Ce vendredi 12 juin, dans un geste sans précédent, les dirigeants du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont annoncé le démantèlement d’une équipe complète de patrouilleurs de nuit : suspension de deux policiers, et réaffectation de 14 autres membres du poste de quartier 39, dans Montréal-Nord.
Les quelques informations divulguées sont accablantes : ils se seraient mutuellement encouragés et coordonnés dans le profilage racial visant des personnes noires et des arabes. Ils sont allés jusqu’à collectionner des mèches de cheveux de leurs proies, des dreadlocks, comme des trophées de guerre.
Le directeur du SPVM, Fady Dagher, se dit « très surpris ». Ce ne serait que quelques pommes pourries, un cas extrême, du « jamais vu ». Mais personne n’est dupe. En réalité, ce que le SPVM a été forcé de divulguer n’est que la pointe d’un très hideux iceberg.
La réalité c’est que ce qui est révélé par cette révoltante barbarie n’est ni nouveau, ni surprenant : la police est une institution profondément raciste.
La violence, le racisme et toute la pourriture qui caractérisent la police sont un reflet du système que les policiers protègent et servent.
Ce système, le capitalisme, c’est la domination de la société par une minorité de parasites exploiteurs, les Epstein de ce monde, qui accaparent toute la richesse de la société alors que la majorité de travailleurs doit se battre pour des miettes. Mais ces inégalités grossières ne pourraient tenir sans diviser les opprimés, sans monter les travailleurs les uns contre les autres. Le racisme et d’autres idéologies rétrogrades jouent ce rôle. Comme l’a dit Malcolm X: « Il n’y a pas de capitalisme sans racisme. »
Dans une telle société pourrie, les institutions qui défendent le système capitaliste deviendront inévitablement teintées de tous les préjugés de cette société. À cet égard, le SPVM n’est pas différent de la GRC, de la police de Repentigny, de Longueuil ou d’ailleurs.
Pour enrayer le fléau de la brutalité policière et du racisme systémique, il faut donc renverser le capitalisme qui les génère et les répand. Il faut exproprier ces parasites qui s’engraissent sur notre dos. Ainsi, les ressources nécessaires pour fournir des logements, des emplois et des services adéquats dans tous les quartiers seront libérées. Les travailleurs ne seront plus en compétition pour survivre. C’est sur cette base que les préjugés en tout genre commenceront à s’effacer jusqu’à ce qu’ils ne deviennent qu’un mauvais souvenir.
Il faut unir les travailleurs dans une grande lutte pour renverser ce système – il nous faut rien de moins qu’une révolution. Comme disait également Malcolm X : « nous ne sommes pas moins nombreux, nous sommes moins organisés. » Unir les travailleurs en vue d’une révolution socialiste, c’est la tâche à laquelle se consacre le PCR.
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Et bien plus!

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