RSS Amplifier

Out of the Feed · Aug 16, 2026

Trois choses pour lesquelles je me remercie d'avoir procrastiné.

0
Sign in to vote or save

Valentine Helsmoortel · Out of the Feed

Je vais t’avouer quelque chose : je n’ai pas passé un week-end du 15 août aussi agréable que je l’aurais voulu.

Enfin, globalement si. Mais il y avait quand même une petite voix dans ma tête qui m’empêchait d’en profiter complètement.

Pourquoi ? Parce que j’étais un peu déçue de moi.

J’ai énormément travaillé tout l’été. Et je m’étais vraiment dit : OK, je “sacrifie” mon mois de juillet et une partie du mois d’août pour avancer sur tout ce que j’ai envie de construire, et à partir du 15 août, je reprends un rythme un peu plus normal.

Sauf qu’en arrivant à ce week-end du 15 août, je n’avais absolument pas coché toutes les cases que j’aurais voulu avoir cochées.

Et j’ai eu ce petit moment de frustration où je me suis dit : ma vision n’est pas encore complètement déployée comme je l’avais imaginé.

Alors évidemment, avec un peu de recul, je sais que j’ai avancé sur énormément de choses. Et surtout, je sais que tout ce que j’ai construit ces dernières semaines va maintenant commencer à vraiment pouvoir se mettre en place.

Mais ce qui me frustre, c’est surtout de ne pas encore pouvoir faire tout ce que j’ai envie de faire.

Et puis je me suis rappelé quelque chose : parfois, quand certaines choses prennent plus de temps que prévu, ou quand je repousse quelque chose pendant plusieurs mois, ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

Surtout dans un monde où tout évolue aussi vite.

Et c’est exactement ce dont j’ai envie de te parler aujourd’hui.

Il y a trois choses que j’aurais voulu faire ces derniers mois, que j’ai repoussées encore et encore… et pour lesquelles, aujourd’hui, je me remercie presque d’avoir procrastiné.

Au-delà du racontage de vie, je veux surtout te montrer à quel point mon métier a changé en quelques mois. Et pourquoi certaines choses que j’aurais faites il y a six mois, je les fais complètement différemment aujourd’hui.

Quand je suis partie aux États-Unis en avril, j’avais un objectif très précis : enregistrer une série d’épisodes autour de l’IA et de ce qu’elle change dans le métier des créateurs de contenu et des entrepreneurs en ligne.

Les épisodes ont bien été tournés. Et dès le départ, je m’étais dit qu’il fallait absolument que je trouve des sponsors, ne serait-ce que pour amortir une partie du coût du voyage, qui était franchement conséquent.

Sauf que je ne l’ai pas fait.

Au départ, c’était surtout par prudence. Comme j’allais enregistrer moi-même les épisodes sur place, en extérieur, j’avais peur d’un problème technique. Je voulais éviter de vendre une sponsorisation avant même d’être certaine d’avoir un rendu exploitable.

Je m’étais donc dit que je chercherais les sponsors après le tournage, quitte à ajouter les inserts ensuite. J’avais même déjà identifié trois ou quatre entreprises que j’aurais très bien pu contacter.

Parmi elles, il y avait Circle.

À l’époque, Circle était au cœur de mon business : j’y hébergeais mes cours en ligne, mes communautés, mes memberships… Et surtout, j’étais persuadée que j’allais continuer à utiliser cet outil pendant encore très longtemps.

Sauf qu’entre-temps, mon business a changé beaucoup plus vite que prévu.

Le mois dernier, j’ai commencé à quitter Circle. Non pas parce que l’outil est mauvais, mais tout simplement parce qu’aujourd’hui, je peux créer moi-même une plateforme qui correspond exactement à ce dont j’ai besoin.

Et là, je me suis dit : heureusement que je n’avais pas signé un partenariat sur plusieurs mois. Parce que je me serais retrouvée à devoir recommander un outil que je n’utilise déjà plus.

Et le plus frappant, c’est que Circle n’est même pas un cas isolé. Une grande partie des entreprises que j’avais en tête pour ces sponsorisations correspondent à des outils que je suis justement en train de retirer de mon business.

Même mon outil de facturation, que je payais une cinquantaine d’euros par mois, a été remplacé par un outil que je me suis créé moi-même et qui correspond beaucoup mieux à mon fonctionnement.

Donc, avec le recul, cette procrastination m’a probablement évité de m’engager dans des partenariats qui auraient été parfaitement cohérents il y a six mois… et déjà beaucoup moins aujourd’hui.

Si je devais chercher un sponsor maintenant, ce serait probablement Claude, parce que c’est clairement l’un des seuls outils qui soit encore devenu plus central dans mon quotidien.

Pour le reste, la sponsorisation reste en stand-by.

Et pour une fois, je suis plutôt contente de ne pas avoir avancé plus vite.

J’ai créé mon premier cours en ligne il y a huit ans, donc autant te dire que j’ai déjà vu cette industrie évoluer un paquet de fois. Et surtout, ma manière de transmettre n’a absolument plus rien à voir avec celle que j’avais à l’époque.

Quand j’ai créé mes premiers cours, mon objectif était presque d’en mettre le plus possible : beaucoup de vidéos, beaucoup de contenu, beaucoup de matière. Je voulais que les gens aient vraiment l’impression d’en avoir pour leur argent.

Ça fait déjà un moment qu’on sait que ce n’est plus vraiment ce que les gens recherchent.

Pour regarder des heures de vidéos, il y a Netflix. Quand il s’agit de développer son business, la plupart des gens ont surtout envie d’aller droit au but et de savoir quoi faire.

Au début de l’année, je m’étais quand même dit que j’allais faire une grosse mise à jour de tous mes contenus. Pas forcément parce que mes méthodes ou mes stratégies avaient radicalement changé, mais simplement parce que j’avais envie de remettre un gros coup de frais à tout ça.

Et j’ai procrastiné comme jamais.

J’ai toujours enregistré mes cours de la même manière : des slides, et moi qui parle par-dessus. Sauf qu’aujourd’hui, rien que l’idée d’ouvrir un fichier de slides me donne envie de refermer mon ordinateur. Je crois simplement que j’en ai trop fait.

J’ai créé énormément de cours, passé énormément d’heures à enregistrer des vidéos, refaire des modules, mettre à jour des présentations… et je n’en peux plus.

Et en réalité, c’est probablement une très bonne chose.

Parce que pendant que je repoussais cette mise à jour, ma manière d’enseigner a complètement évolué.

Aujourd’hui, je n’ai plus envie de proposer des heures et des heures de cours généralistes. J’avais déjà commencé à changer cette expérience avec le Creator OS de My Creator Era, mais je suis en train d’aller encore beaucoup plus loin.

À la place, je crée des micro-vidéos qui durent généralement moins d’une minute. Une vidéo = un point très précis.

Et surtout, derrière ces vidéos, il y a des questions, des décisions à prendre, des choses à implémenter directement dans son propre business.

L’idée n’est plus de dire : “voici tout ce que je sais sur ce sujet”.

L’idée, c’est plutôt que chaque membre ait presque l’impression que je suis assise à côté d’elle, que je lui explique exactement ce qu’elle doit faire à cette étape-là de son business et que je lui pose les bonnes questions pour l’aider à avancer.

Ce qui est assez drôle quand on sait que j’ai passé des années à ne pas supporter l’étiquette de “coach business”.

Mais dans les faits, l’expérience ressemble beaucoup plus à du coaching qu’à un cours en ligne classique.

Et je crois que c’est précisément ce que j’avais envie de créer sans encore réussir à le formuler il y a quelques mois.

Cette semaine, l’une de mes grosses priorités est donc de terminer l’enregistrement de toutes ces micro-vidéos pour pouvoir finaliser cette nouvelle expérience et rendre My Creator Era disponible toute l’année.

J’ai d’ailleurs déjà une belle liste d’attente de personnes qui veulent développer leur business en ligne avec moi, donc autant te dire que j’ai très hâte de pouvoir enfin leur faire découvrir cette nouvelle manière de travailler.

C’est assez drôle parce qu’on entend souvent qu’à l’heure des réseaux sociaux, un site internet ne sert plus vraiment à grand-chose.

Eh bien, après quasiment un an sans vrai site, je peux te dire que ce n’est pas du tout mon avis.

On m’a très souvent dit qu’on ne trouvait pas facilement les informations sur mes offres, qu’on ne savait pas exactement où aller, ce qui était disponible… Bref, ne plus avoir de site a clairement fini par devenir un problème.

Alors pourquoi est-ce que je n’ai jamais vraiment avancé dessus ?

Très bonne question.

C’était prévu. J’avais même décidé de tout refaire sur Showit, que j’utilise depuis des années.

Sauf qu’encore une fois, entre-temps, ma manière de travailler a changé.

Aujourd’hui, je suis en train de créer directement mes sites avec Claude Code.

Et le plus intéressant, ce n’est même pas simplement le fait que je puisse faire mes propres sites différemment. C’est surtout que tout ce que je construis aujourd’hui peut ensuite devenir un template directement utilisable par les membres de My Creator Era.

Par exemple, lorsqu’une personne travaillera sur son programme en ligne, sa page de vente pourra être créée automatiquement à partir de tout ce qu’elle aura déjà défini dans son parcours.

Oui, je sais. C’est assez dingue.

Et encore une fois, je me dis : heureusement que je n’avais pas passé des semaines à construire tous mes sites sur Showit quelques mois plus tôt, parce que j’aurais probablement eu envie de tout refaire aujourd’hui.

Alors bien sûr, si j’avais déjà eu quelque chose en ligne, j’aurais pu demander à Claude Code de repartir de l’existant. Là, j’ai encore tout le travail de réflexion, d’écriture des textes et surtout de design. (Parce que ça, je continue quand même à le faire moi-même. Si je laisse Claude Code décider complètement du design, on risque d’avoir quelques problèmes ;))

Mais le résultat va surtout me permettre d’aller beaucoup plus loin que ce que j’avais imaginé au départ, et d’ajouter énormément de valeur à l’expérience dans My Creator Era.

Donc finalement, quand je regarde mon été avec un peu plus de recul, je suis quand même très fière de ce qui a été fait.

Sellfie est sorti en six semaines, ce qui reste assez dingue quand j’y pense.

Et maintenant, ma priorité est de finaliser My Creator Era pour les personnes qui veulent apprendre à développer et scaler leur business en ligne avec moi.

Et puis j’ai décidé d’adopter une nouvelle théorie très pratique : l’été ne se termine que le 20 septembre. J’ai encore 2 grosses sur My Creator Era qui m’attendent. Mais dès la rentrée, j’aurai encore quelques beaux jours pour profiter de cet été 2026.

Read the original on outofthefeed.substack.com

Comments

Nothing yet. Say the first thing.

    Sign in to join the conversation.