RSS Amplifier

Tokenland · Sep 5, 2024

🌐🥸Les bases de la tokenisation d'actifs

0
Sign in to vote or save

Florian · Tokenland

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien !

C’est la deuxième rentrée de la newsletter Tokenland ! Au lancement, je m'étais spécialisé dans la tokenisation immobilière, avant de voir le sujet littéralement exploser dans le secteur financier.

Chez Tokenland, nous accompagnons toujours des entrepreneurs et asset managers qui veulent construire leur propre plateforme de tokenisation ou de fractionnement d’actifs (immobilier, actifs alternatifs, green bonds…).

Cette année, nous continuerons de couvrir la tokenisation au sens large, et j’ai décidé d’ouvrir l’année avec une édition un peu spéciale, 100% éditoriale, qui fait le tour du secteur selon mes convictions.

N’hésitez pas à mettre un ❤️ juste au-dessus et à partager la newsletter si vous souhaitez me soutenir !

  • 🐸 Au fait pourquoi on tokenise ?

  • 🛠️ Build In Public

Pour cette rentrée, je suis ravi d’être soutenu par Goodcity ! Une plateforme de fractionnement immobilier dédié aux locaux commerciaux qui croise des milliers de données pour implanter le bon commerce au bon endroit !

Retrouvez moi à la soirée de lancement le 17 septembre a Paris pour :

- Assister à des interventions clés sur l’investissement en immobilier fractionné
- Accéder en avant-première à la première vente, réservée aux participants de la soirée
+ On me dit dans l’oreillette que la rnetabilité cible est autour de 13%

⚠️ Les places sont limitées ! Réservez la vôtre dès maintenant ici !
(Utilisez le code TK50 pour bénéficier de 50% de réduction sur l'événement)

Réserver

Ferme les yeux et imagine… Un prêt de 500 millions d’euros est accordé à une entreprise Mid-cap (entreprise de taille moyenne) via un prêt syndiqué (avec plusieurs prêteurs) avec 10 participants, le tout via une blockchain.

  • La transaction est finalisée et réglée en quelques secondes sur la chaîne avec des frais de 5 dollars.

  • La propriété du prêt est enregistrée sur la blockchain au cours du processus, grâce à l’utilisation de jetons représentant la part des participants.

  • Le prêt, maintenant tokenisé, peut être programmé pour interagir avec le reste de la finance décentralisée.

Exemple 1 : Ce jeton peut être utilisé en tant que garantie sur AAVE, un marché de prêt blockchain avec un processus KYC/AML, à un ratio prêt-valeur (LTV) de 45 % pour accéder instantanément à des liquidités en USD.

Exemple 2 : Ce jeton représentant la propriété peut être déposé sur une plateforme de tokenisation d’actifs réels telle que Centrifuge, et les flux de trésorerie du prêt sont ensuite subdivisés, structurés et vendus à des investisseurs vérifiés (KYC) avec un investissement minimum.

Alors, oui, il est également possible de contracter un prêt sur ces positions dans le monde réel. Mais est-ce qu’on peut le faire à la vitesse d’une transaction blockchain ? Jamais !

Dans la finance traditionnelle :

  1. La liquidité pour ce prêt spécifique doit être fournie par un fonds ou un desk de trading.

  2. Les processus d’intégration doivent être effectués avec des experts juridiques et de conformité.

L’ensemble du processus prendra des jours, voire des semaines, et tous les intermédiaires seront payés. Vous l’avez compris, l’enjeu principal de la blockchain est de rendre la finance plus rapide et plus désintermédiée (donc moins chère).

Pour clarifier le sujet, je pense qu’il y a 4 grands avantages communs à toutes les formes de tokenisation :

  1. Partage d’infrastructure
    La blockchain étant une infrastructure partagée, son utilisation réduit le besoin pour les parties individuelles de maintenir leurs propres systèmes coûteux pour la tenue des registres, le traitement des transactions, le stockage de données et la sécurité.

  2. Réduction des intermédiaires
    La blockchain permet aux émetteurs d'approcher directement les investisseurs, contournant ainsi bon nombre d’intermédiaires (comme les agents de règlement, par exemple).

  3. Réduction des coûts de gestion / automatisation
    Les smart contracts peuvent gérer automatiquement les tâches de vérification, de traitement et d'administration qui nécessitent généralement une intervention manuelle. Par exemple, les paiements d'intérêts et le remboursement du principal peuvent être programmés pour se déclencher automatiquement à des dates fixées, réduisant ainsi le besoin de traitement manuel et les coûts associés

  4. Règlement atomique pour réduire le risque de contrepartie
    La blockchain permet de réduire le temps nécessaire pour le règlement des obligations, de plusieurs jours à quelques secondes, car les transactions peuvent être vérifiées et enregistrées en temps réel. Cette augmentation de la vitesse du processus de règlement réduit les risques de contrepartie et les coûts en capital associés à des temps de règlement plus longs. Cela signifie une diminution des coûts liés aux retards (risques financiers, frais administratifs).

Ces dernières années, de nombreux acteurs de la finance traditionnelle ont pris la parole sur la tokenisation d’actifs. Pourtant, dans les faits, c’est un environnement encore plus concurrentiel que la jungle. Plus largement, on remarque que les leaders du secteur ont tendance à s’accaparer la totalité du marché qu’ils attaquent, par manque de concurrence ou parce que c’est le seul moyen de survivre.

Si l’on prend les bons du Trésor américain tokenisés comme exemple (l’un des secteurs de croissance les plus impressionnants), il existe plus d’une vingtaine de startups qui distribuent ce genre de produits.

Pourtant, on entend peu parler d'autres acteurs que BlackRock (et ses partenaires Ondo & Securitize) ou, de manière plus restreinte, Franklin Templeton, qui représentent à eux quatre 76 % de parts de marché.

Et cette concentration ne va que s’accentuer : pourquoi un nouvel entrant voudrait-il travailler avec des acteurs qui gèrent moins bien la scalabilité ou qui se lancent ? Sur un sujet d’innovation aussi extrême, les suiveurs veulent réduire le risque au maximum.

C’est exactement ce que nous avons vécu avec Tokenland ces dernières années : une bataille quotidienne pour s’imposer et dominer la narration du sujet en France. Dommage que le pays n’avance pas aussi vite que les États-Unis ou l’Asie.

Si les situations de monopoles sur ces secteurs méritent d’être remises en question et sont si précieuses pour ceux qui les détiennent, c’est tout simplement car le secteur est bien parti pour devenir une narrative dominante de la finance dans les prochaines années.

L’équation est difficile à comprendre : est-ce que c’est BlackRock qui a mis la tokenisation sur le devant de la scène, ou la tokenisation allait-elle de toute façon exploser et ils se sont parfaitement positionnés ?

Les innovations sont là et elles sont massivement adoptées :

  • 4 000 milliards de dollars de valeur transférée à travers les actifs numériques en 2023, particulièrement les USD tokenisés.

  • Les États-Unis dominent avec 25 % du marché, devançant de loin les autres. Dès que la réglementation rattrapera son retard, Wall Street se lancera dans les services de capitaux on-chain.

  • États-Unis, Royaume-Uni, Canada et Allemagne représentent 38 % de toutes les activités liées aux actifs numériques en valeur. Le niveau d'adoption dans ces économies reste faible par rapport au PIB, ce qui laisse un potentiel énorme.

Et les cas d’usage auprès des institutionnels se multiplient : tokenisation du cash, épargne, gestion de trésorerie, émissions de dettes ou repo… on sent une volonté de se transformer.

On parle beaucoup de tokenisation, mais ça arrive quand ? En fait, tous les sujets ne se valent pas, et voici dans quel ordre ils vont entrer dans nos vies :

1. La monnaie

C’est déjà le cas avec le tokenized cash ou les stablecoins comme USDC ou USDT, un marché qui pèse déjà 160 milliards de dollars… difficile de parler au futur, la machine est en marche !

2. Les produits monétaires à rendement

Les obligations d'État américaines, les fonds monétaires semblent clairement être la première classe d’actifs tokenisés à littéralement exploser pour 5 raisons (déjà 3 milliards de bons du Trésor tokenisés) :

  • Sûreté : Ils sont soutenus par des actifs considérés comme très sûrs, comme les bons du Trésor américain, qui offrent un taux sans risque.

  • Liquidité : Les investisseurs adorent acheter et vendre facilement leurs actifs, voire accéder à des liquidités instantanées.

  • Rendement : 4-5 %, ce n’est pas fou, mais c’est compétitif.

  • Accessibilité : Les produits monétaires sont des actifs relativement simples, et la base d’investisseurs est donc assez large.

  • Crédibilité : Quand c’est BlackRock qui introduit des fonds monétaires on-chain, ça en jette.

3. Le crédit privé

Bien qu’il soit sur les rails depuis longtemps (avec les expérimentations de MakerDAO, par exemple), avec des rendements beaucoup plus attractifs, le crédit privé mettra un peu plus de temps à arriver car :

  • Évaluation : Les investisseurs doivent évaluer la qualité de l'emprunteur, la probabilité de remboursement, et les garanties associées.

  • Utilité : La plupart des prêts privés restent illiquides et difficiles à valoriser, même une fois tokenisés.

4. Les actifs traditionnels

Cela fait mal de les mettre ici après avoir travaillé autant sur la tokenisation d’actifs traditionnels comme l’immobilier, le vin, les montres ou les arbres, mais il faut regarder l’écosystème en face : le nombre de défis encore à surmonter avant qu’ils soient tokenisés à grande échelle est énorme.

  • Régulation : On peut rarement tokeniser un actif en direct, et les cadres juridiques et réglementaires sont souvent en construction, avec des régulations locales qui s’appliquent, sans standardisation globale.

  • Indivisibilité : Quand on doit diviser un actif qui nécessite de l’entretien, du stockage, ou toute décision de gestion, cela rajoute une (grosse) couche de complexité.

  • Coûts : La gestion et la fiscalité peuvent faire plonger les rendements et rendre les tokens moins attractifs pour les investisseurs.

C’est bon, vous pouvez ouvrir les yeux maintenant ! J’espère que vous êtes aussi enthousiaste que moi à l’idée de voir notre monde de la finance se transformer !

Partager

Vous êtes environ 2000 à recevoir la newsletter, et désormais plus de 60 % à l’ouvrir.

On dépasse donc allègrement les 2400 lecteurs par newsletter (abonnez-vous !)

Merci pour votre soutien et content d’être de retour. Tellement de choses à dire sur ce que devient tokenland que ça meritera un article complet.

Mais restez connectés, les évènement sont bientôt de retour à Paris !

Aucun post

Read the original on tokenland.substack.com

Comments

Nothing yet. Say the first thing.

    Sign in to join the conversation.