Il y a un truc qui me tient à coeur, donc je le répète ici :
en tant que tarologue, notre rôle n’est pas juste de lire les cartes, mais aussi d’accompagner les personnes !
C’est important parce que c’est un rôle qui implique des responsabilités importantes. Qui demande des compétences relationnelles, et de travailler sur sa posture.
Malheureusement, qu’il s’agisse d’adopter un rôle de sauveur·euse, de tomber dans la positivité toxique (“c’est rien, ça va passer !”) de propager des idées problématiques issue du New Age (féminin sacré par exemple), de projeter ses propres insécurités sur les personnes en face de nous, d’être aveuglé·es par ses biais sociaux ou d’adopter des pratiques marketing par hyper éthiques etc, etc, le milieu du bien-être et de la spiritualité est rempli de personne qui, très souvent sans le savoir, reproduisent des oppressions systémiques et ont des comportements qui peuvent nuire aux personnes qu’iels accompagnent.
C’est d’autant plus important d’en avoir conscience que les personnes qui viennent se faire tirer les cartes ont souvent vécu des traumatismes (déjà parce que c’est le cas d’une grande partie de la population humaine), traversent généralement une période émotionnelle assez intense (on prend rarement rdv avec un·e tarologue quand tout est calme dans sa vie), et vont partager avec nous leur histoire, leur intimité, leurs peurs les plus profondes ou leurs désirs les plus vulnérables.
Alors nous ne sommes pas psys et ce n’est pas certainement pas à nous de “régler les problèmes” ou de “guérir” les personnes qui viennent nous consulter, mais si l’on accompagne, je considère qu’il est nécessaire d’avoir un minimum de compétences et de réflexions critique autour de ces questions, au risque de faire des conneries :
Comment faire de la place aux émotions pendant une séance ? Comment poser un cadre sécure, des limites saines, pour soi comme pour l’autre ? Comment avoir une pratique inclusive pour accompagner des identités de genre et des réalités sociales différentes des nôtres ? Comment soutenir et s’investir sans prendre toute la place ? Comment s’adapter aux réalités matérielles du métier sans trahir son éthique et ses valeurs ?
De l’autre côté, je vois très souvent des femmes hyper compétentes, avec de l’expérience et un regard critique sur elle-même et leur pratique, qui n’osent pas se lancer, qui pensent “qu’elles ne sont pas assez (formées, expérimentés…)”. Un grand classique de la vie des personnes sexisées ! J’ajouterais que ces peurs sont aussi liées aux mythes et aux idées préconçues qu’on peut se faire sur les pratiques intuitives, à l’héritage de la voyance de spectacle et au côté “performatif” qu’on peut en voir sur les réseaux sociaux…
Or travailler sa posture, c’est autant pour l’autre que pour soi : c’est aussi ce qui nous permet de dépasser notre perfectionnisme, notre peur de nous tromper, de prendre confiance en nous et de faire un gros fuck à notre syndrome de l’imposteur·ice. Parce qu’on connait notre rôle, notre responsabilité, mais aussi nos limites. Parce qu’on sait qu’on est responsable du cadre et du processus, pas de la transformation !
Ces dernières années, je me suis formée à différents reprise sur le système nerveux et le traumatisme, et voilà ce qui m’a marqué : en dehors de sa dimension thérapeutique et psychologique, l’approche trauma-informé est profondément politique. Accompagner en étant sensible aux traumatismes, c’est chercher à promouvoir l’agentivité et le libre arbitre des individu·es, c’est respecter les besoins et la souveraineté de chacun·e, c’est questionner les dynamiques de pouvoirs entre nous et l’autre. Alors que je m’étais principalement formée en tant que prof de yoga, ces connaissances se sont révélées hyper impactantes dans ma pratique de tarologue !
Ça me paraissait donc essentiel de transmettre tout ça dans ma nouvelle formation, Accompagner avec le tarot : comment redonner le pouvoir aux personnes qu’on accompagne.
À travers différents modules, voilà ce qu’on va voir ensemble :
Comment construire sa confiance en soi et trouver cette fameuse posture juste
Le fonctionnement du traumatisme et du système nerveux
Les liens entre intuition, intéroception, discernement et traumatisme & l’importance de l’ancrage et du recentrage
Comment tenir l’espace : présence, écoute active, responsabilité, respect du cadre, inclusivité et non-jugement.
Et bien d’autres sujets !
La formation contient 11h de vidéos pré-enregistrées que vous pouvez visionner à votre rythme + un rendez-vous en live en juin.
🔥 Jusqu’à la fin de la semaine (29 mars inclus), elle est à -30% pour son lancement, donc à 133€ au lieu de 190€. Pour embarquer, c’est juste ici :
Mathilde

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