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Flux RSS des actualités · Aug 20, 2026

Le rapport du jury des admissions 2026

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Sciences Po

Bilan, conseils, déroulé de l'épreuve, niveau des admis : découvrez le rapport 2026 du jury responsable des admissions via Parcoursup – voie générale, voie Conventions éducation prioritaire (CEP) et certains doubles diplômes. L'un des objectifs de ce rapport annuel est d'aider les futurs candidats à comprendre les attentes et subtilités de la procédure, à éviter les erreurs les plus fréquentes et à identifier les qualités attendues.

Le rapport du jury des admissions Parcoursup 2026

Avant-propos

Cette année, plus de 11 400 candidats ont souhaité intégrer le bachelor de Sciences Po en postulant sur Parcoursup par la voie générale, la voie CEP et les doubles diplômes. 

Au total, 1 249 ont été admis : 850 par la voie générale, 156 par la voie CEP et 243 en doubles diplômes. Ces résultats illustrent l’attractivité de Sciences Po et soulignent aussi le caractère fortement sélectif de la procédure d'admission. 

La sélection repose sur une évaluation approfondie de l’excellence de nos candidats, fondée d’abord sur l’examen de leur parcours scolaire et sur un entretien oral. 

La couverture territoriale demeure très large : les candidatures de la voie générale provenaient de 1 835 établissements en France et à l’étranger, et près de 80 % des lycées généraux et technologiques français comptaient au moins un candidat. 

La voie CEP confirme son rôle dans la diversification sociale du corps étudiant de Sciences Po : 26 % des admis par cette voie sont boursiers de l’enseignement secondaire, une proportion similaire à celle de 2025, contre 9,7 % par la voie générale (+0,3 point par rapport à 2025). Ces chiffres, qui portent sur les boursiers de l’enseignement secondaire, ne doivent pas être confondus avec le taux de boursiers du supérieur présents à Sciences Po, nettement plus élevé du fait des critères retenus pour chaque catégorie.

Ces résultats témoignent du caractère unique de la politique de Sciences Po en matière d’égalité des chances, qui repose notamment sur les aides accordées aux étudiants boursiers : Sciences Po complète la bourse du CROUS à hauteur de 75 % de son montant. Cet effort considérable fait de Sciences Po un lieu de formation privilégié pour les élèves boursiers ayant un excellent niveau scolaire.

La procédure, en bref

La procédure d'admission sur Parcoursup se déroule en deux étapes :

Étape 1 : l’évaluation du dossier

Deux notes de même coefficient : la première est calculée à partir d’une moyenne pondérée comprenant l'épreuve écrite anticipée du baccalauréat de français (60 %) et certaines notes de contrôle continu ; la seconde repose sur un examen qualitatif de la trajectoire scolaire du candidat à partir des bulletins de première et de terminale, ainsi que de la fiche Avenir transmise par l’établissement.

Pour la campagne 2027, la première note sera calculée à partir d’une moyenne pondérée comprenant les notes obtenues aux épreuves anticipées du baccalauréat de français et de mathématiques (nouvellement créée).

Étape 2 : l’entretien

À l’issue de cette première phase, 3 109 candidats postulant via l’une des trois voies ont été convoqués à un entretien oral organisé à distance. L’épreuve orale constitue une étape déterminante de l’admission. Elle permet d’apprécier la motivation et le projet intellectuel du candidat, son intérêt pour les disciplines enseignées à Sciences Po, sa curiosité, ses qualités d’expression et sa capacité à construire un raisonnement dans le temps limité de l’épreuve.

Cette année encore, le jury a constaté que certains candidats abordaient l’entretien à partir d’idées reçues, parfois relayées par des organismes de préparation. Ces stratégies conduisent à des discours standardisés : accumulation d’activités, citation artificielle d’un cours ou mobilisation de connaissances sans rapport direct avec l’image proposée. Elles ne correspondent pas aux attentes de l’épreuve.

Les activités et les engagements :

L’oral s’inscrit dans le processus global d’admission, dont le but premier est de recruter des lycéens avec un excellent niveau scolaire et présentant les qualités nécessaires pour s’adapter aux exigences de la formation dispensée à Sciences Po.

Il ne saurait donc se limiter à l’énumération d’activités artistiques, sportives, associatives ou citoyennes. Lorsqu’un engagement occupe une place structurante dans le parcours d’un candidat, il peut naturellement être présenté. Le jury s’intéresse alors moins à son intitulé qu’à ce que le candidat en a compris : responsabilités assumées, apprentissages, difficultés rencontrées, etc.

L’absence d’activité extrascolaire ne donne lieu à aucune appréciation défavorable. Les examinateurs savent que tous les candidats ne disposent pas des mêmes possibilités d’engagement pour des raisons financières, familiales, géographiques ou personnelles. La curiosité, l’ouverture intellectuelle et la motivation peuvent se manifester de nombreuses manières.

En résumé, le jury souhaite rappeler qu’il n’est pas nécessaire d’évoquer une association étudiante pour démontrer son intérêt pour Sciences Po ; de telles références ont parfois paru artificielles ou superficielles. Le jury invite les candidats à valoriser en priorité les engagements, les activités et les centres d’intérêt qui témoignent d’une cohérence personnelle et contribuent de manière significative à leur parcours intellectuel et humain.

La connaissance de Sciences Po :

L’oral a aussi pour objet de mesurer l’intérêt des candidats pour le projet pédagogique de Sciences Po. Cet intérêt ne se démontre pas par une connaissance encyclopédique de l’offre de formation. Mentionner le titre d’un cours ou le nom d’une association n’est ni nécessaire ni, en soi, convaincant. Le jury attend en revanche que le candidat parvienne à convaincre de son intérêt approfondi pour les grands enjeux du monde contemporain et pour le projet pluridisciplinaire de Sciences Po.

À 17 ou 18 ans, un projet professionnel arrêté ne constitue pas une exigence. Un projet d’études cohérent, des intérêts intellectuels clairement exprimés et la capacité à expliquer ses choix suffisent. Des lectures ou des connaissances sur les disciplines enseignées et les thèmes abordés dans la formation peuvent étayer cette motivation. Un candidat peut ainsi convaincre en parlant avec précision et sincérité de sujets étudiés ou découverts au lycée.

Des réponses personnelles, précises et concises :

Les candidats doivent trouver un bon équilibre entre des réponses trop brèves et des développements trop longs. Le temps de l’oral est limité : une réponse précise et structurée à la question laisse la place à l’échange. À l’inverse, une réponse récitée ou excessivement développée réduit le nombre de questions et peut empêcher le jury d’approfondir les éléments les plus intéressants du parcours.

Le jury a également relevé, chez certains candidats, des signes laissant penser à un recours à l’intelligence artificielle durant l’oral. Une telle assistance est contraire à l’esprit de l’épreuve, qui vise à apprécier une réflexion personnelle construite dans l’échange. Elle se traduit souvent par un discours peu fluide, stéréotypé ou insuffisamment personnel et fragilise nécessairement l’évaluation de la candidature.

Les trois séquences de l'entretien

L’épreuve dure environ 25 minutes et se déroule en trois temps : une présentation du candidat, un commentaire et une analyse d’image, puis un échange libre avec les examinateurs. 

Le jury souhaite revenir sur chacune de ces étapes, afin d’en clarifier le contenu, et de permettre aux candidats de se préparer au mieux.

Présentation initiale

En deux minutes au maximum, le candidat présente les éléments saillants de son parcours, ses motivations et ses centres d’intérêt. Il peut évoquer ses choix de programmes ou de campus ainsi que son projet d’études. Cette introduction doit être préparée, mais elle ne doit être ni lue ni récitée : le jury attend une parole claire, personnelle et susceptible d’ouvrir l’échange.

Analyse d’image

Cette partie de l’épreuve déconcerte encore souvent les candidats. Le jury a observé chez un nombre significatif d’entre eux une tendance à projeter trop rapidement sur l’image choisie un thème général et des connaissances plus ou moins précises que celle-ci ne justifiait pas, notamment sur le dérèglement climatique. Cette démarche les a mis en difficulté lors de l’échange : des connaissances pertinentes ne compensent pas une observation insuffisante.

Le candidat doit prendre le temps de choisir son support, de lire attentivement la légende, d’identifier la nature et la source de l’image, puis d’en proposer une description rigoureuse et synthétique.

Cette étape, souvent négligée ou traitée trop rapidement, est pourtant essentielle. Au-delà d’une simple description formelle du type “au premier plan… au second plan…”, certains candidats se sont distingués par une véritable analyse esthétique, attentive notamment aux couleurs, à la perspective, à la composition et à la mise en scène des

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