Je t’écris après 3j d’immersion à Chamonix pour un mastermind où je photographiais : y’a pire comme cadre de boulot ✨
Mettre un cadre, dire non, réussir à poser des limites claires et alignées… une mission plus que pimentée pour pas mal d’entre nous !
Du coup j’avais envie de partager les notions clés pour réussir à en poser, suivies d’exercices d’autocoaching qui peuvent te permettre de transcender tes peurs et tes croyances (si tu as le courage d’aller creuser malgré l’inconfort).
·
Notion clé 1 : il y a une différence entre limite et frontière.
Une frontière est rigide, souvent créée par une entité externe, pas ultra modifiable.
Une limite est plus mouvante, vivante : elle peut évoluer, être rediscutée.
Notion clé 2 : avant de pouvoir poser des limites, encore faut-il les connaître (et donc parfois expérimenter pour savoir si ça nous convient ou pas)
Parfois ton enjeu n’est pas de ne pas réussir à les poser, mais plutôt que tu ne les connais pas ! Et pour les connaître, quoi que de mieux que de s’y confronter ?
Notion clé 3 : souvent ce qui te met en difficulté pour poser des limites, c’est de penser soit que :
Tu beaucoup à perdre en refusant/posant tes limites
Tu vas passer pour quelqu’un d’égoïste/malpoli·e
Tu vas être jugé·e/rejeté·e
·
Du coup... voilà 3 exercices (et un ptit exercice bonus) pour te permettre d’éclater toutes ces croyances !
Autocoaching 1 : dépolariser l’enjeu
Si tu as du mal à poser tes limites car tu as l’impression que tu passes à côté de quelque chose de super cool même si c’est pas très aligné avec toi, tu peux te demander :
Qu’est-ce qui me semble immanquable dans ce projet ?
Quels seraient tous les inconvénients à court moyen long terme pour moi et ce qui est important à mes yeux que je la fasse quand même ?
Et quels seraient les bénéfices que je refuse ? Sur quel projet pourrai-je utiliser les ressources que je n’utiliserai pas sur celui-ci ?
Une fois que tu as listé tous les inconvénients d’accepter et tous les avantages de refuser, tu auras une vision un peu moins émotionnelle de la situation et tu pourras décider d’accepter/refuser/rediscuter le projet sans te dire que “tu passes à côté de la mission de votre vie”
Autocoaching 2 : réintégrer tes parts manquantes
Parfois quand on dit non/qu’on refuse, on a peur de passer pour quelqu’un d’égoïste, de malpoli...
Et dans ce cas, on ne peut pas décider de l’alignement d’un projet d’un espace du coeur : on choisit “pour éviter d’être jugé de...”. Et ça, ça permet pas vraiment de vivre une vie alignée avec nos envies profondes !
Du coup voilà le process pour gérer ça :
De quoi tu ne veux SURTOUT PAS être perçu·e si tu poses tes limites ? (Egoïste ? Fermé·e d’esprit ?) Trouve le mot qui fait écho à ta situation personnelle
Retourne dans un moment précis (qui a vraiment existé) où tu as perçu quelqu’un être... (le mot que tu as choisi). Ça peut être un moment que tu as vécu directement, ou un moment où tu as vu quelqu’un l’être
Qui est la personne que tu perçois victime de cette situation ?
Dans ce moment précis, quels ont été les bénéfices à court moyen long terme pour cette personne “victime” d’avoir vécu... (le mot que tu as choisi) ? Qu’est-ce qu’elle a appris, compris, vécu... qui lui a permis de devenir la personne qu’elle est aujourd’hui ?
Fais la liste jusqu’à avoir des larmes aux yeux (exemple : si tu as perçu qu’une mère s’est comportée égoïstement envers ses enfants en priorisant ses amis par rapport à ses enfants, qu’est-ce que ses enfants ont eu comme bénéfice ? Ils ont surement pu apprendre à se débrouiller seuls, à être plus autonomes, indépendants, à créer du lien entre eux, à s’ouvrir au monde...)
Autocoaching 3 : dépolariser ta peur
Si tu as peur d’être jugé·e, rejeté·e ou autre, voilà le process pour sortir de ça :
De quoi as tu peur concrètement et réalistement ?
Quels seraient tous les bénéfices à court moyen long terme pour toi et ce qui est vraiment important pour toi de vivre ce scénario ?
Quels seraient tous les inconvénients à court moyen long terme pour toi et ce qui est vraiment important pour toi de ne pas le vivre ?
Et si tu es toujours émotionnellement polarisé, tu peux revenir dans un moment précis du passé (qui a vraiment existé) où tu as déjà expérimenté ta peur... puis aller voir tous les bénéfices à court moyen long terme pour toi et ce qui est vraiment important pour toi de l’avoir vécu (quelle compétence/capacité tu as développé, qu’est-ce que tu as appris, développé comme relations, en quoi ça t’a permis d’être la personne que tu es fier·e d’être etc)
·
Et en bonus :
Qui est-ce qui t’inspire dans sa capacité à poser ses limites ?
Qu’est-ce que cette personne pense/fait pour réussir ce tour de force selon toi ?
Et si cette personne était là, juste à côté de toi : qu’est-ce qu’elle te conseillerait de faire pour commencer ?
Viens me partager ta réponse à cette dernière question, j’ai hâte de te lire 🙏🏽
Et si cette édition peut servir à un-e de tes proches, c’est le moment de lui partager (si plus de gens se créent une vie inspirante qui les épanouit, le monde sera assurément plus stylé !)
Sur ce je m’en vais faire mon ptit bilan hebdo 🤓
Avec tout mon amour,
Nadège

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.