Salut toi đđ»
Que tu sois lĂ depuis le dĂ©but ou que tu viennes dâarriver, merci pour ton soutien. đ«¶đ»
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Jâavais dĂ©jĂ fait une Ă©dition de cette Ă©dition â10 conseils sur lâinvestissementâ plutĂŽt axĂ© âdĂ©butantsâ. On y a vu les bases : comment investir sans se perdre, Ă©viter les erreurs classiques, comprendre les mĂ©caniques essentielles des marchĂ©s.
Mais plus tu avances dans ton parcours dâinvestisseur.sseuse, plus tu rĂ©alises une chose : les blocs fondamentaux ne suffisent plus !
Ce qui fait vraiment la diffĂ©rence sur long terme, ce ne sont pas les âconseils de dĂ©butantâ, câest la capacitĂ© Ă lire entre les lignes, Ă comprendre ce qui ne se voit pas au premier coup dâĆil : la structure dâun portefeuille, le vrai risque derriĂšre une entreprise, la logique des valorisations, les comportements du marchĂ© en pĂ©riode de stress.
Bref : les choses quâon apprend rarement dans les contenus classiques, et qui transforment complĂštement ta maniĂšre dâinvestir.
â Aujourdâhui, on va donc un cran plus loin ; je te partage 5 conseils avancĂ©s, ceux qui marquent (vraiment) la frontiĂšre entre un investisseur qui applique des rĂšgles & un investisseur qui comprend ce quâil fait.
Alors, pourquoi seulement 5 ? Parce quâon va les creuser, les dĂ©cortiquer, les rendre actionnables. Je prĂ©fĂšre te donner 5 idĂ©es quâon Ă©pluche et que tu peux commencer Ă utiliser dĂšs maintenant, plutĂŽt quâune liste de 10 concepts survolĂ©s et pas dĂ©veloppĂ©s.
Enfin bref, si tu as envie dâaffiner ta stratĂ©gie, de structurer ton portefeuille avec intention & dâĂ©viter les erreurs que mĂȘme les investisseurs intermĂ©diaires commettent encore â cette Ă©dition est pour toi ! đ
Quand tu observes une action, tu vois un prix. Mais ce prix ne te dit pas du tout ce que vaut rĂ©ellement lâentreprise.
Ce que tu regardes, ce nâest pas de la valeur : câest une opinion collective sur lâavenir de cette entreprise : la valorisation. Et ça, trĂšs peu dâinvestisseurs lâintĂšgrent vraiment.
On a tendance Ă penser :
âSi le prix monte, câest que lâentreprise va bienâ,
âSi le prix baisse, câest que ça ne va pasâ,
âSi câest cher, câest trop tardâ,
âSi câest pas cher, câest une opportunitĂ©.â
En rĂ©alitĂ©, le prix dâune action est juste une conversation entre milliers dâinvestisseurs :
certains y voient de la croissance,
dâautres du risque,
certains du potentiel long terme,
dâautres un danger imminent.
â Le rĂŽle de la valorisation, câest justement dâessayer de dĂ©coder cette conversation.
-
Parce que 2 entreprises peuvent afficher le mĂȘme prix, ou la mĂȘme croissance, et pourtant le marchĂ© les valorise totalement diffĂ©remment.
đŹ Par exemple : Deux entreprises font 1 milliard de chiffres dâaffaires :
Lâune est valorisĂ©e 5 milliards,
Lâautre, 40 milliards.
Pourquoi une telle différence ?
Parce que la valorisation ne parle pas du présent ! Elle parle du futur attendu.
Si le marchĂ© pense que lâentreprise A va stagner â alors valorisation plus basse,
Si le marchĂ© pense que lâentreprise B va exploser dans 5 ans â alors valorisation plus haute.
La valorisation, câest une question : âCombien le marchĂ© est prĂȘt Ă payer aujourdâhui pour lâavenir que cette entreprise promet ?â
Ăa nâa rien Ă voir avec un prix âjusteâ, âlogiqueâ, ou âĂ©quilibrĂ©â.
-
Une fois que tu as compris que la valorisation est une projection sur lâavenir (et pas un prix), tu peux commencer Ă utiliser des outils pour la lire :
des indicateurs simples (comme le PER),
des indicateurs plus précis (comme le Price-to-Book),
ou des mĂ©triques plus complĂštes (comme lâEV/EBITDA).
Mais ces chiffres nâont de sens quâaprĂšs avoir compris pourquoi le marchĂ© est optimiste ou pessimiste. Câest comme lire une carte sans comprendre dans quel pays tu es, le chiffre seul ne tâaide pas. đ
-
Ils ne regardent jamais un indicateur isolé, ils cherchent à comprendre :
lâhistoire que le marchĂ© raconte,
si cette histoire est réaliste ou exagérée,
et si le prix actuel reflÚte une attente raisonnable, ou complÚtement délirante.
Ils se posent des questions comme :
â âPourquoi le marchĂ© paie aussi cher cette entreprise ?â,
â âQuâest-ce quâil anticipe ? Une croissance ? Un moat* ? Un futur dominant ?â
â âEt si ces attentes ne se rĂ©alisent pas, quâest-ce que ça implique ?â
Câest lĂ que tu commences Ă analyser un investissement non pas comme un prix Ă saisir, mais comme une perspective Ă comprendre. đ»
*Moat :
Câest un avantage durable qui protĂšge une entreprise de ses concurrents (marque, technologie, rĂ©seau, coĂ»ts, etc.).
Plus le moat est solide, plus lâentreprise peut maintenir ses marges et sa rentabilitĂ© sur le long terme.-
La valorisation, ce nâest pas :
un signal dâachat,
ni un signal de vente,
ni un jugement de qualité.
Câest :
une lecture de ce que le marché anticipe,
un outil pour repérer les attentes trop optimistes ou trop pessimistes,
et une façon dâĂ©viter dâacheter une histoire qui ne tient pas debout.
Une action âpas chĂšreâ peut lâĂȘtre pour de bonnes raisons, et rester nulle longtemps. Et une action âtrop chĂšreâ peut le rester des annĂ©es si lâentreprise est exceptionnelle.
Le prix dit trĂšs peu. La valorisation dit beaucoup : si tu sais la lire.
Quand tu regardes ton portefeuille aujourdâhui, tu vois peut-ĂȘtre :
des actions,
des ETFs,
des secteurs,
des zones géographiques.
Câest bien MAIS, câest la surface. Les investisseurs avancĂ©s, eux, regardent ce quâil y a sous la surface : les facteurs.
â Un facteur, câest une caractĂ©ristique qui explique pourquoi certaines actions performent diffĂ©remment des autres sur le long terme. Et surtout : ces facteurs reviennent encore et encore dans lâhistoire des marchĂ©s, depuis plus de 50 ans.
Les plus connus ?
đž Value : des actions âbon marchĂ©â selon leurs ratios de valorisation, souvent dĂ©laissĂ©es par le marchĂ©.
đž Quality : des entreprises solides, rentables, bien gĂ©rĂ©es, avec un bilan sain et des marges stables.
đž Momentum : des actions qui ont surperformĂ© rĂ©cemment et qui, statistiquement, ont tendance Ă prolonger cette dynamique Ă court/moyen terme (et inversement pour les actions en sous-performance).
đž Low Volatility : des actions historiquement moins volatiles que le marchĂ©, donc plus stables y compris en pĂ©riode de stress.
đž Size : des petites capitalisations, qui ont historiquement surperformĂ© les grandes sur le long terme (avec plus de risque).
Tu nâas pas besoin dâentrer dans les calculs compliquĂ©s derriĂšre ces facteurs pour les utiliser intelligemment. Mais, tu dois comprendre ceci : Ton portefeuille est toujours exposĂ© Ă un facteur, mĂȘme si tu ne tâen rends pas compte. đ
Le MSCI World, par exemple, est trÚs orienté :
vers les méga-capitalisations,
vers la croissance,
et vers la tech américaine.
Donc si tu penses avoir âun portefeuille diversifiĂ©â via ton ETF MSCI World, en rĂ©alitĂ©, tu as surtout un portefeuille biaisĂ© âGrowthâ + US + mĂ©ga-capitalisation.
Ce nâest pas un problĂšme en soi, le vrai problĂšme, câest de ne pas le savoir. đ
-
Parce quâils expliquent une grande partie de la performance dâun portefeuille sur le long terme, souvent bien plus que le fait de choisir soi-mĂȘme des actions individuelles.
Câest ce quâon appelle le stock-picking : sĂ©lectionner des actions une par une, en espĂ©rant faire mieux que le marchĂ© (au lieu dâinvestir dans un ETF qui regroupe des centaines dâentreprises).
Le truc, câest que mĂȘme si tu penses âconstruire ton portefeuille Ă la mainâ, ce qui influence rĂ©ellement tes rĂ©sultats, ce ne sont pas juste les actions que tu choisis, mais les facteurs auxquels elles appartiennent : value, quality, momentum, low vol, small caps, etc.
Autrement dit :
deux personnes qui font du stock-picking peuvent avoir des portefeuilles trĂšs diffĂ©rents, mais exposĂ©s au mĂȘme facteur sans le savoir,
et deux portefeuilles qui semblent similaires peuvent avoir des performances totalement opposées à cause de facteurs différents.
Les facteurs, câest la charpente invisible qui dĂ©termine le comportement rĂ©el de ton portefeuille, plus que tes choix individuels.
-
Pas besoin dâĂȘtre matheux pour comprendre et utiliser les facteurs. đ©đŒâđ«
Tu peux simplement :
ajouter un ETF âQualityâ pour renforcer la soliditĂ© du portefeuille,
ajouter un peu de âValueâ si tu es trop biaisĂ© Growth,
ou réduire ton exposition involontaire à un seul style.
LâidĂ©e, câest dâavoir un portefeuille Ă©quilibrĂ© dans sa logique, pas juste âplein dâETFâ.
-
Les facteurs, câest la couche cachĂ©e qui explique :
pourquoi deux portefeuilles similaires nâont pas du tout la mĂȘme performance,
pourquoi certains secteurs réagissent différemment selon les cycles,
et pourquoi tu es peut-ĂȘtre beaucoup moins diversifiĂ© que tu le crois.
Comprendre les facteurs, câest comprendre vraiment de quoi est composĂ© ton portefeuille, et pourquoi il bouge.
-
De mon cĂŽtĂ©, jâai dĂ©cidĂ© dâintĂ©grer du facteur Quality dans mon portefeuille.
Pourquoi ? Parce quâavec toutes les pĂ©riodes dâincertitudes, les taux qui bougent, les annonces de banques centrales, et surtout les valorisations de certaines boĂźtes qui peuvent prendre +10 milliards en une heure et perdre autant lâaprĂšs-midi, jâavais envie de stabilitĂ© rĂ©elle.
Pas de storytelling, pas de hype, pas de tendances. Je cherchais des entreprises qui ont des chiffres solides derriĂšre elles :
marges,
rentabilité,
dette maßtrisée,
cash-flow prévisible,
business model robuste,
etc.
Bref : les boĂźtes qui continuent dâavancer mĂȘme quand le marchĂ© fait des montagnes russes.
â Et câest pour ça que jâai choisi un ETF Quality dans mon portefeuille : le BNPP EASY QUALITY EUROPE UCITS ETF.
Ce nâest pas lâETF âle plus sexy du marchĂ©â, mais il coche exactement ce que je recherchais : une exposition Ă des entreprises europĂ©ennes solides financiĂšrement, sans aller chercher des paris exotiques ou des risques inutiles.
Et honnĂȘtement ? Dans les pĂ©riodes de tempĂȘte, je dors beaucoup mieux avec ça dans mon PEA. đȘïž
Tu as sĂ»rement dĂ©jĂ entendu : âDiversifie ton portefeuille.â Câest un truc que je dis moi-mĂȘme beaucoup dans cette newsletter.
Mais diversifier comment ? Et surtout : est-ce que tu diversifies vraiment ? đ
Parce quâen vĂ©ritĂ©, beaucoup dâinvestisseurs pensent ĂȘtre diversifiĂ©s, alors quâils ont construit un portefeuille qui se comporte exactement comme un seul gros bloc. Et ce bloc, dĂšs quâil tombe, tout tombe avec.
La raison ? â La corrĂ©lation
-
Câest la façon dont deux actifs bougent lâun par rapport Ă lâautre.
Si A monte quand B monte â la corrĂ©lation est positive,
Si A monte quand B baisse â la corrĂ©lation est nĂ©gative,
Si A et B vivent leur vie chacun de leur cĂŽtĂ© â la corrĂ©lation est faible.
Sur le papier, câest simple. Mais bon, dans la vraie vie, beaucoup moins. đ
-
En pĂ©riode normale : actions US, actions europĂ©ennes, actions mondiales, tech, value etc, ça bouge diffĂ©remment. Tu as lâimpression dâĂȘtre diversifiĂ©. đșïž
Mais en crise ? Tout devient corrĂ©lĂ© dâun coup.
Les marchĂ©s paniquent â les actifs se mettent Ă bouger ensemble â la diversification âpapierâ explose.
Tu crois avoir un portefeuille équilibré, et tu te retrouves avec 90 % de ton patrimoine qui réagit comme un seul actif.
Câest pour ça que, pendant les krachs et les baisses de marchĂ©, tu vois tout chuter en mĂȘme temps :
France : â
USA : â
Tech : â
Value : â
Petites caps : â
Grandes caps : â
La seule chose qui ne chute pas en mĂȘme temps ? Les vrais actifs dĂ©corrĂ©lĂ©s (comme le cash ou certaines obligations selon les pĂ©riodes).
đŹ Petit exemple : Imagine que tu construis un portefeuille âsuper diversifiĂ©â :
1 ETF actions Europe,
1 ETF actions USA,
1 ETF actions Monde,
1 ETF tech,
1 ETF dividendes.
Sur le papier, tu as :
5 ETFs différents,
plusieurs zones,
plusieurs styles.
Donc, tu te dis : âNickel, je suis mĂ©ga diversifiĂ©.â
Mais maintenant, imagine quâun krach arrive. Lâinflation qui explose, tensions gĂ©opolitiques, banques centrales en sueur, bref : le marchĂ© panique.
Résultat ?
LâETF Europe chute,
LâETF USA chute,
LâETF Monde chute (normal, il contient Europe + USA đ ),
LâETF Tech chute encore plus vite,
LâETF Dividendes chute aussi, juste un peu moins.
Tu viens de le comprendre â tu nâavais pas 5 briques diffĂ©rentes, tu avais 5 fois la mĂȘme brique, sous 5 emballages diffĂ©rents.
Câest ça, la magie (et le piĂšge) de la corrĂ©lation !
-
Ils savent que la corrĂ©lation âde beau tempsâ ne veut rien dire. Ils se demandent :
â Quâest-ce qui se passe dans mon portefeuille quand le marchĂ© panique ?
â Est-ce que tous mes actifs rĂ©agissent de la mĂȘme maniĂšre ?
â Est-ce que jâai des actifs qui jouent rĂ©ellement un rĂŽle diffĂ©rent ?
Ils regardent :
la corrélation historique,
la corrélation en période de stress,
la corrélation entre facteurs,
et les classes dâactifs rĂ©ellement indĂ©pendantes.
Et surtout : ils construisent un portefeuille qui peut survivre Ă un choc, pas juste performer quand tout va bien.
-
La vraie diversification nâest pas dâavoir âplein dâETFâ ou âplein dâactionsâ. Câest dâavoir des actifs qui ne rĂ©agissent pas tous de la mĂȘme maniĂšre selon les conditions de marchĂ©.
Si tout ton portefeuille bouge ensemble, ce nâest pas une diversification, câest une illusion. Et les investisseurs avancĂ©s veulent Ă©viter exactement ça.
Quand on parle de gestion de portefeuille, on pense souvent Ă ce quâon achĂšte, Ă ce quâon vend, ou au moment oĂč on investit.
Mais il y a un truc que les investisseurs avancĂ©s maĂźtrisent trĂšs bien, alors que la majoritĂ© lâignore complĂštement đđ» le rééquilibrage.
Le rééquilibrage, câest simplement le fait de remettre ton portefeuille dans ses proportions initiales.
Bon, dit comme ça, ça a lâair dâun petit geste technique ; en rĂ©alitĂ©, câest une vraie stratĂ©gie.
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Parce quâun portefeuille vit sa vie.
đŹ Par exemple : Tu pars sur un portefeuille simple :
60 % actions,
40 % obligations.
Si les actions montent trĂšs fort pendant plusieurs mois, tu vas te retrouver avec :
70 % actions,
30 % obligations.
MĂȘme actifs, mĂȘme ETF, mĂȘme stratĂ©gie, mais plus du tout le mĂȘme risque !
Rééquilibrer, câest revenir Ă ton âplan dâorigineâ : vendre une petite partie de ce qui a trop montĂ© & renforcer ce qui a trop baissĂ©. đ°
Câest littĂ©ralement acheter bas & vendre haut sans y penser, et ça, peu de gens le font.
-
La plupart des particuliers le font 1x par an. Câest la version dĂ©butante. Les investisseurs plus avancĂ©s utilisent 3 mĂ©thodes beaucoup plus fines :
Tu rééquilibres seulement quand un actif dérive trop de sa cible.
Exemple :
â Si ton ETF Europe passe de 20 % Ă 25 %, tu rééquilibres,
â Tant quâil reste dans 20â22 %, tu ne touches Ă rien.
Ăa Ă©vite de rĂ©agir trop souvent, mais ça te protĂšge quand ton portefeuille commence vraiment Ă se dĂ©former.
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Tu rééquilibres quand quelque chose important se passe :
krach,
forte hausse dâune zone,
arrivĂ©e dâun gros versement,
changement macroéconomique,
ou grosse variation dâun secteur.
Câest une mĂ©thode trĂšs efficace pour garder le contrĂŽle quand les marchĂ©s deviennent imprĂ©visibles.
-
Tu regardes dans ton portefeuille :
ce qui a trop monté,
ce qui a trop baissé,
ce qui reste Ă peu prĂšs stable.
Et tu rĂ©injectes ton apport mensuel en prioritĂ© dans ce qui est sous-pondĂ©rĂ©. Câest une mĂ©thode hyper douce, idĂ©ale pour les DCA mensuels.
â Câest ce que je fais le + personnellement. đđŒââïž
-
Parce que le rééquilibrage :
réduit ton risque sans réduire ton rendement,
améliore la stabilité de ton portefeuille,
protÚge ta stratégie contre tes émotions,
te force Ă ĂȘtre disciplinĂ©,
et, oui, amĂ©liore mĂȘme la performance dans certains cas.
â Le marchĂ© rĂ©compense la discipline.
Et le rééquilibrage, câest lâune des seules techniques qui te permet de rester disciplinĂ© sans rĂ©flĂ©chir.
-
Le rééquilibrage nâest pas un dĂ©tail. Câest un des piliers invisibles de la gestion long terme. Tu nâes pas obligĂ©.e de le faire souvent, mis tu dois le faire intelligemment.
Quand on dĂ©bute, on confond souvent le risque de voir une action baisser demain avec le risque rĂ©el quâune entreprise sâeffondre dans 5 ans.
Spoiler : les deux nâont rien Ă voir.
đđ» Le risque court terme : câest la volatilitĂ©, les mouvements de marchĂ©, les annonces surprises, les baisses soudaines,
đđ» Le risque structurel : câest ce qui attaque une entreprise de lâintĂ©rieur, lentement, invisiblement, mais de maniĂšre irrĂ©versible.
Et devine lequel est le plus dangereux ?
Ce nâest pas celui qui fait peur, câest celui quâon ne voit pas. đ»
-
Un krach, une correction, une annonce de la Fed, un rapport trimestriel mitigé : oui, ça secoue. Et ça peut te faire perdre en une semaine.
Mais tant que lâentreprise est solide, ce nâest quâun bruit de fond ; comme un avion qui traverse unz zone de turbulence.
Ce nâest pas agrĂ©able, mais :
câest normal,
et lâavion ne tombe pas pour autant.
-
Le vrai danger pour ton portefeuille, câest ce qui dĂ©truit la capacitĂ© dâune entreprise Ă ĂȘtre rentable sur le long terme.
đŹ Par exemple :
Un modÚle économique qui ne tient plus,
Des marges qui fondent année aprÚs année,
Un secteur qui se fait disrupter par la technologie,
Une entreprise qui perd progressivement son moat,
Une dette qui devient de plus en plus lourde Ă rembourser,
Une dilution accrue (on émet de nouvelles actions pour survivre),
Une entreprise dĂ©pendante dâun seul client, dâun seul produit, ou dâun seul marchĂ©.
Câest ce qui peut faire passer une action de âleader du marchĂ©â Ă âvalue trap*â.
Car, la volatilitĂ© nâa jamais ruinĂ© un investisseur patient. Un risque structurel, si.
*Value trap :
Câest une action qui semble bon marchĂ© sur le papier⊠mais qui reste bloquĂ©e Ă ce niveau parce que lâentreprise est en dĂ©clin structurel.-
Tu peux te poser des questions simples :
Ses marges se maintiennent-elles ?
Lâentreprise gagne-t-elle encore de lâargent ?
Ses avantages compétitifs sont-ils encore là ?
Sa dette augmente-t-elle sans raison valable ?
Son free cash-flow progresse-t-il ou sâeffondre-t-il ?
A-t-elle besoin dâĂ©mettre de nouvelles actions pour survivre ?
Son secteur est-il menacé (technologie, réglementation, nouveaux entrants) ?
Rien de âniveau analyste financierâ, juste des questions de bons sens. đ
-
Le court terme stresse. Le structurel te met K.O. đ„ž
Apprendre Ă faire la diffĂ©rence, câest passer du statut dâinvestisseur qui rĂ©agit Ă celui qui comprend.
Parce quâune entreprise peut perdre 20 % en un mois et rester excellente, et une entreprise peut stagner pendant 2 ans et cacher une bombe sous son bilan.
NâĂ©coute pas le bruit, regarde les fondations. (je deviens trĂšs bonne en citation đ«±đ»âđ«ČđŒ)
Quand tu commences lâinvestissement, tu apprends les fondations : rester investi, rĂ©duire les frais, diversifier, investir rĂ©guliĂšrement. Câest indispensable.
Mais ça ne suffit pas pour construire un portefeuille qui tient la route dans toutes les saisons.
Aujourdâhui, on a explorĂ© lâĂ©tage du dessus. Celui oĂč tu commences Ă :
comprendre ce que le marchĂ© âraconteâ Ă travers la valorisation,
voir les biais cachés dans ton portefeuille via les facteurs,
rĂ©aliser que ta diversification nâest peut-ĂȘtre quâune illusion quand la crise frappe,
utiliser le rééquilibrage comme un vrai levier stratégique,
et distinguer un risque qui fait juste peur, dâun risque qui dĂ©truit rĂ©ellement une entreprise.
Câest ça, la diffĂ©rence entre âinvestir parce quâil faut investirâ et investir comme quelquâun qui comprend ce quâil fait. Et si tu es lĂ , dans cette Ă©dition payante, câest que tu veux jouer dans cette catĂ©gorie-lĂ . đ«¶đ»
Tu nâas pas besoin dâĂȘtre expert.e, analyste ou diplĂŽmĂ© en finance, tâas juste besoin de curiositĂ©, de structure, et de la volontĂ© de regarder un peu plus loin que la surface.Et ça, tu viens de le faire, alors bravo.
Le reste ? Câest une question de constance, de stratĂ©gie, et dâappliquer ces concepts petit Ă petit dans ton portefeuille.
JâespĂšre que cette Ă©dition tâa plu, si câest le cas, tu peux me laisser un petit đ juste en dessous pour la force.
-
Ă bientĂŽt dans La Finance Sans Migraine đ

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