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POSITIVE · Jun 5, 2026

Et si on avait appris aux femmes à ne pas trop attendre de plaisir ?

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Aujourd’hui, on va parler d’un truc assez dérangeant.

Pas parce qu’il est choquant, mais plutôt parce qu’il est tristement banal.

Et si beaucoup de femmes avaient fini par considérer leur orgasme comme… secondaire ?

Pas par manque d’envie.
Pas parce qu’elles n’aiment pas le sexe.

Mais simplement parce qu’à force de ne pas jouir, elles auraient tout simplement appris à faire sans.

C’est ce que révèle une récente étude américaine de l’Université Rutgers.

Et honnêtement, plus on creuse le sujet, plus ça met en lumière quelque chose de très profond dans notre manière de vivre la sexualité.

L’étude part d’un constat qu’on connaît déjà : dans les rapports hétérosexuels, les femmes atteignent beaucoup moins souvent l’orgasme que les hommes.

Mais ce qui intéresse les chercheurs ici, c’est surtout ce qui se passe psychologiquement quand cette absence devient une habitude.

Et le résultat m’a franchement laissée sans voix :

Plus les femmes vivent des rapports sans orgasme, plus elles ont tendance à minimiser son importance.

C’est comme une forme d’adaptation émotionnelle.

En gros : si quelque chose semble inaccessible pendant longtemps, le cerveau finit parfois par se convaincre que ce n’était pas si important que ça au départ.

Le problème, c’est que cette logique finit aussi par normaliser un peu plus l’idée que le plaisir féminin passe après le reste.

Et ça, c’est pas facile à digérer.

Ce phénomène porte même un nom : c’est l’orgasm gap.

Il définit l’écart entre la fréquence des orgasmes masculins et féminins pendant les rapports sexuels.

Et aujourd’hui encore, cet écart reste énorme.

Parce qu’encore aujourd’hui, beaucoup de rapports sont construits autour d’un scénario très centré sur le plaisir masculin :

préliminaires rapides, pénétration comme étape centrale, fin du rapport après l’orgasme de l’homme…

Comme si le plaisir féminin était un “bonus”, un petit plus éventuel.

Pas une composante normale du rapport.

(Dans le genre si on l’a c’est bien, sinon c’est pas grave…)

Ce qui est intéressant dans l’étude, c’est que les hommes interrogés avaient aussi tendance à réagir différemment lorsque l’orgasme féminin devenait “rare” dans les scénarios présentés.

Eux aussi avaient tendance à considérer ce plaisir comme moins important lorsqu’il était régulièrement absent.

Autrement dit : quand une dynamique s’installe dans le couple, les attentes des deux partenaires évoluent ensemble.

Et c’est probablement là que le problème s’ancre de manière insidieuse dans notre quotidien.

Parce qu’on ne parle plus forcément d’un partenaire “égoïste” ou “mauvais au lit”.
Mais d’une vraie habitude relationnelle qui finit par paraître normale pour tout le monde.

Alors évidemment, l’objectif n’est pas de transformer chaque rapport sexuel en quête de performance et de mettre une pression infinie à son partenaire (même inconsciemment).

L’orgasme n’est pas et n’a jamais été un objectif à atteindre à tout prix et il existe mille façons de ressentir du plaisir, de la connexion ou de l’intimité.

Mais il y a quand même une vraie différence entre :

“Je ne jouis pas à chaque fois et ça me convient.” et “J’ai appris à ne plus attendre grand-chose.”

Parce que, dans le deuxième cas, il ne s’agit plus vraiment de liberté.

On est plutôt dans une forme de résignation.

Essaye de repérer les moments où tu peux avoir tendance à minimiser ton plaisir.

Ça peut se traduire par des pensées du genre :

“Ce n’est pas grave.”
“Ce n’était pas si important.”
“Au moins, lui a pris du plaisir.”

Observe ça avec honnêteté, sans culpabilité et sans te forcer à “performer” (ultra contre-productif, ça !).

Juste en te demandant :

Est-ce que je considère vraiment mon plaisir comme légitime ?
Ou est-ce que j’ai appris à en attendre moins avec le temps ?

Parce que, parfois, reprendre du pouvoir sur sa sexualité, ça commence juste là.
Dans le fait d’arrêter de faire semblant que certaines frustrations n’existent pas.

et d’ici là… prends du plaisir !

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Read the original on positivemag.substack.com

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