Le 15 janvier 2026, les premiers soldats français ont posé le pied sur le sol groenlandais dans le cadre de l’opération européenne “Endurance Arctique”. Ce n’était pas un exercice de routine. La veille, des responsables américains, danois et groenlandais s’étaient rencontrés à la Maison-Blanche, dans un climat de tension inédit : Donald Trump avait réaffirmé, pour la énième fois depuis son retour au pouvoir, sa volonté de prendre le contrôle du Groenland. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a résumé en une phrase l’enjeu perçu par les Européens : « La sécurité de l’Arctique est indissociable de la nôtre, de la sécurité européenne. »
Ce déploiement militaire européen, à peine visible dans l’actualité internationale surchargée de ce début d’année, marque pourtant un basculement : pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, l’Arctique cesse d’être une périphérie gelée et devient un espace où se recompose, en temps réel, l’équilibre entre grandes puissances.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.