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POSITIVE · Jan 9, 2026

L’enquête qui infiltre Pornhub. Et qui retourne la tête... !

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POSITIVE · POSITIVE

C’est la newsletter de notre média Porno-feministe.fr, qui parle de sexualité positive.

Aujourd’hui, je suis tombée sur l’enquête de Charlie Danger (Les Revues du Monde) dispo sur YouTube.

J’ai infiltré l’algorithme de Pornhub

Sur le coup, je me suis dit : ok, ça va encore être une vidéo anxiogène sur “le porno c’est le mal”.

Eh bien non. Pas du tout.

Ce qui m’a frappée, ce n’est pas ce que la vidéo “dénonce”.
Mais bien ce qu’elle révèle des dessous de cette plateforme.

Dès les premières minutes, Charlie parle d’un truc qu’on ressent tou·tes sans trop savoir le formuler :

Les grandes plateformes mettent toujours en avant les mêmes thèmes.
Les mêmes mots.
Les mêmes scénarios recyclés jusqu’à la corde.

Et bizarrement, ça ne colle pas du tout avec ce que les gens déclarent fantasmer dans les études.

Alors ça m’a fait rire jaune.

En fait, on finit tellement habitué·e à un décor en particulier que ça paraît “normal”.
Alors qu’en vrai… rien ne l’est.

L’équipe a analysé un dataset monstrueux : 1,7 million de vidéos.

Et oui, les thèmes “violence”, “inceste”, “teen” et compagnie reviennent partout.

Mais derrière ces mots-clés, ce n’est pas toujours ce qu’on imagine.

Prenons un exemple : la catégorie “Teen”.

En réalité, seulement 2% des vidéos populaires mettent vraiment en scène une femme jeune.

Le reste, c’est du pur marketing.

Pareil pour l’inceste.

Sur Pornhub et autres plateformes classiques, le porno ne montre pas d’inceste biologique.

Ce qui existe, c’est un jeu d’ambiguïtés, un “rôle” qu’on colle sur une situation.

Ce qui dérange vraiment, ce n’est donc pas le contenu. C’est ce que ça dit de notre culture :

Là où il y a du tabou, il y a du clic.

Cette partie-là m’a carrément surprise.

Parce qu’en dehors des discours dramatiques, les chiffres montrent un truc beaucoup plus nuancé :

Oui, la violence est présente dans le contenu X.
Mais pas dans les proportions qu’on entend partout.

Sur la plateforme, une fessée ou un léger étranglement consenti peut se retrouver dans la case de la violence.

Donc le problème n’est pas tant de savoir si c’est “vraiment violent

Le problème, c’est plutôt :

Comment on définit la violence dans un contexte sexuel ?
Pourquoi elle finit propulsée dans le top des vidéos les plus vues ?

En fin de compte, ce n’est pas l’image brute qui choque.

C’est plutôt les schémas de pouvoir et les dynamiques de genre qui sont mis en scène et que l’on risque de répéter inconsciemment dans la vie réelle.

Comme par habitude.

Sur Pornhub, 8 vidéos sur 50 montrent des situations clairement non consenties.

Huit.

C’est trop.

Et surtout : c’est interdit par la plateforme.

C’est là que j’ai senti ma gorge se nouer.

Parce que ce n’est pas une question de fantasme, de kink ou de jeu scénarisé.

C’est une question de règles et de lois que même les géants du X ne respectent pas.

On peut parler de représentation, de nuance, d’interprétation…

Mais le non-consentement mis en scène comme un “twist scénaristique”, c’est un non.

Un GRAND non.

Parce que cette enquête nous rappelle un truc important :

Le porno mainstream, ce n’est pas juste des vidéos.

C’est un cadre, un vocabulaire, une manière de raconter le désir qui finit par s’imposer dans nos esprits sans qu’on s’en rende vraiment compte.

Alors si on veut imaginer autre chose, il faut déjà comprendre comment ce modèle fonctionne.

Pas pour le rejeter, pas pour le copier, mais pour savoir où se situer.

Et c’est comme ça qu’on peut ensuite envisager de construire un autre espace.

Plus ouvert.
Plus respectueux.
Plus fidèle à nos envies.

À très vite,

et d’ici là… prends du plaisir !

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Read the original on positivemag.substack.com

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