Parution : Émilie Chedeville, « Un Sacro Monte à Paris. Le Calvaire du Mont-Valérien au XVIIe siècle », Paris, 1:1, 2024
La tradition des montagnes saintes, théâtres de grands événements qui en font des lieux hautement symboliques incarnant dans une efficace topographique un poids historique, est renouvelée au Mont-Valérien au début du XVIIe siècle grâce à un effort de narration, de figuration de l’histoire, ici déterminante pour le salut du genre humain, puisqu’il s’agit de la Passion du Christ. Le Calvaire du Mont-Valérien est en cela l’héritier des sacri montipiémontais, parmi lesquels celui de Varallo qui est revendiqué comme modèle par plusieurs directeurs du sanctuaire. Grâce à l’expérience de la pérégrination qui articule une progression temporelle à une ascension spatiale, les monts sacrés inscrivent dans un lieu précis une histoire universelle, qui peut alors devenir commune, car éprouvée par les pèlerins dans les cœurs et les corps.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Florence Larcher (19 juin 2025). Parution : Émilie Chedeville, « Un Sacro Monte à Paris. Le Calvaire du Mont-Valérien au XVIIe siècle », Paris, 1:1, 2024. Collectif d'Historiens de l'Art de la Renaissance. Consulté le 31 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/145jr



