Hi everyone, ce matin aussi dans Zeitgeist, je vous raconte comment Fox News s’étrangle sur l’affaire de la supposée maîtresse du président.
Je vais vous raconter le spectaculaire retournement sur l’aile de Alexandria Ocasio-Cortez qui reconnait que “la première version du wokisme était folle.” Cet aveu dans un éclat de rire ravive les débats dans la presse américaine sur l’héritage de la fièvre wokiste. Et une question qui pèsera lourd si AOC vise la Maison-Blanche en 2028 : peut-on prendre ses distances avec le wokisme sans réécrire son propre passé ?
Wokisme aussi… à droite. JD Vance fait face au piège inverse. Après avoir vu les démocrates devenir prisonniers de leur frange la plus militante, se laissera-t-il enfermer dans les excès de la woke right, identitaire, masculiniste et parfois ouvertement antisémite, pour s’imposer dans l’après-Trump ? C’est mon 📚Food for Thought du jour.
Et parce que Zeitgeist doit aussi vous donner de la joie, j’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique que j’appelle 🎈Bring Me Joy ! Premier bonheur partagé, Rosie O’Donnell, la meilleure ennemie de Trump, lâchée pendant une semaine aux commandes de Jimmy Kimmel Live sur ABC. Tous les soirs elle s’adresse à Trump et c’est assez hilarant.
Savez-vous ce qu’est un trillion ?
Perso, je me perds au-delà d’un certain nombre de zéros.
Alors je vais le dire autrement.
La dette publique des États-Unis vient de franchir, hier soir, les 40 trillions, c’est-à-dire 40 000 milliards de dollars.
Voici ce que titre ce matin le Wall Street Journal :
“La dette rapportée au PIB approche des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis la Seconde Guerre mondiale.”
I’m old enough to remember, comme on dit en anglais, je suis assez vieux pour me souvenir de la campagne électorale que je couvrais en 2016.
Le candidat Donald Trump, qui faisait campagne sur l’idée qu’il valait mieux confier l’économie à un businessman à succès (The Apprentice !) plutôt qu’à des politiciens, leur faisait la leçon en promettant de “se débarrasser des 19000 milliards de dollars de dette” en huit ans, soit deux mandats.
Dix ans plus tard, alors que nous sommes presque à la moitié de son second mandat, le poids de la dette est deux fois plus lourd.
Alors oui, oui, bien entendu, il n’est pas le seul responsable. Oui, il y a eu le Covid. Oui, il y a eu les plans de relance et d’investissement de Joe Biden, qui se comptaient en milliers de milliards de dollars.
Le premier mandat de Trump et le mandat de Biden ont chacun généré environ 8 000 milliards supplémentaires.
Et c’est comme ça qu’en dix ans, l’Amérique a doublé l’addition et vient de passer ce cap vertigineux.
Le journal télévisé de NBC d’hier soir racontait bien cet effet boule de neige de la dette. Comme Washington continue d’emprunter, le paiement des intérêts pèse de plus en plus lourd sur les dépenses publiques.
“Les États-Unis dépensent plus d’argent des contribuables pour payer les intérêts de notre dette nationale que pour l’assurance-santé ou le budget du Pentagone.”
Le correspondant à la Maison-Blanche concluait son intervention en disant à son présentateur que, pendant les 40 secondes de son papier en direct, la dette s’était encore alourdie de 3 millions de dollars.
40 000 000 000 000 de dollars !
Bien entendu, ce chiffre est d’abord symbolique. Mais le symbole tombe au pire moment. Un moment tant redouté depuis si longtemps.
Quand ceux qui prêtent à l’Amérique commencent à lui demander beaucoup plus cher.
Il y a quelques heures, à la Maison-Blanche, un journaliste de Reuters a demandé au président : “Les Américains doivent-ils s’inquiéter de la volatilité du bond market ?”
Le bond market, c’est le marché des obligations. Une obligation, c’est un type de titre de dette qui permet de lever des fonds auprès des investisseurs.
Le taux d’intérêt des obligations à trente ans a atteint 5,34 % mardi.
C’est le niveau le plus élevé depuis près de vingt ans, avant la grande crise financière qui a déclenché The Great Recession, comme disent les Américains, et dont les effets sociaux pèsent encore politiquement.
Laissez-moi vous dire ce que lui a répondu le président (ce n’est pas très rassurant, je vous préviens).

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