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La Note Investia · Jul 3, 2026

L'erreur que font les investisseurs quand tout va bien (et qui détruit ton portefeuille)

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YRILE · La Note Investia

Petite mise en situation.

Vous avez eu quelques bons trades ces dernières années. Bitcoin en hausse, vous étiez dedans. Une altcoin en hausse, vous l’aviez repérée.

Est-ce que vous pensez être meilleur que la moyenne ?

Si vous avez répondu oui, c’est exactement là que commence le problème.

C’est le biais de surconfiance. L’un des biais les plus documentés et les plus coûteux en finance comportementale.

Le cerveau efface sélectivement les mauvais investissements, les mauvais trades et retient les bons. Cette mémoire biaisée alimente directement les décisions futures. Plus vous avez eu de chance, plus vous allez croire que c’était du talent.

La conséquence directe : le surtrading.

Et évidemment que je suis tombé dedans à mes débuts. Par contre, il faut vite savoir l’identifier et l’ajuster.

Barber et Odean ont analysé 66 465 comptes d’investisseurs particuliers. Les plus actifs sous-performent les investisseurs passifs de 6,5 points de pourcentage par an.

“Le trading comporte des risques pour votre patrimoine.”

https://faculty.haas.berkeley.edu/odean/papers current versions/individual_investor_performance_final.pdf

Même étude, autre résultat : les hommes tradent 45 % plus souvent que les femmes. Ce surplus d’activité leur coûte 2,65 points de performance annuelle supplémentaires. Pas parce que les femmes sont meilleures analystes, parce qu’elles tradent moins.

Alors oui j’ai moins de lectrices, mais elles sont bien présentes, et elles nous battent messieurs.

Trois façons de se protéger :

  1. Tenir un journal pour documenter les bons ET les mauvais investissement/trade.

  2. Réduire la fréquence des interventions. Chaque trade non fait est un trade qui ne pouvait pas coûter.

  3. Et faire un vrai travail sur son profil réel, pas sur celui qu’on aimerait avoir. J’en parle beaucoup en vidéos et dans le podcast.

On en parlait la semaine dernière, Binance a officiellement fermé ses portes en France car la plateforme ne s’est pas régulée. Pas de panique, vous pouvez toujours déplacer vos fonds, mais vous devez trouver une alternative.

En ce moment, OKX propose des bonus très intéressants pour toutes personnes qui déposent des fonds sur la plateforme.

Jusqu’à 400€ de bonus de bienvenue, 8% de bonus de rendements sur vos dépôts, un accès à OKX VIP pendant 30 jours, 10% de cashback sur la carte…

Offre limitée, vous avez tous les informations sur le site internet.

Et c’est, selon moi, la meilleure plateforme actuellement pour continuer à investir sereinement sur ce marché.

Que ce soit ici ou ailleurs, pensez à bien déplacer vos fonds si vous en avez sur Binance.

Carl Gustav Jacob Jacobi, mathématicien du XIXe siècle, avait une règle simple :

“Inverse, inverse toujours.

Les problèmes qu’il n’arrivait pas à résoudre dans le sens normal se résolvaient facilement à l’envers. Partir de la fin pour trouver le début.

Charlie Munger, associé de Warren Buffett, a appliqué cette logique à toute sa vie d’investisseur.

“Tout ce que je veux savoir, c’est l’endroit où je vais mourir. Comme ça, je n’irai jamais là-bas.”

Au lieu de chercher comment réussir, il cherchait comment échouer à coup sûr. Et il évitait ça méthodiquement.

Éviter la stupidité est plus facile que chercher le génie.

Un outil concret pour appliquer ça : le premortem.

Avant de lancer un projet, projetez-vous six mois dans le futur et imaginez qu’il a complètement échoué.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui a raté ? Ces réponses, utilisez-les aujourd’hui pour construire votre plan.

Action de la semaine :

→ Prenez un projet en cours.

→ Posez-vous cette question : Si ça se retrouve dans le mur dans six mois, qu’est-ce qui se sera passé ?

→ Notez les réponses et ajustez.

En 1959, dans le village de Gehlaur, en Inde, il n’y a pas de route, pas de médecin, pas d’électricité.

Pour accéder aux soins, les habitants contournent une crête rocheuse. Un détour de 70 kilomètres à pied.

Dashrath Manjhi est ouvrier agricole, né dans la caste la plus basse de la société indienne.

Il gagne 1$ par jour.

Cette année-là, sa femme Falguni lui apporte à manger sur son lieu de travail. Elle emprunte le sentier de montagne, glisse, tombe. Le médecin est à 70 kilomètres. Dashrath n’arrive pas à temps.

Falguni meurt…

Il prend un marteau et un ciseau, et il commence à frapper la roche.

Ses voisins le traitent de fou. Son père lui dit qu’un homme pauvre ne peut pas déplacer une montagne.

“Quand j’ai commencé à frapper, les gens m’ont traité de fou. Ça n’a fait que renforcer ma détermination.”

La journée, il travaille dans les champs pour manger. Il vend ses chèvres pour acheter des outils. Et la nuit, il creuse.

Pendant 22 ans, sans exception. Il n’y pas raté une année.

En 1982, il pose ses outils et regarde devant lui : 110 mètres de long, 9 mètres de large, jusqu’à 7 mètres de profondeur. Le trajet entre Gehlaur et la ville passe de 70 kilomètres à 1 km.

Dashrath meurt en 2007.

La route officielle sur son tracé est construite après sa mort. Parce que pendant qu’il était en vie, personne n’avait trouvé utile de la faire.

Il n’avait pas de ressources, pas de soutien, pas de technologie. Il avait simplement une raison.

Et ça c’est beau.

Contenus de la semaine

Merci de me lire. La semaine prochaine c’est encore et toujours investissement, psychologie et une histoire très intéressante sur une femme égyptienne.

À très vite,

YRILE

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Read the original on yrile.substack.com

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