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Money Talks · Sep 26, 2025

Enfin comprendre la peur de manquer pour gagner en sérénité

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Money Talks - Marie Roussel · Money Talks

Et bienvenue dans cette édition dédiée à la peur de manquer !

Me voici à Bali il y a 5 ans. Vous comprendrez le lien quand vous lirez la dernière partie de cette newsletter ;)

Mais avant de plonger dans le coeur du sujet, je t’informe que je recherche encore 2 personnes pour rejoindre le bootcamp Au-delà de l’Argent.

L’objectif : transformer sa relation à l’argent au sein d’un petit collectif et main dans la main avec 2 coachs exceptionnels, j’ai nommé Fabrice Florent et moi-même.

Ça démarre la semaine prochaine, pour rejoindre l’aventure : toutes les infos sont ici.

Bootcamp Au-delà de l'Argent

La peur de se retrouver à la rue, elle-même reliée à la peur de manquer d’argent, concerne pas moins de la moitié des français (Source : sondage TNS Sofres, 2008).

Cette peur est si répandue que je la vois en coaching quasiment tous les jours avec mes clients, qu’ils soient d’ailleurs modestes ou très fortunés.

Personnellement, je n’ai jamais manqué de rien. Et pourtant, la peur de manquer m’a habitée pendant de longues années. Et clairement, elle se fichait du fait que mon compte en banque, mon frigo et mes placards soient pleins.

Et c’est un bel indice sur notre écran pour démarrer : la peur de manquer a de multiples racines souvent sans aucun lien avec l’argent.

Et comme ce que l’on apprivoise de plus près nous fait moins peur, let’s go décrypter ensemble cette satanée peur de manquer !

  1. Comment savoir si je ressens cette peur de manquer ?

  2. Elle vient d’où cette peur de manquer ?

  3. On fait quoi de tout ça maintenant ?

  4. Ce qui m’a permis de surmonter ma peur de manquer

Il y a plusieurs années de cela, alors que je gagnais bien plus d’argent que je n’en dépensais, je ressentais la peur de manquer surtout le soir avant de m’endormir.

Je voyais mon mental partir en spirale avec des pensées irrationnelles et des scénario catastrophes : “et si je me retrouvais sans RIEN ?”.

Le tout accompagné d’un sentiment de honte anticipée qu’une telle éventualité arrive pour de vrai.

Bref, la peur qui prend le dessus.

Et en cadeau, une boule d’anxiété dans le ventre qui laissait de toute évidence très peu de place pour de la sérénité intérieure.

→ Une anxiété générale dès que le sujet de l’argent apparaît

→ Une difficulté à se séparer des gens, des objets, de son argent, et également à donner, à prêter ou à même à jeter

→ Un besoin d’accumuler toujours plus : d’argent, de nourriture, de possessions en tous genres

→ Une difficulté à investir sur soi ou son business : formations, coaching, matériel, etc.

→ Un besoin de vérifier ses comptes bien plus qu’il n’est nécessaire, ou au contraire une capacité sur-développée à faire l’autruche et à slalomer entre les deadlines administratives

Bref, ça sent la crispation à plein nez, à la fois sur les plans pro et perso.

Et résultat des courses : ça coûte de la générosité, de la joie et donc de la vie !

Ce qui est fascinant avec cette peur du manque, c’est qu’elle nous met en quête d’éléments extérieurs (argent, objets) dans le but d’atteindre un état intérieur de sécurité.

Ma stratégie à l’époque, et celle que je vois chez un grand nombre de mes clients, c’est celle d’épargner toujours plus dans l’espoir de calmer l’angoisse du manque.

Spoiler : ça ne marche pas.

Car la somme que l’on pensait rassurante et sécurisante finit toujours par se déplacer comme une oasis en plein désert.

La peur du manque continue de mener sa danse infernale malgré l’épargne qui grandit, et on reste bloqué dans un cycle anxiogène qui nous empêche de profiter de la vie pleinement.

Alors on fait quoi à la place me direz-vous ?

Et bien déjà, plutôt que d’essayer de la fuir, on fait un pas vers cette peur de manquer pour mieux la comprendre.

Et ça commence par identifier d’où elle vient.

L’origine de la peur de manquer peut être multiple.

Si tu te sens concerné, essaie de t’auto-évaluer en lisant les causes possibles ci-dessous. Prends le temps de ressentir ce qu’il se passe pour toi émotionnellement quand tu lis chaque option. Et bien sûr, il n’est pas exclu que ces options se combinent.

La peur de manquer peut être :

D’un parent ou d’un grand-parent qui aurait réellement vécu le manque en temps de guerre par exemple.

Et oui, nous n’héritons pas juste de cheveux bouclés, d’un long nez et d’une peau rousse (je parle pour moi). Les émotions, surtout quand elles sont intenses comme la peur, sont elles aussi transmises d’une génération à l’autre.

Si nos parents avaient des difficultés financières, que les fins de mois étaient difficiles, qu’un huissier est un jour venu frapper à la porte, que la nourriture n’était pas disponible en abondance, etc.

Alors bien sûr en tant qu’enfant nous imprimons cette notion de manque dans notre système nerveux et cela devient une mémoire puissante à l’âge adulte, même lorsque rien ne manque vraiment.

Peut-être que la nourriture, les objets et l’argent étaient en suffisance dans l’enfance mais que l’amour, la sécurité dans le lien affectif et les câlins étaient les grands absents.

La carence affective dans l’enfance peut alors prendre la forme d’une peur de manquer au niveau matériel à l’âge adulte.

Avec la sensation de n’être jamais assez bien, de ne jamais faire comme il faut, de douter de sa capacité à être à la hauteur de ce qui est demandé ou attendu.

Au fil du temps, un cercle vicieux se met en place et cette basse estime de soi nourrit un esprit de manque permanent. Une peur du manque qui amène à voir le verre à moitié vide et à critiquer plutôt qu’à célébrer.

Il suffit d’allumer la télé ou de lire les news pour se remplir l’esprit de thèmes nourris de peur : les guerres, la dette publique, l’inflation, le chômage, la crise climatique, les divisions sociales, etc.

Bref, un véritable menu aux petits oignons pour baigner dans l’insécurité et nourrir la peur générale dont celle de manquer.

Contrairement à la plupart des mammifères, le bébé humain a besoin de ses parents pendant un paquet d’années pour assurer sa survie.

Ce que le cerveau humain intègre au début de sa vie, c’est donc “mon sentiment intérieur de sécurité dépend de l’extérieur”.

À partir de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte, le cerveau est challengé à déconstruire cette pensée pour en adopter une nouvelle : “ma sécurité intérieure dépend avant tout de moi”.

Que fait-on me direz-vous une fois qu’on a identifié les possibles causes de cette satanée peur de manquer qui empêche de vivre léger et serein ?

Et bien tu peux réserver un appel découverte avec moi et je me ferai un plaisir d’échanger pendant 30 minutes offertes sur ta situation et t’expliquer comment mon accompagnement peut t’aider à retrouver de la sérénité.

Prends RDV maintenant

Ensuite, voici une question simple mais néanmoins ultra puissante pour s’auto-coacher quand la peur du manque se manifeste.

Cette question est la suivante :

Important : les éléments essentiels sont : “réellement” et “à cet instant”.

→ Si tu réponds OUI

Ok, très bien, de quoi as-tu besoin ? Identifier précisément ce qui manque est essentiel, s’agit-il d’argent, si oui combien et pour faire quoi (dans l’instant présent), d’eau ou de nourriture, d’un toit sur la tête, de lien social, etc.

Une fois le besoin identifié, tu peux passer à l’action et te mettre en mouvement pour obtenir ce qu’il te manque.

Tu incarnes alors une posture de responsabilisation, une posture d’adulte.

→ si tu réponds NON

Alors tu peux partir du principe que tout va bien et que tes besoins sont satisfaits.

Et donc : si ta peur de manquer se fait sentir malgré tout, c’est qu’elle essaye de te jouer un tour et qu’elle se sert du passé ou du futur pour alimenter une insécurité psychologique.

Si tu lui donnes de la place, tu entres dans une posture de victimisation, une posture d’enfant.

Dans ce cas, ce qui est efficace pour moi pour interrompre la spirale de mon mental :

→ sortir marcher 30 minutes

→ écrire à la main tout ce que je ressens

→ faire une session de sport un peu cardio

→ prendre soin de moi : douche chaude, appel réconfortant à un ami, etc.

Il y a plusieurs éléments qui m’ont aidé à dépasser cette peur de me retrouver sans RIEN. Bien entendu, me faire accompagner et coacher sur le sujet.

Mais ce que j’ai envie de partager ici, ce sont 2 enseignements dans ma vie qui m’ont permis de gagner en sérénité intérieure pour toujours.

J’ai vécu à Bali entre 2018 et 2021. Trois années pendant lesquelles j’ai travaillé pour une fondation dont la mission était et est toujours : l’éducation et la conservation environnementale. J’agissais notamment en tant que trésorière et responsable du budget pour la construction d’un centre éducatif. J’habitais dans le nord ouest de Bali, une région encore très traditionnelle, loin du tumulte du sud de l’île, très touristique.

Quand la période Covid est arrivée, l’aéroport international de Denpasar a fermé, les activités touristiques se sont arrêtées et les Balinais n’ont pas eu le choix que de retourner au travail de la terre.

J’ai alors vécu, ressenti, et pris part à un mouvement de solidarité que je n’avais jamais expérimenté auparavant. Une solidarité qui défie toutes les peurs.

Et ça m’a changée pour toujours.

J’ai compris qu’avoir peur de se retrouver sans RIEN, c’était considérer qu’on est seul.e dans cette aventure humaine.

J’ai intégré qu’en réalité : on est entouré si on le souhaite, qu’il est possible de demander de l’aide, et surtout que l’entraide apporte non seulement des solutions matérielles mais va bien au-delà puisqu’elle nourrit aussi le coeur.

C’est pour ça qu’il est si important de comprendre que cette peur de manquer provient souvent d’un manque affectif, d’une faible estime de soi, bref qu’elle prend ses racines dans une brèche émotionnelle.

Et quand le coeur est nourri, et bien cette brèche émotionnelle guérit, et l’abondance sous toutes ses formes peut alors prendre place.

Le salariat m’a prouvé que j’étais versatile et multi-cartes mais sans que je m’en rende compte il renforçait cette croyance que j’avais besoin d’un intermédiaire pour gagner de l’argent (aka : mon employeur).

Quand j’ai entrepris en tant qu’intrapreneure et directrice de filiale au Canada, j’ai commencé à intégrer que je pouvais lancer un business, closer des deals et générer du chiffre d’affaires. Mais je n’étais pas seule, loin de là. Derrière moi : une maison mère en France, et une équipe pour assurer les prestations que je vendais.

C’est vraiment quand je me suis lancée à mon compte à 38 ans et que j’ai assuré tous les rôles : me former, vendre mes services et assurer la prestation que j’ai compris que j’étais capable de créer de la valeur par moi-même.

De créer de la valeur et de générer de l’argent par moi-même.

À partir de là, c’est venu nourrir la croyance que rien ne pourrait m’arriver sur les plans matériels et financiers : je ne pourrais jamais me retrouver sans rien.

Pour résumer, j’ai compris dans ma chair :

  1. Je peux demander de l’aide, je ne suis pas seule

  1. Je sais créer de la valeur et générer de l’argent par moi-même

Ce sont devenus mes 2 piliers les plus puissants pour mettre K.O. ma peur de manquer.

Voilà, c’est la fin de cette édition !

J’espère que sa lecture t’aura été agréable, voire utile, et qu’elle t’aura peut-être même inspiré !

Si c’est le cas, je serais ravie de te lire, tu peux me laisser un commentaire ou m’envoyer un mail en privé (hello@marie-roussel.com) pour me raconter !

Et bien sûr, un petit like pour la route ça fait toujours plaisir <3

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