Soucieux de redonner l’initiative à son armée, au point mort sur le front ukrainien et en mal de recrutements, le chef du Kremlin étudierait une nouvelle mobilisation de conscrits, très risquée politiquement.
Raphaël Glucksmann, Edouard Philippe, Gabriel Attal : trois prétendants à l’Elysée ont, ces derniers jours, été visés par des campagnes de désinformation attribuées à la Russie. Face à ces tentatives de déstabilisation, l’essentielle de la classe politique se veut unie mais se montre aussi, pour l’heure, plutôt fataliste.
Après Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann, l’ex-Premier ministre, candidat de Renaissance à la présidentielle, a fait à son tour les frais d’une campagne de déstabilisation numérique en provenance de Russie par le biais, cette fois, de Matriochka, un autre réseau similaire à Storm-1516.
La découverte d’un drone chargé d’explosifs a entraîné la suspension temporaire du trafic à l’aéroport allemand de Leipzig en milieu de semaine. Un hub logistique clé pour l’Otan et l’acheminement de matériel militaire et civil vers l’Ukraine, que Berlin soutient activement depuis le début de l’invasion russe.
Raphaël Glucksmann et Léa Salamé ont été la cible d’« une vidéo entièrement truquée » diffusée via un faux site d’information reprenant avec précision les codes du média Blast et pilotée par Storm-1516. Avant eux, Edouard Philippe ou encore Emmanuel Macron avaient fait les frais de ce réseau prorusse.
Le cas de la propagandiste pro-Poutine Xenia Fedorova, égérie du groupe Bolloré, visée depuis le 29 juillet par un arrêté d’expulsion, met en lumière le manque d’unité et l’absence de ligne claire du Rassemblement national sur les ingérences russes et la guerre en Ukraine.
Une campagne de désinformation visant Raphaël Glucksmann et sa compagne la journaliste Léa Salamé, fondée sur une fausse vidéo imitant le média Blast, a été attribuée au réseau prorusse Storm-1516. Une opération menée à quelques mois de l’élection présidentielle.
Assignée à résidence depuis mercredi, la figure pro-Poutine de CNews, Xenia Fedorova, a vu son recours en référé-liberté contre son expulsion rejeté ce lundi. La chroniqueuse a, par ailleurs, quitté le territoire français.
Pour le chercheur Maxime Audinet, c’est parce que « les ingérences russes dans les élections américaines et françaises ont fait apparaître l’influence étrangère comme une menace », que le gouvernement français a ordonné l’expulsion de la chroniqueuse pro-Poutine des médias Bolloré.