À partir du milieu des années 1880, tous les mardis soirs, Stéphane Mallarmé reçoit des hommes de lettres et des artistes, surnommés les « mardistes ». Pour rendre hommage à ces célèbres soirées, nous vous donnons rendez-vous chaque mardi sur le site internet du musée pour découvrir une chronique inédite sur le prince des poètes.
Quel plus facile coussin, pour un chat pelotonné, que les genoux de celui qui passe des heures, entre sa lampe et son poêle, la plume à la main, muet, accaparé par des pesées de syllabes et les subtils rapprochements de mots ?
Dans l'intimité du poète
Très jeune, Henri Mondor, célèbre médecin et homme de lettres, manifeste une véritable passion pour le poète Stéphane Mallarmé. Il lui consacrera plusieurs ouvrages dont Mallarmé plus intime, dans lequel il dédie un chapitre entier au chat de la famille, Lilith — la « vieille compagne, en robe de satin noir », si chère au poète.
En effet, la famille Mallarmé s'est toujours entourée d'animaux, notamment les chats qui avaient les faveurs du poète. Ainsi dès leur installation à Tournon en Ardèche, la petite Neige fait son apparition et cette « adorable maîtresse, toute blanche », enchante Mallarmé comme l'atteste sa correspondance.

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