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Building an Oecumene of Historians. Documents on the History of the Comité International des Sciences Historiques 1926–2026, vol. 29, doc. 40
volume linkBern 2026
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| Archive | National Archives of France, Saint-Denis |
| Archival classification | FR-ANF 105AS/278 |
| Archival classification | FR-ANF Comité international des sciences historiques (CISH) (1923-2000) |
| Dossier title | 1997. |
dodis.ch/75271
Entretien du Secrétaire général du CISH, Bédarida, avec l’expert de l’UNESCO Zapata et le Délégué de la Côte-d’Ivoire auprès de l’UNESCO Wondji1
Compte-rendu de la réunion sur le projet de coopération CISH/UNESCO du 9 juillet 1997 à Paris
1) C. Wondji expose ce que sont les objectifs de l’UNESCO. On peut en signaler trois:
– entreprendre des recherches historiques sur les conflits régionaux (analyse de leurs cause et réflexion sur les remèdes)
– investir davantage le monde intellectuel et scientifique dans les programmes de l’UNESCO
– aspect pédagogique: renouveler le contenu de l’enseignement (plus le problème des manuels scolaires)
2) Pour la mise en œuvre des études régionales, François Bédarida pose la question de la direction des opérations: il faut un responsable pour orienter et coordonner
– pour l’Afrique noire, ce sera Christophe Wondji, qui peut s’appuyer sur des spécialistes dans plusieurs pays.
Une base privilégiée: le Mali, où le président de la République est un historien (de même que l’ambassadeur à Paris).
– pour l’Europe du Centre-Est, faire appel au Prof. Kłoczowski.
– pour l’Amérique latine, Zapata suggère le Mexique ou le Brésil (avantage de la langue).
Christophe Wondji suggère Candido Mendes, membre du Bureau de Conseil International des Sciences Sociales, qui a des bases et antennes au Brésil.
Zapata préfère que François Bédarida sonde le ou les Brésiliens présents à Spolète pour savoir ce que le Comité brésilien, qui va adhérer au CISH, est prêt à envisager et à faire dans le domaine des études régionales.
3) Les rencontres régionales doivent se dérouler selon le calendrier suivant:
– 1er semestre 1998:
Réunion à Varsovie ou Lublin sur l’Europe du Centre Est,2
Coordonnateur: Jerzy Kłoczowski
– fin 1998 (novembre ou décembre, période favorable: c’est la saison sèche):
Symposium à Bamako? (Mali) sur l’Afrique noire,3
Coordonnateur: C. Wondji
Il est précisé qu’il est capital de faire venir des historiens d’Afrique du Sud.
– 1999: Amérique latine:4
François Bédarida indique que pour l’Amérique latine. Il faut un travail préalable pour élaborer une problématique. Tenir compte des guerres civiles et des dictatures guerrières autant que des conflits nationaux bilatéraux.
C’est Zapata qui sera chargé de la coordination.
4) Discussion sur la «culture de la paix». Le terme «désarmer l’histoire»
Zapata propose une interprétation subtile: étudier les pays, les mouvements, les traités qui ont réussi à introduire et faire respecter la paix.
Quelles sont les conditions pour qu’une paix s’installe ou réussisse (exemple le Bostwana ou le Costa-Rica)? Peut-on parler de stabilité? (La stabilité a-t-elle un sens en histoire?)
Objections de François Bédarida: non seulement on ne peut gommer les guerres, mais en se focalisant sur ces zones de «paix» (ou de moindre turbulence), on court le risque de s’attacher à des terrains secondaires de l’histoire (exemple: les pays scandinaves).
5) Le Comité de pilotage devra se réunir très rapidement – fin septembre ou début octobre 1997 (au moment du Conseil exécutif de l’UNESCO). Une autre réunion serait à prévoir début 1998.
6) Pour l’organisation des symposium, il faut:
– une problématique élaborée sous la responsabilité du Comité de pilotage (puis définie et adoptée par lui).
– un historien coordonnateur sur place.
– des papiers préparés à l’avance (communications scientifiques), les auteurs sachant qu’il y aura publication après le symposium
– un nombre limité de participants: une dizaine ou une douzaine de spécialistes, soit en incluant les membres du Comité de pilotage 12 à 18 personnes (18 = le maximum)
– durée: 3 à 4 jours
– publication des textes
– après le symposium, il faut souhaiter que soient induits de nombreux (ou nouveaux?) programmes de recherche
On envisage le problème de l’ouverture au public: il y a du pour et du contre. La question est à étudier de près. Il faut avant tout assurer l’indépendance et la liberté de parole des historiens présents.
Autre possibilité: une séance publique à l’ouverture et une autre peut-être à la clôture.
7) Budget. Selon les calculs de Christophe Wondji
| Comité de pilotage | $ 3300 |
| Symposium Afrique noire | $ 43 000 |
| Symposium Europe centre-Est | $ 25 000 |
| Symposium Amérique latine | $ 90 000 |
| Total à prévoir | $ 185 000 |
8) Congrès d’Oslo
Instances pressantes de Christophe Wondji
François Bédarida reste prudent et temporisateur (il faut attendre Spolète, les réunions du Bureau5 et de l’Assemblée générale.6 Voir en fonction des sujets adoptés… Prudence sur le Peace History Society, etc.) Peut-on prévoir des séances spéciales rendant compte des 3 symposiums régionaux?
On reverra la question à l’automne 1997.
- 1
- Archives Nationales Françaises, FR-ANF, 105AS/278. Cette version non définitive du compte-rendu établi le 7 septembre 1997 de la réunion tenue le 9 juillet 1997 à l’UNESCO à Paris entre Francisco Bolívar Zapata de l’UNESCO, le Délégué de la Côte-d’Ivoire auprès de l’UNESCO, le Professeur Christophe Wondji, et le Secrétaire général du CISH, François Bédarida, concerne le projet de coopération CISH/UNESCO.↩
- 2
- Lublin, 23–25 octobre 1998, «Frontières et changements de l’espace national dans l’histoire de l’Europe du Centre-Est: Biélorussie, Lituanie, Pologne et Ukraine».↩
- 3
- Bamako, 14–21 mars 1999, «Réalité et perception des frontières en Afrique noire du Moyen Âge au XXème siècle».↩
- 4
- Le projet de rencontre s’oriente vers le thème «Les Grandes Caraïbes, leur identité culturelle et nationale». Son aboutissement est cependant compromis, cf. le procès-verbal de la réunion du Bureau à Moscou de 1999, dodis.ch/75975. Finalement, un panel de l’UNESCO est organisé sur le thème «Caraïbes: Multiculturalisme et diasporas» lors du XXème Congrès international des sciences historiques à Sydney en 2005.↩
- 5
- Cf. dodis.ch/76266.↩
- 6
- Cf. dodis.ch/76265.↩
Relations to other documents
| http://dodis.ch/75271 | is quoted in | http://dodis.ch/75272 |
| http://dodis.ch/75271 | is quoted in | http://dodis.ch/76466 |


