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Esther Senot

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Esther Senot
Esther Senot lors d'un témoignage en 2022.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Estera Mechla DzikVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Esther DzikVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Lieux de détention
Distinctions

Esther Senot, née Dzik le à Kozienice en Pologne, est une survivante de la Shoah et une témoin. Elle est déportée de Drancy vers Auschwitz, par le convoi no 59, en date du .

Enfance et famille

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Estera Mechla Dzik est née le à Kozienice, en Pologne[1],[2] de l'union de Nuchim et de Gela Fridman[3]. Son père Nachim Dzik est né le à Kałuszyn, en Pologne[4]. Gela Dzik (née Fridman) est née le à Kozienice, en Pologne[4]. Nachim Dzik est un cordonnier, de santé fragile[5].

La famille arrive en France en 1928[1] ou en 1929[5]. Ils sont des Juifs non-pratiquants et communistes[5]. Ils habitent le quartier de Belleville, impasse de Gênes, puis au 10 passage Ronce, dans le 20e arrondissement de Paris.

Esther Dzik est la sixième d'une fratrie de sept enfants composée de :

  • Israël, né en 1911,
  • Maurice, né en 1913[5],[6],
  • Samuel (Szmul), né le , en Pologne, ouvrier tailleur, « concentré » le (rafle du billet vert) et libéré le [7],
  • Marcel (Maylich), né le à Kozienice[4], apprenti tailleur, interné à Pithiviers (rafle du billet vert)[7], déporté de Pithiviers vers Auschwitz, le , par le convoi No 4, y meurt du typhus[8] le [5],
  • Fanny (Feiga), née le à Kozienice[4], déportée par le convoi No 46 le , de Drancy à Auschwitz[4], où elle est morte le [7],
  • Esther
  • Achille, né le , dans le 12e arrondissement de Paris[4], déporté par le convoi No 19 le14 , de Drancy vers Auschwitz[4].

En 1934, la demande de naturalisation de la famille est refusée[1]. La même année, le frère aîné, Israël, part vivre en Belgique[8] et rejoint en 1936 les Brigades internationales en Espagne, puis est ramené en 1939 avec les unités soviétiques en URSS et envoyé au Birobidjan. Il s'installe en Ukraine à la fin de la Seconde Guerre mondiale[5],[8].

Le frère cadet, Maurice, fait son service militaire en 1937. Il se retrouve avec son régiment en 1940 à Pau (Pyrénées-Atlantiques)[5]. Marié et père de famille avant-guerre, il ne vit plus chez ses parents[8].

Seconde Guerre mondiale

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Son frère Samuel est arrêté à Paris, envoyé à Drancy. Il est libéré pour raison de santé. Arrêté une deuxième fois avenue Parmentier, il est tabassé au poste de police du quartier. Hospitalisé à l'hôpital Tenon lors de la rafle du Vel' d'Hiv en [9]. Il est exfiltré par un réseau vers la zone libre. Il survit à la guerre[2].

Le , ses parents Nachim et Gela ainsi que son frère Achille, âgé de 11 ans, sont pris dans la rafle du Vélodrome d'Hiver[1]. Ils sont internés à Drancy et déportés à Auschwitz par le convoi No 19, en date du . Ils sont assassinés à leur arrivée[2].

Esther Dzik échappe à la rafle car elle passe la nuit chez sa belle-sœur, l'épouse de Maurice. Cette dernière est exfiltrée par un réseau communiste. Esther Dzik se retrouve seule. Durant deux semaines, elle trouve un refuge chez la concierge de son immeuble. Elle l'aide à passer la ligne de démarcation pour retrouver son frère Maurice à Pau[2]. Elle reste avec Maurice jusqu'en . Quand son frère décide de rejoindre l'Afrique, Esther retourne à Paris[3].

Elle est arrêtée en au métro Saint-Paul lors d'un contrôle d'identité puis déportée à 14 ans par le convoi No 59, en date du , de Drancy à Birkenau où sont déjà internées sa sœur Fanny et sa tante. Affectée d'abord au Aussenkomando, Fanny parvient à la faire entrer à la Weberei. Après l'évacuation du camp en , Esther participe à la marche de la mort et reste ensuite à Bergen-Belsen avant de passer par Flossenbürg et Mathausen. Elle est libérée le [3].

Après la guerre

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Le retour en France est difficile, elle fait une tentative de suicide avant de se marier avec Jacques Senot[10]. À partir de 1985[11], Esther Senot témoigne sur la Shoah comme elle l'avait promis à sa sœur lors de leur internement. Elle raconte son histoire dans La Petite Fille du passage Ronce publié aux éditions Grasset en 2021. Elle est faite chevalier de la Légion d'honneur en puis officier en . Elle fut également nommée officier de l'ordre national du Mérite en en tant qu'intervenante en milieu scolaire au titre du devoir de mémoire.

Décorations

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Notes et références

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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