Également: Rapport complémentaire au rapport du Secrétaire général, de septembre 1981 (annexe).
Également: Remarques sur le XVe Congrès du CISH par Madame le professeur Hélène Ahrweiler, Secrétaire général du CISH, du 21.9.1981 (annexe).
Printed in
Building an Oecumene of Historians. Documents on the History of the Comité International des Sciences Historiques 1926–2026, vol. 29, doc. 33
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| Archive | Publication |
| Archival classification | Pub No 12 pp. 153–163 |
| Dossier title | Bulletin d'Information du Comité International des Sciences Historiques (BI du CISH) (1981–1985) |
| Archive | Swiss Federal Archives, Bern | |
| Archival classification | CH-BAR#J2.127-02#2004/437#39* | |
| Dossier title | Comité International des Sciences Historiques CISH: Korrespondenz, Berichte der Bureau-Sitzungen, Vorschläge für Historikertage (1977–1983) | |
| File reference archive | 1.8.4 |
dodis.ch/75264
Rapport de la Secrétaire générale, Ahrweiler, présenté lors de la réunion du Bureau du CISH1
[Bilan et perspectives (1980–1981)]
En succédant en août 1980 au professeur Michel François en tant que secrétaire général du CISH, nous nous donnions un an pour observer une machine parfaitement rodée par notre prédécesseur pendant les trente années de son mandat, pour en comprendre les mécanismes et pour commencer à dégager les lignes de force de notre action future, tout en traitant évidemment les affaires courantes et en prenant les initiatives indispensables.
Cette politique d’attente nous était facilitée par le fait que le CISH se trouvait dans l’année qui suivait son XVème congrès, qui s’était tenu avec un si grand succès à Bucarest, et que les subventions qu’accorde l’UNESCO au CISH à travers le CIPSH couvraient l’exercice 1981–1983 et que nous n’aurions à entamer les procédures pour l’année 1984 qu’au début de 1982.
Le 19 décembre 1980, nous adressions nos vœux2 pour l’année 1981 à tous les présidents des Comités Nationaux, à tous les présidents des Organismes affiliés et à tous les présidents des Commissions internes dont nous possédions les coordonnées, en leur demandant de nous faire part de leurs réflexions sur le congrès de Bucarest et de bien vouloir nous tenir au courant de tout ce qui concernait l’activité de leur Comité ou Association.
Notre premier étonnement fut de ne recevoir qu’un peu plus d’un tiers de réponses qui, dans la moitié des cas environ, ne répondaient que très imparfaitement aux questions posées. Nous recevons encore sporadiquement des réponses à cette lettre.
Le secrétaire général ne possédant ni archives, ni fichier, son principal outil de travail se trouva être, d’une part, le Bulletin d’information no 11 du CISH, qui couvre les années 1977–1980 – (et dont on ne dira jamais assez quel remarquable travail il représente) –, d’autre part, divers documents recueillis pendant les assemblées générales qui se sont tenues à Bucarest en août 1980, enfin les lettres reçues des présidents, ou secrétaires généraux des Comités, Organismes ou Commissions signalant soit des modifications dans la composition de leurs Bureaux, (moins de 20% des cas), soit, encore plus rarement, leur programme et leurs activités.3
Pour ne citer qu’un exemple des problèmes qui se posent au secrétaire général, on sait que le Comité National Égyptien a été admis à faire partie du CISH par l’assemblée générale du CISH qui s’est tenue le 9 août 1980 à Bucarest.4 Or le secrétariat général ne possède aucun dossier sur ce Comité National: ni sa composition, ni ses statuts, ni son adresse.
Il semble que le problème le plus important qui se pose au secrétaire général, et donc au Bureau du CISH, est un problème d’information et de communication, presque à tous les niveaux et notamment aux trois niveaux suivants:
– Entre les Comités, Organismes et Commissions du CISH et le secrétariat général du CISH, donc le Bureau du CISH;
– Entre les membres du Bureau du CISH;
– Entre l’ancien et le nouveau Bureau du CISH.
On sait que parmi nos projets immédiats figurait la publication d’une «Newsletter»: cette publication a dû être différée du fait du caractère par trop lacunaire de notre information…
Faute d’une véritable communication entre les parties qui composent le CISH, l’innovation s’avérerait difficile, la démocratie de l’intérieur de notre Comité aléatoire et la gestion se résumerait à la seule gestion financière, certes importante mais qui doit être au service d’une politique du CISH. Nous pensons donc que la tâche la plus importante du nouveau secrétaire général sera d’organiser la communication à l’intérieur du CISH et de lui donner un caractère dynamique. L’urgence des urgences nous a semblé de ne pas perdre le contact avec les postulants à l’affiliation au CISH et d’informer très exactement les Comités, Organismes ou Commissions qui ont manifesté le désir de s’affilier au CISH des procédures à suivre. Ultérieurement, nous projetons de reprendre contact avec les Comités qui sont démissionnaires de fait, pour diverses raisons, dont, peut être, par manque d’information.
Nous devons aussi être attentifs à nos relations avec certains pays comme le Shri-Lanka et avec certaines commissions comme la Commission Internationale d’Histoire de la Presse: mais nous n’avons aucune information dans ces cas précis sur les contacts qui ont pu avoir lieu ces dernières années et dont il est fait mention dans le Bulletin no11 du CISH.
Pour mener à bien ces différentes tâches le secrétariat général, devrait être au fait des tenants et aboutissants des récentes affiliations et des nouvelles demandes d’affiliations à présenter à l’assemblée générale de 1982: mais l’information dont il dispose est incomplète. Pour tenter de clarifier la situation le secrétariat général a établi à la date du 30 avril 1981 une note5 «Sur les affiliations au CISH depuis 1980», qu’il a fait tenir le 7 mai 1981 au président, au trésorier et aux membres conseillers du CISH. En adressant à la fin juin 1981, à tous les membres du Bureau, l’ordre du jour de la réunion du CISH qui se tiendra en Andorre les 21, 22 et 23 septembre 1981, nous avons tenu à joindre cette note.6 Sans attendre que des réponses soient données aux graves questions que pose cette note et dont le Bureau aura à discuter. Nous avons pris contact avec les Comités, Organismes et Commissions dont les assemblées générales du CISH de 1980 ont souhaité que la candidature soit présentée à l’assemblée générale du CISH de 1982 à savoir:
– Au titre de Comité National: Nigéria, Chine, Vietnam;
– Au titre d’Organisme affilié: l’Association Internationale d’Histoire Contemporaine de l’Europe et la Commission Internationale d’Histoire Ecclésiastique;
– Au titre de Commission interne: la Commission interne pour l’enseignement de l’histoire.
Le secrétariat général a aussi pris contact avec le professeur Baerten (Belgique) qui avait souhaité à Bucarest la création d’une Commission Internationale pour l’étude du langage des historiens. De plus le secrétariat général a reçu, depuis le congrès de Bucarest, les deux pré-candidatures suivantes:
– Commission Internationale d’Histoire des Relations Internationales;
– Confédération internationale de Généalogie et d’Héraldique.
Nous avons renoué avec l’Association des Historiens latino-américanistes européens (AHILA) – qui depuis tant d’années souhaite trouver un moyen de s’affilier au CISH – à l’occasion de son congrès qui s’est tenu à Stockholm du 24 au 27 mai 1981. À tous ces organismes le secrétariat général a adressé une lettre à la mi-mai,7 précisant la composition du dossier d’affiliation qu’ils doivent constituer pour que leur demande puisse être valablement présentée à l’assemblée générale de 1982. Le secrétariat général a demandé au trésorier du CISH de faire parvenir à ces organismes le Bulletin d’Information no 11 du CISH et une note explicative traitant des questions financières. Une réponse était demandée pour le 1er juillet. Au moment où nous rédigeons ce rapport aucune réponse ne nous est encore parvenue. Il nous semble que nous rencontrons à nouveau un problème de communication, parfois extraordinaire puisque les destinataires de certaines lettres sont domiciliés en France, en Suisse ou en Belgique, parfois compréhensible, les adresses exactes de certains correspondants nous étant inconnues (Chine, Vietnam). Nous demandons que le Bureau du CISH examine la note du secrétariat général «Sur les affiliations au CISH depuis 1980» afin que nous puissions officialiser un dossier type d’affiliation et que nous soyons en possession des coordonnées exactes des nouveaux affiliés et postulants à l’affiliation. Enfin M. le prof. E. de la Torre Villar, membre assesseur de notre Bureau, à qui a été confiée une mission du Bureau du CISH en Amérique du Sud, nous a fait savoir que le Comité National Cubain comptait rejoindre les rangs du CISH. Au nom du Bureau, le secrétaire général remercie vivement le prof. de la Torre Villar pour ses bons offices et nous attendons la demande d’affiliation annoncée. Il nous semblerait tout à fait opportun, dans cet ordre d’idées, de décentraliser certaines activités du CISH et d’envisager de nommer, parmi les membres du Bureau, des «Chargés de mission», par exemple pour l’Afrique et pour l’Asie, dont le Bureau aurait à définir les tâches et dont les activités spécifiques dépendraient du Secrétaire général. Une telle déconcentration poserait le problème de la représentation de l’Afrique et de l’Asie au sein de notre Bureau.
Les rapports avec les Comités et Organismes qui se sont proposés pour organiser les réunions de notre bureau en 1981, l’inter-congrès de 1982 et le congrès de 1985 révèlent aussi une lourdeur dans la communication.
Ce n’est qu’au début de juin 1981, malgré de nombreuses objurgations, que le secrétaire général a été assuré que la réunion du Bureau du CISH pourrait se tenir en Andorre en septembre 1981. Pour pallier une possible défaillance le secrétariat général avait dû prendre des dispositions pour que le Bureau puisse éventuellement se réunir à Paris. Les rapports avec le Comité vénézuélien qui doit organiser notre inter-congrès de 1982 sont en cours: nous n’avons pas encore de réponse définitive mais celle-ci nous est promise pour le mois de juillet 1981. Ce Comité avait souhaité organiser cet inter-congrès en 1983 pour qu’il coïncide avec le bi-centenaire de la naissance à Caracas de Simon Bolivar. Le Bureau restreint du CISH qui s’est réuni à Paris les 3 et 4 avril 1981 sous la présidence du prof. Gieysztor et avec la participation de M. le prof. Dubois, trésorier du CISH, de M. le prof. Michel François, membre conseiller du CISH et du secrétaire général, a décidé de demander au Comité vénézuélien de maintenir la date de 1982 afin de se donner le temps nécessaire à la préparation du congrès de 1985.8 Récemment, M. le prof. S. Chandra, membre assesseur du Bureau du CISH, a évoqué, dans une lettre au secrétaire général, l’éventualité d’une réunion en Inde en 1982, dont nous aurons à discuter.
Enfin n’ayant aucune nouvelle du Comité allemand depuis décembre 1980, le secrétariat général a adressé en juin 1981 une lettre9 au président du Comité Allemand des Sciences Historiques afin que celui-ci lui communique les renseignements sur le congrès de 1985 qu’il souhaiterait voir présenter lors de la réunion du Bureau du CISH à Andorre en septembre 1981.
Pour assurer une meilleure communication entre les divers Comités, Organismes et Commissions du CISH et le secrétariat général – donc avec le Bureau du CISH – nous proposons d’aller au devant de l’information.
Nous suggérons d’envoyer chaque année, au début de janvier, à tous les présidents (et peut-être aussi aux secrétaires généraux) des Comités, Organismes et Commissions affiliés au CISH, un questionnaire court et précis, à charge pour eux de le renvoyer avant le premier avril. Ce questionnaire permettrait de connaître les activités, les programmes, les modifications éventuelles des Bureaux des différents Comités et Organismes et Commissions. Nous souhaitons que le Bureau discute de l’opportunité de ce document et, s’il en approuve le principe, de sa teneur. Nous voudrions y voir figurer une rubrique d’une dizaine de lignes intitulée «Observations, critiques et suggestions» qui serait l’amorce d’un dialogue organisé entre les Comités, Organismes affiliés et Commissions internes, et le secrétariat général, donc le Bureau du CISH. Des relances systématiques seraient adressées aux correspondants défaillants.
Le secrétariat général doit se donner les moyens de mener à bien cette politique active d’information et de communication. Nous avons plaisir à annoncer que le secrétariat général du CISH disposera en Sorbonne – à titre gracieux – d’un vaste bureau qui sera prêt pour la rentrée universitaire.
Si nous avons tenu à faire fonctionner, pendant la première année de notre mandat, le secrétariat général sur sa lancée, sans engager aucun frais, afin de nous rendre compte des problèmes qui se posaient et du travail à effectuer, nous comptons, après cette période d’observation, structurer ce secrétariat général. Nous avons donc demandé au trésorier du CISH de nous proposer un budget de fonctionnement du secrétariat général et nous aurons à en discuter. Ainsi pourrons-nous définir le volume de nos actions qui dépendent pour partie des moyens que nous pourrons mettre en œuvre.
Nous avons déjà signalé que les 3 et 4 avril 1981, s’était tenue à Paris une réunion restreinte du Bureau du CISH. Nous avons surtout traité du calendrier des réunions de 1981 et 1982. La réunion a été honorée de la visite de M. Jean d’Ormesson, secrétaire général du CIPSH, avec lequel a été traitée la question des subventions de l’UNESCO pour l’année 1981, qui ont été augmentées de 10% par rapport aux prévisions, ainsi que diverses questions d’intérêt général. De son côté le Bureau a décidé que le CISH allouerait certaines subventions dont vous entretiendra notre trésorier. Le secrétariat général a fait part aux intéressés de ces décisions. Le secrétariat général a eu à traiter de problèmes ponctuels concernant surtout certains colloques ou congrès et tout spécialement avec la Commission interne pour l’Histoire des Villes, la Commission internationale de diplomatique et la Commission internationale d’Histoire des Universités.
Le secrétaire général a eu un entretien fructueux, lors de son passage à Paris, avec M. André La Rose, prof. à l’université d’Ottawa, nouveau secrétaire général de la Commission Internationale de Démographie Historique. Enfin, à l’invitation du Comité National des Historiens de l’URSS, le secrétaire général s’est rendu à Moscou et a procédé à un tour d’horizon prospectif sur les activités du CISH et sur les relations du CISH avec le Comité soviétique.
En conclusion, en demandant au Bureau d’ouvrir la discussion sur ce rapport, nous voulons indiquer les deux directions dans lesquelles nous souhaitons engager le CISH.
En premier lieu dans la voie de la tradition que nous a si heureusement léguée notre prédécesseur, M. le prof. Michel François, et que nous devons maintenir et, si possible, élargir à d’autres horizons.
En second lieu dans la voie de la novation, en structurant le secrétariat général afin qu’il se dote de moyens d’information et de communication propres à dynamiser le CISH.
[…] 10
- 1
- Bulletin d’information du CISH No 12, 1981–1985, pp. 153–163. Ce rapport de la Secrétaire générale, Hélène Ahrweiler, est envoyé aux membres du Bureau du CISH le 1er juillet 1981, puis présenté lors de la réunion du Bureau du CISH tenue à Andorre du 21 au 23 septembre de la même année. Il est conservé aux Archives nationales françaises (ANF), 105AS/317, et reproduit dans le Bulletin d’information du CISH No 12, 1981–1985, pp. 153–163. Un rapport complémentaire est également présenté par Hélène Ahrweiler devant le Bureau, cf. dodis.ch/75886.↩
- 2
- Non retrouvé.↩
- 3
- Les difficultés rencontrées dans le cadre de la transition entre l’ancien (1975–1980) et le nouveau Bureau (1980–1985) sont évoquées par l’un des membre assesseurs, Kare Tønnesson, dans sa correspondance avec la Secrétaire générale Hélène Ahrweiler du 21 mai 1981, cf. dodis.ch/75878.↩
- 4
- Pour le procès-verbal de la réunion, cf. dodis.ch/76619.↩
- 5
- Non retrouvée.↩
- 6
- Cf. dodis.ch/75884.↩
- 7
- Non retrouvée.↩
- 8
- Pour le compte-rendu de la réunion, cf. dodis.ch/75877.↩
- 9
- Non retrouvée.↩
- 10
- Pour le rapport complémentaire au présent rapport et les remarques sur le XVème Congrès du CISH par la Secrétaire générale du CISH, Hélène Ahrweiler, cf. le facsimilé dodis.ch/75264.↩


