Au programme cette semaine :
📚 Le récap des marchés financiers et crypto
📊 Analyse de NU HOLDINGS (NuBank)
🎁 L’Amérique latine est-elle en train de devenir un Eldorado libéral ?
📺 Nos meilleurs contenus sur les réseaux sociaux
Et si investir en bourse devenait aussi accessible qu’ouvrir un compte courant ?
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Les marchés américains ont reculé cette semaine, entraînés par des ventes massives sur les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs. Le S&P 500 affiche une performance de +7,4% depuis le début de l'année malgré le repli hebdomadaire de -1,95%. La consommation des ménages reste solide avec une progression de +0,7% en mai, dépassant les anticipations. Le taux d'épargne se maintient à 3% et le revenu nominal progresse de +0,7%, signaux d'une économie encore résiliente malgré les turbulences boursières.
Les indices européens ont mieux résisté que leurs homologues américains grâce à leur moindre exposition aux semi-conducteurs, clôturant en légère hausse sur la semaine (+0,04%). La France affiche +2,9% depuis janvier. Le PMI composite de la zone euro glisse à 48,9 au 2e trimestre contre 51,3 au 1er, signalant un ralentissement, surtout dans les services. Les taux obligataires reculent légèrement : le Bund allemand à 10 ans à 2,85%, le français à 3,63%.
Le Japon recule de -2,02% sur la semaine mais reste positif à +16,3% depuis janvier. En Asie, les semi-conducteurs tirent leur épingle du jeu : les exportations taïwanaises accélèrent à +48,6% en glissement annuel au 2e trimestre. Les marchés émergents asiatiques surperforment avec +21,5% depuis le début de l'année malgré un repli hebdomadaire de -4,47%, portés par la demande liée à l'IA qui compense la pression pétrolière.
L'or tient ses records à 4 088 $/oz (-1,6% sur la semaine). Le pétrole brut poursuit sa correction à 69,23 $/baril (-9,6%), les flux du Golfe se rétablissant progressivement après les tensions géopolitiques. Le dollar s'est apprécié sur la période.
Le BTC est à 59 487 $ ce mardi matin, évoluant dans une fourchette serrée entre 58 924 $ et 60 722 $ sur la journée, en légère baisse de -0,35%. l’ETH tient mieux à 1 587 $, en progression de +1% sur la séance. Les volumes restent soutenus et le marché crypto digère les tensions macro de la semaine sans véritable capitulation, signe que le plancher de 58 900 $ sur BTC fait office de support à court terme.
30 juin : PMI Chine, confiance consommateurs US, données JOLTS, production industrielle Japon
1er juillet : Enquête Tankan Japon, PMI zone euro, ISM manufacturier US
2 juillet : IPC Corée du Sud, emplois non agricoles US
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Une banque 100% digitale qui explose au Brésil, s’installe au Mexique et en Colombie, et vise les États-Unis
Des résultats T1 2026 solides avec un bénéfice net de 871 millions de dollars, en hausse de 56% sur un an
Une valorisation en forte baisse qui crée une fenêtre d’entrée, mais des risques sur la qualité du portefeuille de prêts à surveiller
NuBank, opéré par Nu Holdings, est l’une des histoires bancaires les plus singulières de la dernière décennie. Fondée en 2013 à São Paulo, l’entreprise a eu une idée simple mais radicale pour le marché brésilien : offrir une banque entièrement digitale, sans agences, sans frais cachés, avec une interface moderne, dans un pays où le secteur bancaire traditionnel était depuis longtemps critiqué pour ses tarifs élevés et sa faible accessibilité. Le pari a fonctionné au-delà de toutes les projections initiales.
Aujourd’hui, NuBank est la plus grande banque digitale indépendante au monde en nombre de clients. Elle propose des comptes courants pour particuliers et petites entreprises, des cartes de crédit, des prêts personnels, des comptes d’investissement et même du trading de cryptomonnaies.
Les résultats du premier trimestre 2026 ne laissent pas de place au doute sur la trajectoire de l’entreprise. NuBank a atteint 135 millions de clients, dont 115 millions au Brésil, 15 millions au Mexique et 5 millions en Colombie. Le chiffre d’affaires approche les 5 milliards de dollars sur le trimestre, et le bénéfice net ressort à 871 millions de dollars, en progression de 56% par rapport à la même période l’an dernier. La marge brute s’établit à 37,5%, un niveau remarquable pour une banque, et le ratio d’efficacité opérationnelle atteint 18%, ce qui signifie concrètement que pour chaque dollar de revenus généré, seulement 18 cents sont consommés en frais de fonctionnement. Le total des actifs dépasse 77,5 milliards de dollars.
Ce qui est particulièrement intéressant, c’est la dynamique au Mexique. Ce marché a atteint l’équilibre financier pour la première fois ce trimestre et sera désormais contributeur positif aux bénéfices. La croissance du nombre de clients y a progressé de plus de 200% sur un an. Le revenu moyen par client actif, indicateur clé de la capacité à monétiser sa base, progresse à 16 dollars en moyenne mondiale, avec des marges sur cartes de crédit au Mexique atteignant 28%, soit 8 points de plus qu’au Brésil.
Le revers de la médaille se trouve dans le portefeuille de prêts. Les provisions pour pertes attendues ont grimpé de 4% à 4,81% du portefeuille total en un trimestre. Les prêts non performants à plus de 90 jours sont passés de 6,4% à 6,5% sur un an, et les retards de 15 à 90 jours ont progressé de 4,1% à 5% sur le trimestre. Le portefeuille total de prêts, cartes de crédit incluses, atteint 37,2 milliards de dollars. Ce sont des chiffres à surveiller, d’autant que les effets des conditions macroéconomiques difficiles au Brésil se transmettent toujours avec un décalage dans les statistiques de défauts.
Le dossier NuBank est celui d'une entreprise en pleine exécution, dont le cours a subi une triple peine en peu de temps. Un changement de directeur financier, une dégradation de notation par Bank of America sur les inquiétudes de crédit, et l'annonce de droits de douane américains de 25% sur le Brésil. Ces éléments cumulés ont fait chuter le titre et ramené sa valorisation à des niveaux que l'auteur de l'analyse juge attractifs pour la première fois depuis l'introduction en bourse. Le ratio cours/bénéfices anticipés est tombé à environ 10,6 fois, un niveau historiquement bas pour une entreprise affichant ce taux de croissance. À titre de comparaison, SoFi, son concurrent le plus direct aux États-Unis, se traite à près du double de ce multiple.
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Le résultat de l’élection présidentielle Colombienne marque un tournant majeur pour la région . Et contrairement à ce que les grands titres laissent penser ce n’est pas simplement une question de droite contre gauche. Ce qui se joue là-bas, c’est le symptôme d’un mouvement bien plus profond, un réalignement pragmatique qui touche toute l’Amérique latine, et dont les implications pour les marchés émergents sont réelles, concrètes, et largement sous-estimées.
Pour comprendre ce qui se passe en Amérique du Sud, il faut d’abord tordre le cou à une idée reçue. Ces victoires libérales ne sont pas portées par un grand élan idéologique pro-marché. Elles sont alimentées par quelque chose de beaucoup plus basique, la colère. Mais aussi, de plus en plus, par des résultats concrets.
La “marée rose”, ce mouvement de gouvernements de gauche qui avait déferlé sur le continent dans les années 2000, a laissé des traces profondes. En Venezuela, l’inflation a dépassé le million de pourcent à son pic. En Argentine, avant l’arrivée de Javier Milei, le taux atteignait encore 211% en rythme annuel fin 2023. En Colombie, sous Gustavo Petro, les promesses de redistribution se sont heurtées à une économie qui ralentit et à une insécurité persistante. Ce que les électeurs sanctionnent, ce n’est pas un programme, c’est l’échec de la gestion.
Face à ce désastre, deux figures ont émergé comme symboles d’une rupture possible. Au Salvador, Nayib Bukele a fait ce que personne ne croyait plus réalisable : il a rendu la sécurité à un pays qui était l’un des plus violents au monde.
En démantelant les gangs avec une fermeté sans précédent, il a transformé un État quasi-failli en destination touristique, attirant des investisseurs étrangers qui auraient ri à l’idée d’y mettre un dollar dix ans plus tôt. Le résultat est spectaculaire et mesurable : le Salvador affiche aujourd’hui l’un des taux d’homicide les plus bas de la région, et son économie repart.
En Argentine, Javier Milei a fait quelque chose d’encore plus radical, il a dit la vérité à un pays qui s’était menti pendant des décennies. Plutôt que de promettre une sortie de crise indolore, il a annoncé la douleur avant les résultats, et il a livré les résultats. L’inflation redescend, le budget s’équilibre, les capitaux étrangers recommencent à regarder Buenos Aires.
Pour la première fois depuis longtemps, un gouvernement argentin fait ce qu’il avait promis de faire.
Ce qui unit ces leaders, au-delà de leurs différences de style et de méthode, c’est une chose simple. Ils ont restauré la crédibilité de l’État dans des pays où elle avait complètement disparu. Et dans une région où l’instabilité politique chronique est la première raison pour laquelle les investisseurs restent à l’écart, c’est précisément ce signal-là qui compte.
L’Argentine est devenue le test grandeur nature que tous les investisseurs regardent. Milei a pris le pouvoir dans un pays au bord de l’effondrement complet, réserves de change négatives, déficit budgétaire abyssal, inflation à trois chiffres. Sa réponse a été aussi radicale que brutale, coupes massives dans les dépenses publiques, suppression de centaines de subventions, dollarisation partielle, démantèlement d’agences gouvernementales entières.
Les résultats à court terme ont été douloureux. Le taux de pauvreté a bondi, les tensions sociales ont éclaté, les manifestations se sont multipliées. Mais les indicateurs macroéconomiques ont commencé à se redresser à une vitesse que peu d’économistes anticipaient. L’inflation, qui frôlait les 20% mensuel à son pic, est retombée à des niveaux à un chiffre en rythme mensuel. Le budget a affiché un excédent primaire, une anomalie historique pour le pays. Lors des élections de mi-mandat, les partisans de Milei ont progressé, lui donnant une marge plus large pour poursuivre les réformes.
Ce “choc Milei” crée ce que les analystes appellent un effet de démonstration. Si l’Argentine réussit à ancrer sa stabilisation macroéconomique dans la durée, d’autres gouvernements de la région, Colombie en tête, auront un modèle de référence, et les marchés auront une grille de lecture pour évaluer les suivants. C’est là que réside l’intérêt pour les investisseurs : non pas dans la victoire politique elle-même, mais dans le précédent qu’elle peut créer.
Il y a une dimension que les analyses purement économiques ont tendance à occulter, et c’est pourtant là que les enjeux sont les plus profonds.
Pendant des décennies, l’Amérique latine a été le pré carré des États-Unis. Une zone d’influence naturelle, quasi exclusive, où Washington dictait les orientations économiques via le FMI, imposait ses standards commerciaux et assurait sa présence militaire et diplomatique sans grande résistance. Dans les années 2000, les États-Unis étaient le premier partenaire commercial de pratiquement chaque pays de la région, sans exception.
Ce monde n’existe plus. La Chine a réalisé en vingt ans une pénétration commerciale et financière spectaculaire en Amérique du Sud. Elle est aujourd’hui le premier partenaire commercial du Brésil, du Chili, du Pérou et de l’Argentine. Elle finance des infrastructures, achète des matières premières à grande échelle et investit dans les secteurs stratégiques, notamment les mines de lithium et de cuivre, sans les conditionnalités politiques que posent les institutions occidentales. Pour les gouvernements de gauche populiste de la décennie passée, Pékin représentait un partenaire idéal : de l’argent sans questions gênantes.
Mais la réalité de ce partenariat est plus ambivalente qu’il n’y paraît. Chaque jour, des cargaisons entières de véhicules BYD débarquent dans les ports brésiliens, vendus à des prix que l’industrie automobile locale est structurellement incapable de concurrencer.
Ce n’est pas du commerce, c’est de la substitution industrielle à grande échelle. Le Brésil, qui possédait une filière automobile nationale, voit ses usines fermer les unes après les autres face à cette déferlante. La Chine achète les ressources naturelles du continent, et en échange, elle vend ses produits manufacturés, condamnant ces pays à rester éternellement en bas de la chaîne de valeur. C’est précisément le schéma colonial que ces nations pensaient avoir quitté.
Le basculement libéral actuel rebat partiellement ces cartes, mais sans les effacer. Des gouvernements comme celui de Milei ont clairement signalé leur préférence pour un réalignement vers les États-Unis et l’Occident. L’Argentine a refusé d’intégrer les BRICS, un signal diplomatique fort. La Colombie, si son orientation change, pourrait suivre une trajectoire similaire. Pour l’Europe, le moment est également stratégique.
Mais il serait naïf de croire que la Chine va simplement se retirer. Sa présence commerciale est trop ancrée, ses contrats trop structurants, et sa capacité à offrir des financements sans conditions reste un avantage que ni Washington ni Bruxelles ne peuvent aisément répliquer. Le scénario réaliste n’est pas un retournement d’alliance mais une compétition ouverte pour capter les flux d’investissement et les ressources stratégiques d’une région qui sait désormais qu’elle a plusieurs prétendants. Pour les gouvernements pragmatiques de la nouvelle vague, c’est précisément cette position de négociation renforcée qui représente une opportunité à jouer.
Pour saisir pourquoi l’Amérique du Sud reste structurellement sous-valorisée aux yeux des marchés financiers, il faut regarder en face deux réalités que les discours politiques évitent soigneusement.
La première, c’est ce que les économistes appellent la malédiction des ressources. Être assis sur des richesses naturelles colossales, du lithium argentin aux réserves de cuivre chiliennes en passant par le pétrole vénézuélien, n’est pas nécessairement une bénédiction. C’est souvent un piège. Les pays richement dotés en ressources deviennent des proies pour les puissances extérieures successives, l’Europe coloniale d’abord, les États-Unis ensuite via leurs multinationales pétrolières et minières, la Chine aujourd’hui via ses contrats d’infrastructure. Chaque cycle reproduit le même schéma : les matières premières sortent brutes, la valeur ajoutée se crée ailleurs, et les populations locales ne capturent qu’une fraction marginale de la richesse générée sur leur propre sol. La dépendance aux matières premières crée par ailleurs une volatilité économique structurelle : quand les cours s’effondrent, les budgets s’effondrent avec eux, les gouvernements chancellent, et l’instabilité politique reprend le dessus.
La seconde réalité, c’est la géographie. L’Amérique du Sud est l’un des continents les plus mal lotis au monde sur ce plan. L’Amazonie, qui couvre plus de 5,5 millions de kilomètres carrés, agit comme une barrière naturelle quasi infranchissable entre les pays du nord et du centre du continent. Les Andes, qui s’étirent sur 7 500 kilomètres du nord au sud, coupent littéralement le continent en deux, isolant la façade pacifique de l’intérieur. Le résultat est un continent qui ressemble davantage à un archipel d’économies isolées qu’à un marché intégré. On peut le voir ici avec cette carte qui illustre cette géographie de l’isolation en représentant la forêt amazonienne et les Andes comme un océan infranchissable limitant les échanges entre la côte Est et Ouest.
Les échanges commerciaux intra-régionaux restent parmi les plus faibles au monde en proportion du PIB, précisément parce que faire transiter des marchandises d’un pays à l’autre coûte souvent plus cher que de les importer depuis l’autre bout du globe. À cela s’ajoute l’éloignement des grands centres de gravité économiques mondiaux. L’Amérique du Sud est à 10 000 kilomètres de l’Asie du Sud-Est, à plus de 8 000 kilomètres de l’Europe, et même la façade atlantique reste loin des corridors logistiques dominants. Ce n’est pas un détail : chaque kilomètre supplémentaire se traduit en coûts de transport, en délais, en compétitivité perdue.
C’est l’ensemble de ces facteurs, instabilité politique chronique, malédiction des ressources, isolement géographique, qui explique pourquoi les actions d’Amérique latine ont historiquement une décote massive par rapport aux marchés américains et européens.. Les ratios cours/bénéfices des bourses brésiliennes, argentines ou colombiennes sont en moyenne deux à trois fois inférieurs à ceux du S&P 500. Et c’est précisément là que réside l’opportunité.
Les marchés américains affichent aujourd’hui des valorisations qui intègrent une perfection que peu d’entreprises peuvent durablement délivrer. Le ratio cours/bénéfices moyen du S&P 500 tourne autour de 22 à 24 fois les bénéfices, très au-dessus de sa moyenne historique longue de 16 à 17 fois. L’Europe est plus raisonnable mais reste chère. Les marchés émergents, et l’Amérique latine en particulier, offrent des points d’entrée que les investisseurs à long terme regardent avec un intérêt croissant, précisément parce que la décote est déjà dans le prix. Quand un catalyseur politique crédible réduit la prime de risque, la revalorisation peut être rapide et significative.
Ce que la vague pragmatique actuelle pourrait apporter, c’est précisément ce catalyseur. Non pas une transformation overnight, mais une réduction progressive de l’incertitude politique qui pèse sur ces valorisations depuis des décennies. Et sur ce plan, le modèle européen mérite d’être regardé avec attention. L’Union européenne a réussi quelque chose que l’Amérique latine n’a jamais vraiment accompli : construire des institutions supranationales crédibles, mutualiser des risques, et négocier collectivement face aux grandes puissances. Un Mercosur qui s’inspirerait sérieusement de cette architecture, en intégrant des mécanismes de convergence réglementaire, de mobilité des personnes et de fonds structurels, offrirait aux pays membres une protection bien plus robuste que l’alignement exclusif sur Washington ou Pékin. La diversification des partenaires n’est pas une position d’attente. C’est une stratégie.
Mais les risques sont réels et ne doivent pas être sous-estimés. L’exécution des réformes bute systématiquement sur des réalités politiques difficiles, oppositions parlementaires, mobilisations sociales, économies informelles qui résistent à la formalisation. Et des facteurs externes, le niveau des taux directeurs américains, la demande chinoise en matières premières, les cours du pétrole, dominent toujours les performances des actifs en Amérique latine, indépendamment de la couleur politique des gouvernements locaux.
Le grand pari des prochains mois, c’est de savoir si cette vague pragmatique peut transformer les indicateurs à court terme en croissance durable. Si oui, l’Amérique latine offre une des narrations d’investissement les plus intéressantes du cycle actuel. Un continent riche en ressources stratégiques, en cours de réalignement politique, dont les valorisations restent très inférieures à celles des marchés développés. Si non, l’histoire du continent se répètera et le prochain retour du balancier vers la gauche sera tout aussi prévisible que les précédents.
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