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Le devis d’Atol est plus élevé que celui de Lunettes pour tous. Dans les deux cas, une vendeuse, un vendeur, l’accueil a été très doux, et en même temps ça ne m’aurait pas gêné d’être accueilli par une femme, un homme en pleurs, visiblement déprimé, soucieux, en colère, épuisé. Je pense aux efforts terribles que doivent faire les personnes qui reçoivent des clients, et ce que je peux faire c’est signifier comme je peux, par mon attitude, mon usage des mots, que pleurer, crier, soupirer est ok. Ça ne peut pas marcher bien sûr. Le monde professionnel n’est pas une safe place, et c’est triste. Je veux écrire sur ça, sur le courage et la force (et la violence non choisie à l’égard d’elles-mêmes) des personnes en contact avec les autres. On le comprend quand il s’agit d’enfants (en fait non, beaucoup de gens râlent et jugent quand un enfant crie, pleure, fait du bruit en public), et j’aimerais qu’on le comprenne, qu’on l’accueille quand un adulte signifie qu’il ne va pas bien, qu’il le signifie bruyamment, par de la mauvaise humeur, du silence, des larmes. Et qu’on dise, qu’on pense : tu as le droit.
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