RSS Amplifier

Zeitgeist · Jul 30, 2026

🟨🟧 "Who the fuck do you think you are ?"

0
Sign in to vote or save

Philippe Corbé · Zeitgeist

Hi everyone, c’est Zeitgeist depuis New York.

Je vais d’abord vous raconter comment les funérailles de Lindsey Graham se sont transformées en sommet diplomatique improvisé. Sous les voûtes de la cathédrale nationale de Washington, Benjamin Netanyahu et Volodymyr Zelensky se sont retrouvés pour la première fois depuis près de trois ans, à quelques rangs d’un Donald Trump dont dépend désormais l’avenir de leurs deux guerres.

Je vais aussi vous parler d’une pub politique qui m’a vraiment surpris. Elle vient d’être mise en ligne. Barack Obama retourne dans l’Iowa pour soutenir un candidat démocrate en fauteuil roulant qui est peut-être la révélation de cette campagne de mi-mandat.

Et puis, en 📚 Food for Thought, j’aimerais vous parler d’une enquête inquiétante du Wall Street Journal. Les enfants disparaissent progressivement des grandes villes américaines. Et si ce phénomène en disait beaucoup plus sur l’état de l’Amérique que tous les discours politiques ?

D’abord, éloignez les enfants, je vais devoir écrire le mot absolument interdit sur les ondes américaines.

Les télévisions et les radios savent qu’elles ne peuvent pas le laisser passer sous peine de sanctions. Généralement, elles le bipent, en masquant avec pudeur le mot en quatre lettres que tout le monde (y compris les enfants) a évidemment deviné.

Dans les années 90, c’était d’ailleurs un argument des chaînes du câble comme HBO, qui se vantaient de ne pas être contraintes par ces règles qui ne s’appliquent qu’aux chaînes hertziennes.

Et c’est pour cela qu’on entend autant ce mot dans Les Soprano ou Sex and the City.

Vous l’avez deviné, ce mot.

Fuck.

Fuck, fucking ou plutôt fuck’n, comme tant d’Américains le disent pour ponctuer leurs phrases, marquer l’indignation, la colère ou, au contraire, la surprise.

Il est donc extraordinairement rare que ce mot banni franchisse les barrières.

C’est pourtant ce qui est arrivé il y a quelques heures.

Alors non, pas dans la matinale de Fox News, qui a été confrontée au problème hier matin mais a soigneusement respecté les règles quand son correspondant basé en Israël a cité une phrase que venait de lui dire le président Trump, après une nouvelle attaque iranienne qui visait des forces américaines en Jordanie.

Les téléspectateurs n’ont eu aucun mal à deviner ce qui se cachait derrière le “We’re goin’ to beat the f-ing S out of them !” cité par le journaliste.

Le président a bien dit à Fox, à propos de l’Iran : “We’re goin’ to beat the fucking shit out of them "!”

Ce qu’on pourrait traduire par “On va leur foutre une putain de raclée !” Et encore, je crains que la version française soit moins crue que l’originale.

Et c’est d’ailleurs ce qu’il a tenté de faire cette nuit en lançant une série de frappes contre l’Iran en représailles.

Mais sur ce “fucking shit”, Fox a fait son boulot et respecté les règles.

Rien à redire.

En revanche, quelques heures plus tard, Fox et les autres chaînes d’information en continu ont diffusé malencontreusement un énorme “fuck” dans un moment politiquement très tendu.

Je vous raconte.

Read the original on philippecorbe.substack.com

Comments

Nothing yet. Say the first thing.

    Sign in to join the conversation.