Le bear market fait un tri. Et ce tri n’est pas aléatoire.
Les projets qui disparaissent réunissent généralement deux conditions. Peu de trésorerie, peu d’utilisation réelle, peu d’attention du marché. Et une position marginale dans leur narratif, présence secondaire, facilement remplaçable, sans impact réel si le projet s’arrête demain.
Le marché a déjà choisi ses leaders dans chaque catégorie.
DeFi, Layer 1, RWA, IA décentralisée, dans chaque narratif, deux ou trois projets captent l’essentiel de la liquidité et de l’attention.
Les autres existent. Ils ont une communauté, un token. Mais pas de position défendable.
En période de stress, le capital devient rare et sélectif. Les acteurs marginaux ne survivent pas.
Deux étapes concrètes pour analyser ses positions :
Cartographier le marché : Identifier tous les concurrents d’un narratif, comparer les métriques fondamentales (TVL, revenus générés, utilisateurs actifs, volume...) Pas le prix, pas la performance récente, mais les fondamentaux. Des outils comme DeFiLlama ou Dune Analytics permettent de faire ça gratuitement.
Identifier les acteurs marginaux : Qui a les plus faibles parts de marché dans ce narratif ? Qui est le plus facilement remplaçable ? Qui disparaîtrait sans impacter son secteur ?
La question n’est pas de savoir si c’est une bonne technologie. C’est de savoir si le marché s’en fout. Parce que si le marché s’en fout, la technologie ne suffit pas.
J’ai lu un article substack récemment, de Dan Koe, qui part d’un constat simple : notre cerveau fonctionne avec le fait que ce qui génère le plus de dopamine devient automatiquement la priorité.
Réseaux sociaux, formats courts, malbouffe, ces stimulations faciles ne sont pas juste un peu mauvaises. Elles détruisent notre capacité à ressentir du plaisir dans les choses simples.
C’est l’adaptation hédonique. Plus on envoie de stimulations fortes au cerveau, plus il remonte sa barre de tolérance.
→ Résultat : lire un livre ou marcher dehors devient ennuyeux par défaut.
Son protocole de 30 jours ne cherche pas à créer des moines. Il cherche à recalibrer les récepteurs.
Les éléments les plus concrets :
éliminer les divertissements compulsifs et les remplacer par bouger, apprendre, construire.
Marcher 10 000 pas par jour, après chaque repas si possible, sans podcast, sans écouteurs.
S’entraîner (sport) régulièrement pour une libération de dopamine stable et durable, l’inverse des pics éphémères du téléphone
Chaque soir, noter trois victoires, deux leçons, une intention pour le lendemain, pour fermer les boucles ouvertes avant de dormir.
Action de la semaine :
→ choisissez une source de dopamine facile que vous consommez quotidiennement
→ Remplacez-la pendant sept jours par quelque chose qui demande un effort, même petit
→ Observez ce qui change
En 1911, Violet Jessop embarque sur le RMS Olympic, le plus grand paquebot civil au monde.
Il entre en collision avec un navire de guerre britannique quelques mois après son départ. Pas de morts. Et Violet continue sa carrière.
En Avril 1912, elle est transférée sur le navire jumeau, le Titanic.
La nuit du 14 avril, elle monte dans le canot de sauvetage numéro 16. Un officier lui tend un bébé. Elle traverse la nuit dans le canot, le bébé dans les bras. Au matin, une femme monte à bord du Carpathia, lui arrache l’enfant sans rien dire et disparaît.
Violet ne saura jamais qui c’était.
Des décennies plus tard, elle reçoit un appel. Et une voix de femme lui dit :
“Est-ce que c’est vous qui avez sauvé un bébé dans le canot du Titanic ?” Violet répond que oui.
“J’étais ce bébé.”
Et la voix raccroche….
Quatre ans après le Titanic, Violet s’engage comme infirmière dans la Croix-Rouge.
On l’affecte sur le HMHS Britannic, troisième navire jumeau de la série.
Le 21 novembre 1916, il heurte une mine allemande en mer Égée. Son canot est aspiré vers les hélices en rotation. Elle saute à l’eau, se cogne violemment la tête. Et elle survit, encore une fois, avec une fracture du crâne qu’elle ne fera diagnostiquer que des années plus tard.
Trois navires, avec trois catastrophes, et elle est toujours là.
Elle continue de naviguer jusqu’en 1950. Et meurt en 1971, à 83 ans, dans son lit.
Ça me fait pensé à l’histoire de Tsutomu Yamaguchi qu’on a vu récemment, avec les bombes nucléaires.
Contenus de la semaine
Merci de me lire. La semaine prochaine, c’est investissement, psychologie et un peu de science pour changer.
YRILE
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