“Quand on veut on peut.”
Cinq mots. Une des phrases les plus répandues du développement personnel.
Et une des plus cruelles.
Parce que ce qu’elle dit, en creux, à celle qui n’y arrive pas, c’est : si tu n’y arrives pas, c’est que tu ne veux pas assez fort.
C’est ta faute.
Ce que cette phrase efface entièrement, c’est le contexte.
Elle efface le fait que certaines femmes avancent avec des ressources que d’autres n’ont pas. Un filet familial. Un conjoint qui gère la moitié de la charge. Un compte en banque qui absorbe les erreurs. Un corps qui ne tombe pas malade. Une santé mentale qui n’a jamais connu de vraie tempête.
Elle efface la charge mentale réelle, celle qui ne rentre pas dans une to-do liste. Celle qui tourne en arrière-fond vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qui consomme de l’énergie avant même que tu aies commencé ta journée.
Elle efface le fait que vouloir n’est pas suffisant quand le contexte ne suit pas.
Et surtout, elle confond l’envie et la capacité.
Tu peux vouloir, profondément, sincèrement, quelque chose et ne pas être en mesure de l’atteindre maintenant. Pas parce que tu es faible. Parce que le timing est mauvais. Parce que tu n’as pas encore les ressources. Parce que quelque chose d’autre doit d’abord être traversé.
Ce n’est pas un échec. C’est de l’honnêteté.
Ce que le développement personnel culpabilisant fait — et c’est là où il est le plus dangereux — c’est transformer des obstacles structurels en défauts personnels.
“Tu n’as pas atteint ton objectif parce que tu n’y croyais pas assez.”
“Tu n’as pas réussi parce que tu as abandonné.”
“Si elle y arrive et pas toi, cherche en toi, pas dans les circonstances.”
Ce discours-là ne libère pas. Il isole. Il coupe les femmes de leur réalité et de leur bienveillance envers elles-mêmes.
La vraie question n’est pas “est-ce que je veux assez fort ?”
C’est “de quoi ai-je vraiment besoin pour avancer et qu’est-ce que j’ai en ce moment ?”
C’est une question différente. Plus honnête. Plus utile. Et beaucoup plus difficile à poser parce qu’elle demande de se connaître vraiment pas juste de se motiver.
C’est exactement pour ça que j’ai créé 300 Vies.
Pas pour te donner des réponses. Pour te donner des questions qui t’appartiennent, celles que le dev perso standard ne pose jamais parce qu’elles sont trop personnelles, trop nuancées, trop réelles.
300 Vies, 69€. 300 portes d’entrée vers ce que tu veux vraiment, et ce dont tu as vraiment besoin.
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