Je rentre de 3 jours SOLO dans les montagnes, sans téléphone ni internet = BONHEUR !!!
Que dis-je ?
= Bonheur ABSOLU !!!
Évidemment, le caractère exceptionnel de la situation rend l’Expérience encore plus appréciable. Je crois que ça fait des années que mon Âme attendait ce moment.
Et puis là… alignement planétaire :
Mes filles ont demandé à aller TOUTES LES DEUX chez papy-mamie.
Clairement, sans papa, ni maman. 😄
Quand elles ont su que c’était acté, j’ai entendu pendant une semaine :
“Nous, on va aller chez papy mamie et nous ça va être trop cool !
Et vous, ça va être trop nul.”
LOL.
Si elles savaient…
Si elles savaient le cadeau qu’elles m’ont offert.
Non pas le cadeau de leur absence, mais le cadeau de m’offrir ce moment, pendant qu’elles vivaient leur BEST LIFE chez leurs grands-parents.
Tous les voyants étaient au vert :
✔️ conjoint en rush de taf
✔️ enfants qui vivent leur meilleure vie
✔️ mère rassurée
Je saturais.
Du quotidien, des injonctions, du bruit, des autres.
Quand j’ai annoncé à mes beaux-parents mon projet de partir seule et d’éteindre mon téléphone pendant 3 jours :
“Oh bah non allons, faut pas faire ça !
Toute seule en plus ? Tu vas t’ennuyer !”
Honnêtement ? Ça m’a glissé dessus.
J’avais reçu le même genre de remarques quand je suis partie seule dans les montagnes en 2011 sans téléphone ni internet également.
Moi seule savais ce dont j’avais profondément besoin.
Et ça, personne d’autre ne pouvait le savoir, ni le comprendre.
Avant de partir, je sentais un trop-plein.
Besoin +++ de revenir à moi.
Juste : moi avec moi, en connexion avec la nature.
L’arrivée de mon sang étant imminente, je savais que j’allais randonner pendant mes menstruations. Et c’était OK.
J1 : mon sang arrive tranquillement.
J2 : pas tranquillement du tout – j’ai vidé 3 coupes menstruelles en une matinée ! 😅
J’ai marché très très slow, en écoutant mon corps.
Et J3, retour à un flux “normal”. Le lendemain, plus rien.
On dit souvent qu’on devrait ne rien faire quand notre sang est là, pendant que la majorité préfèrerait qu’on fasse comme si de rien n’était et qu’on soit linéaire en toute circonstance.
J’ai testé les deux et franchement, je préfère danser avec mon cycle, être à l’écoute mon corps et non des injonctions ici et là.
Juste avant et pendant mes lunes, je ne suis pas hyper sociable. Enfin ça dépend…
Je n’aime pas qu’on me pose 36 000 questions. Surtout pas celles qui me demandent de faire des choix ou qui me rajoutent de la charge mentale.
Pendant ces 3 jours, j’ai élu domicile dans un gîte-étape.
Accueil chaleureux, repas divins, petit-déj copieux spécial randonneuse...
Le kiff total. Le combo parfait pour une meuf qui a, à la fois besoin d’être seule et en même temps de se faire servir et bien dormir.
SOLO la majorité du temps et un peu de vie sociale le soir, juste ce qu’il faut au moment du repas. Les sujets principaux étant la rando du jour, celle en projet le lendemain et le bonheur d’être là.
J’ai pensé à mes filles (évidemment).
Mais elles ? Je crois qu’elles n’ont même pas eu le temps de penser à moi ! 😄
J’ai dû composer avec quelques pensées fugaces :
“Et si… ?”
“Et s’il arrivait quelque chose ?”
Mais j’ai respiré dedans et elles sont reparties comme elles sont venues.
J’ai gagné en clarté.
J’ai retrouvé la confiance.
J’ai ressenti un grand apaisement.
Une chose est sûre :
Instagram ne m’a pas manqué.
Si je reste sur ce réseau, ce ne sera plus de la même façon.
Ces vidéos qui s’enchaînent me donnent le tournis.
On dirait un bal de hamsters dans une roue.
Et rien que d’y penser, je suis fatiguée.
J’ai tenté de “jouer le jeu” :
✎ phrases d'accroche
✎ rythme de publication
✎ stratégie pour plaire à l’algorithme
Mais… je ne suis pas là pour plaire à l’algorithme.
Je suis là pour créer du lien et partager ce qui a du sens.
Dans mon Instagram rêvé de 2025,
je voudrais que les gens y trouvent un espace d’apaisement.
Une photo.
Ma voix.
Un Reel parlé.
Juste ça.
C’est une façon qui me semble juste pour moi à l’heure où j’écris. Créer comme une passerelle vers mon contenu ici et une ouverture à plus de partages et d’échanges, loin du bruit.
Cette idée me met en joie alors je vais essayer. Et si un jour, je n’y trouve plus de sens, alors je m’en irai.
Je ne suis pas aussi radicale qu’avec Facebook, que j’ai quitté en 2017, alors que je commençais à avoir une belle communauté. J’y suis revenue à ma façon depuis. Cela m’a pris du temps, d’y revenir à MA façon. Les réseaux sociaux ne sont pas “mauvais” en soi.
C’est une question de conscience.
Utilisés avec justesse, ils peuvent être de vrais ponts.
J’y ai rencontré des personnes formidables.
Mais j’ai besoin de retrouver ma juste façon d’y être.
Écrire ici, c’est un luxe.
Pas de limite de caractère.
Pas d’urgence.
Tu me lis quand tu veux, dans ton propre tempo.
Et ça, c’est un vrai privilège.
Savoir que tu es là, derrière l’écran, à prendre le temps de prendre le temps…
Merci.
Si cet article t’a parlé, pense à le partager avec une personne que tu aimes.
Être présente sur les réseaux sociaux n’est pas une obligation.
J’ai ressenti cela très fort dans les montagnes, en pensant à ma Team de Queen du terrain chez Belles Sœurs.
Notre force : le présentiel. Le réel. Le vivant.
Personne ne nous oblige à produire plus.
Ce ne sont que des injonctions.
Et elles nous éloignent de ce qui compte :
Les vraies connexions.
Les vraies rencontres.
Souvenons-nous, chaque jour :
Le terrain, c’est notre royaume.

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