C’est la quatrième fois que je te parle du Fou Curieux.
Son usage du désaccord, son tri méticuleux, son self-hacking mental, sa tolérance à l’erreur.
Tu vois se dessiner le portrait d’un rebelle méthodique, en quête de plaisir et de sens dans son travail.
Mais il te manque encore une pièce : celle qui rend tout le reste possible.
Aujourd’hui, je vais appuyer sur pause.
Et tu vas criser.
Le temps.
Ce mot qui fait paniquer tout le monde.
Au boulot, il faut avancer, livrer, performer, produire et les clichés ont la vie dure :
Chaque seconde compte!
Le temps perdu ne se rattrape jamais!
Le temps, c’est de l’argent!
Cette culture du chrono explique pourquoi on ne prend plus le temps de réfléchir.
Dans notre roue de hamster on annone les mêmes excuses, on s’abandonne au mêmes biais, on reproduit les mêmes erreurs, on duplique les mêmes solutions absurdes.
Tout le monde bourrine, tête dans le guidon, et la curiosité paye les pots cassés.
On pourrait croire que temps est ton ennemi mais ce n’est pas vrai.
C’est juste que tu t’obstines à vouloir le contrôler.
Tu veux le suivre, le traquer, le time-boxer.
Mais, vengeur, il gagne toujours.
Essaie autre chose : vois-le comme un allié.
Fais la paix avec lui.
Parce qu’en réalité, faire la paix avec le temps, c’est faire la paix avec toi-même.
Et c’est aussi le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta curiosité.
Quand tu laisses du temps à ta curiosité, elle travaille pour toi.
Elle observe, elle relie, elle invente.
Elle te dira demain ce qu’elle a pressenti l’autre jour.
Elle t’aide à voir ce que l’urgence obscurci.
À faire le tour d’un problème au lieu de le traverser en courant.
À réunir les indices, connecter les infos, écouter les signaux faibles.
C’est ton GPS anti-complexité.
Mais il ne fonctionne qu’à une condition : ralentir.
1. Ralentis pour comprendre
Bloque 30 minutes sans objectif productif et observe : ce qui bloque, ce qui t’agace, ce qui t’intrigue.
C’est souvent là que naît la bonne question.
2. Laisse infuser
Note ce que tu ne comprends pas, ce qui te résiste.
Ne cherche pas tout de suite la réponse.
Reviens-y plus tard : le cerveau adore travailler hors champ.
3. Décide à froid
Les décisions prises à chaud rassurent ton ego.
Celles prises à froid renforcent ta lucidité.
Fais de la temporisation une habitude, pas une exception.
Le Fou Curieux n’est pas celui qui fonce vers la nouveauté pour se sentire occupé.
C’est celui qui sait s’imprégner de la compléxité pour mieux s’en détacher.
Il ne perd pas de temps : il le cultive. Il en fait un compagnon de route.
Parce que c’est dans le silence et la lenteur, pas après pas, que la curiosité devient vision.
Si ton équipe court sans avancer, on peut en parler.
Je t’aide à créer un espace où ralentir fait gagner du temps :
moins d’urgence, plus de clarté, plus de curiosité.
Écris-moi et dis-moi juste ce que le temps dévore aujourd’hui.
La curiosité au travail est l’articulation de l’envie, de l’intuition, de l’exploration, du partage et de l’expérimentation. Je te parle de chacune de ces dimensions dans ma newsletter “Vivisection”. Si tu veux en faire un système pour rendre ton organisation ou ton équipe plus performante, je propose des formations et des accompagnements sur le terrain pour ton CODIR ou tes équipes.

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