Classement thématique série 1848–1945:
III. RELATIONS ÉCONOMIQUES INTERNATIONALES
III.2. LES ALLIÉS
III.2.2. NÉGOCIATIONS FINANCIÈRES AVEC LES ALLIÉS
Printed in
Diplomatic Documents of Switzerland, vol. 15, doc. 228
volume linkBern 1992
more… |▼▶Repository
| Archive | Swiss Federal Archives, Bern | |
▼ ▶ Archival classification | CH-BAR#E2809#1000/723#39* | |
| Old classification | CH-BAR E 2809(-)1000/723 3 | |
| Dossier title | Grande-Bretagne (1941–1944) |
dodis.ch/47832
L’Attaché commercial de la Légation des Etats-Unis à Berne, D.J. Reagan, et le Secrétaire commercial de la Légation de Grande-Bretagne à Berne, W. Sullivan, à l’Association suisse des Banquiers1
I am instructed by my Government to refer to your memorandum of June 15th2, copies of which were transmitted to me by Mr. Nussbaumer on June 27th3, in which you set forth proposals for the voluntary regulation of the conduct of banks in Switzerland to meet Allied desiderata from the standpoint of economic warfare. The proposals in question have been carefully considered by the United States and British Governments who have come to the conclusion that they are so inadequate in almost all material respects as to offer no basis of agreement.
In the view of the competent authorities, the acceptance of your proposals would, in fact, involve the Allied Governments in making considerably greater concessions than those offered during and after the discussions which took place in Lisbon. Moreover, regard must be had to the fact that political and military conditions have since undergone a material change and that new and particular attention has been directed to the question of looted assets, especially in Resolution No. 6 of the conference recently held at Bretton Woods.
In view of the time which has elapsed between the discussions in Lisbon and the submission to the Allied Governments of your proposals under reference, (these only became available in Washington on July 26), the American and British Governments find themselves unable to enter into further discussions having for their object modifications and improvements in your proposals in detail. Such a course would only involve further loss of time.
I am therefore instructed to state that, while the American and British Governments cannot accept the proposals of the Swiss Bankers’ Association of June 15th as a basis of cooperation, they do not propose to proceed, as originally intended, with the formal presentation of their note to the Swiss banks, the definitive draft of which was communicated by Mr. Bliss to Mr. Nussbaumer on July 7th, 19444. In the opinion of the American and British Governments, the banks are now well aware of their views. Swiss banks and financial institutions must judge for themselves whether their interests are served by allowing themselves to be used as an adjunct to the war effort of the enemy in the financial field, or as an agency by which the enemy accomplishes acts, including the concealment of looted property, which are inimical to the interests of the United Nations. Due account will, of course, be taken of any concrete measures to withhold assistance to the enemy which have been or may be made effective by the Swiss Bankers’ Association or by individual Swiss banks.
In conclusion, the American and British Governments wish to make it clear to your Association and to Swiss banking and financial circles generally, that they reserve to themselves complete freedom to impose every appropriate sanction, now or at any time, upon any bank or financial institution engaging in transactions inimical to the interests of the Allies.
I am communicating copies of this letter to Mr. Kohli of the Federal Political Department and to Mr. Nussbaumer.
- 1
- Lettre (Copie): E 2809/1/3.↩
- 2
- E 2001 (E) 2/626.↩
- 3
- Cf. No 167.↩
- 4
- E 2001 (E) 2/626.Par une notice adressée au Chef du DPF, R. Kohli dresse un historique des relations entre les Gouvernements britannique et américain et les banques suisses depuis septembre 1943: après avoir rappelé les décisions prises en juin, R. Kohli écrit: Depuis lors, cette association n’a enregistré aucune réponse à ses propositions. M. Nussbaumer s’est contenté de répondre à une demande de M. Sullivan, secrétaire commercial de la Légation britannique, du 26 juillet, qui désirait obtenir pour son Gouvernement des éclaircissements sur quelques points du mémorandum. Toutefois, certains indices permettent de se faire une idée des réactions des Gouvernements intéressés. C’est ainsi que, lorsque nous avons présenté des demandes de visas pour le voyage aux Etats-Unis d’Amérique de MM. Barbey et Bates, les autorités américaines se refusèrent tout d’abord à les accorder sous le prétexte notamment que des lenteurs s’étaient produites dans la préparation des contrepropositions de l’Association Suisse des Banquiers. Un télégramme de la Légation de Suisse à Washington daté du 24 août apporte une confirmation de cette prise de position des cercles américains qui paraissent persister dans leur idée de procéder par mesures unilatérales. A Londres, en revanche, l’atmosphère semble être plus favorable. M. le Professeur Keller, qui s’est entretenu avant son retour en Suisse avec M. Bliss, a l’impression que, du côté britannique, on s’efforce de tenir compte des contrepropositions de l’Association Suisse des Banquiers et d’en faire tout au moins les bases de discussions à venir. Néanmoins, il ne faut pas se dissimuler que les autorités britanniques, selon les expériences faites jusqu’à maintenant, ont tendance à se ranger aux avis de leurs alliés d’Outre- Atlantique. Si bien qu’il convient de se garder d’un jugement trop optimiste de la situation. Profitant de la présence à Zermatt des personnalités dirigeantes des banques suisses, le soussigné a émis l’opinion qu’il serait opportun de mettre en vigueur dès maintenant, sans attendre la réponse des Alliés, des mesures dont il est fait état dans le mémorandum de l’Association Suisse des Banquiers. En effet, si nos partenaires lançaient leur avertissement, les banques suisses se trouveraient dans une situation fort difficile. Au contraire, on peut penser qu’elles seraient en meilleure posture pour défendre leurs intérêts au cas où elles pourraient arguer de leur bonne volonté en relevant qu’elles ont pris les devants et appliqué de leur propre initiative tout ou partie de leurs propositions. Le Conseil d’Administration de l’Association Suisse des Banquiers se réunira vendredi pour prendre une décision. Bien que le soussigné ait rencontré de la résistance de la part de certains intéressés, il croit qu’il lui sera possible, au cours de cette séance, de faire prévaloir sa suggestion.[...] (E 2001 (E) 2/626).Pilet-Golaz répond à Kohli: Je crois que vous avez raison. 6.9.44. Toutefois, par une lettre du 8 septembre, le Conseil d’Administration de l’ASB annonce qu’il a décidé de ne rien entreprendre avant la réponse des Alliés.↩


