émis le par la présidente Pratibha Patil[67].
Plusieurs lieux et institutions portent son nom, notamment le centre Manekshaw à Delhi, inauguré en 2010 et accueillant la conférence bisannuelle des commandants de l'armée[68],[69], ainsi que le terrain de parade Manekshaw à Bangalore, lieu de la célébration du Jour de la République du Karnataka[70]. Un pont à Ahmedabad et une statue en granit à Wellington[71], près du pont Manekshaw[72], ont également été inaugurés en son honneur, tout comme sa statue dans le cantonment de Pune.
Dans la culture populaire, il est incarné par Vicky Kaushal dans un film biographique de 2023, Sam Bahadur, et apparaît dans le roman Les Enfants de minuit de Salman Rushdie, dans le chapitre Sam and the Tiger.
Distinctions et décorations
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Padma Vibhushan, 1972
Padma Bhushan, 1968
General Service Medal (en)
Étoile Poorvi (en)
Étoile Paschimi (en)
Raksha Medal (en)
Sangram Medal (en)
Sainya Seva Medal (en)
Médaille de l'indépendance indienne (en)
Médaille du 25e anniversaire de l'indépendance (en)
Médaille des 20 ans de service militaire
Médaille des 9 ans de service militaire
Croix militaire, 1942,
Royaume-Uni
Étoile de la guerre 1939-1945
Étoile de Birmanie,
Royaume-Uni
Médaille de la guerre 1939-1945,
Royaume-Uni
India Service Medal (en)
General Service Medal de 1918,
Royaume-Uni
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sam Manekshaw » (voir la liste des auteurs).
Notes
[modifier | modifier le code]Références
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Bibliographie
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- (en) Maj Gen Shubhi Sood, Field Marshal Sam Manekshaw : The Legendary Military Leader, Prabhat Prakashan, , 280 p. (présentation en ligne)