Coucou toi,
J’espère que tu passes un bel été !
Pour cet épisode du mois d’août, je voulais quelque chose de plus léger et "picorable”, que tu sois les pieds dans l’eau, dans une paire de tongs ou des chaussures de rando 🩴🥾
J’ai donc fouillé looooin dans ma mémoire pour lister les tops conseils que j’applique depuis 10 ans, et qui m’ont fait évoluer en agences, de Social Media Manager junior à Responsable Social Media. 🐣
C’est un pêle-mêle de plein de choses, des plus pratico-pratiques aux plus mindset, et toujours inspirées de mon vécu.
A noter : j’ai mis de côté les conseils en management pour m’en tenir uniquement à une partie expertise / vision. Mais si vous managez des équipes, je ne peux que vous recommander le bouquin “Dream Team” : il est génial !
Bonne lecture !
Margaux
Ah ça, on me l’a répété pendant des années, tel quel 🥲
Au début ça me foutait des sueurs froides, parce que “lis tout”, ça veut rien dire — ou plutôt ça veut dire tout, tout le temps, partout, et donc jamais assez.
Alors avec le recul je le formulerais différemment (flemme d’avoir des mental breakdown sur la conscience) :
→ listez vos sources principales et organisez-les en barre de favoris. Ça parait rien dit comme ça, mais c’est game-changer pour faire la tournée des popotes tous les jours en quelques clics.
Pas besoin d’en avoir 50, mieux vaut une dizaine de sources consultées qu’une centaine oubliées.
En revanche, pensez à diversifier :
des médias officiels (BDM, Les Gens d’Internet, SocialRama,…),
des agences qui vous inspirent (Le Super Daily, OK Zoomer,…),
des experts indépendants (Matt Navarra, mon ami Tahzio 🫰,…),
les newsrooms plateformes directement
les outils plateformes (TikTok Insights, Creative Center,…)
des études plus approfondies (Metricool, Agorapulse,… > plus ponctuel, mais à creuser régulièrement).
→ Et diversifiez aussi les supports (Threads, podcasts, newsletters,…), pour les jours où vous êtes pas assis derrière un ordi 🤓
💡 Pro tips IA : comme moi, vous pouvez programmer une tâche quotidienne sur Claude Cowork qui résume + croise vos sources prefs dans un mail.
💡 D'ailleurs, si la méthodo ou le prompt vous intéresse, dites-le-moi en commentaire ! 🙃
Au-delà de l’info que vous allez chercher, il y a celle qui vient à vous naturellement.
→ Prenez l’habitude d’enregistrer IMMÉDIATEMENT tout ce qui vous a fait vous arrêter, quelle que soit la raison (inspirant, énervant, surprenant,…).
J’en enregistre facile entre 3 et 10 par jour, et étonnamment, plus j’en enregistre, plus je m’en souviens précisément (un peu comme écrire ses rêves finalement). Pratique pour brainstormer 🙃
Je suis pas toujours très organisée, mais depuis quelques mois, j’essaye de tout centraliser sur Sublime (mais il existe d’autres plateformes du genre). Voici un exemple de structure :
⚡️ quick tips ⚡️ : Méthodes, conseils et techniques pratiques sur l’opérationnel dans le social media.
🍬 smarties 🍬 : Réflexions stratégiques, études et observations sur l’évolution de la culture social media et les comportements utilisateurs.
✨ inspiring ✨ : Les posts, cases et références intéressantes à conserver pour s’inspirer.
Ça c’est LE conseil qui m’a le plus servi quand j’ai commencé, et que j’ai continué de donner à toutes les personnes que j’ai managées (petite anecdote : pour les plus jeunes un peu plus réfractaires, j’offrais un carnet pour les inciter gentiment à écrire, ne serait-ce que pour honorer mon cadeau héhé 😈).
Je suis d’ailleurs horrifiée de voir de + en + de gens ne prendre aucune note et confier toute la digestion d’infos à l’IA 😭
Gain de temps ou pas, je reste convaincue qu’avec une feuille et un stylo, le processus d’emmagasinage (vous aussi vous entendez ce mot avec l’accent québécois ?) se fait bien mieux que sur clavier. Qu’il y a une diff énorme entre lire, enregistrer, taper, et écrire, gribouiller, dessiner, relier, schématiser…
→ C’est ça qui donnera vos meilleures idées, pas la veille.
La veille vous donne de la matière, mais vos pensées vous donnent un angle, une opinion.
Dans mon parcours, j’ai fait un stop à la case “créa”, et au début j’étais tellement angoissée par la page blanche, que je partais toujours dans des concepts alambiqués pour (me) prouver que “j’avais des idées”.
Puis j’ai compris que les meilleures idées sont rarement les plus complexes.
→ Alors épurez vos concepts, épurez vos mécaniques, épurez épurez épurez, pour ne garder que l’essentiel.
→ De la même manière : choisissez vos mots avec précision.
Au fil des années, je me suis rendue compte que même des pros très expérimentés n’arrivent pas toujours à reformuler simplement une problématique. 🫠 Alors oubliez 2 sc le jargon de pubard et demandez-vous simplement : en vrai, c’est quoi le f*cking problème ? à quoi [ça] doit servir ?
→ Plus vous le formulerez avec sujet-verbe-complément et des mots compréhensibles par un enfant de 5 ans, plus vous aurez de chances d’avoir une stratégie qui tombe juste.
“On est partis de…” ; “et on s’est demandé si…” ; “alors on a cherché à…” sont autant de moyens de décortiquer votre raisonnement plutôt que servir une conclusion froide 🤓
→ J’aime écrire touuuut le déroulé de mon histoire dans un draft ou m’enregistrer dans une voicenote improvisée, bien avant de construire la moindre slide.
💡 Parce que si vous arrivez pas à raconter votre stratégie plus ou moins d’une traite, c’est que vous y croyez pas encore.
Ensuite, repartez de ce squelette pour construire votre prez.
→ Pour les gros pitch qui donnent du fil à retordre, vous pouvez la dérouler one-shot toujours en vous enregistrant : ça vous permettra de garder en mémoire les formulations parfaitement fluides, mais aussi d’identifier les longueurs ou vos lacunes.
PS : n’apprenez jamais par coeur (sérieusement, qui fait ça ??? 🥲).
Celui-là est un peu raide 🥶
Mais partez du principe que votre campagne a floppé, avant même qu’elle ait démarré (je sais ça fait bader).
→ Maintenant, demandez-vous :
qu’est-ce qui a manqué ?
quelle décision on peut regretter ?
pourquoi les gens n’ont pas adhéré / n’ont pas regardé / ont backlashé ?
qu’est-ce qu’on aurait pu faire différemment ?
C’est tout bête et un peu rabat-joie comme exercice, mais c’est peut être le seul qui fait remonter les angles morts avant que ça vous coûte trop cher.
Certains ont tendance à l’oublier mais, qu’on le veuille ou non, le social media est une branche directe du marketing 🤓 (wow, big news).
Scroller, faire de la veille, suivre des tendances, c’est une chose, mais il y a aussi des gens brillants qui ont théorisé bien avant nous des choses vraiment géniales 🙌
→ Alors refaites un check des concepts marketing, de neuro-marketing (j’adore), de copywritting, de growth hacking,…
C’est, je trouve, ce qui peut faire la différence entre quelqu’un qui fait à l’instinct et quelqu’un qui combine instinct + méthode 💡
Je sais, JE SAIS, parfois certains font des demandes absurdes, et la tentation est grande de rediriger sa frustration sur le Slack de l’équipe (on l’a tous fait, on est humains après tout 🙄).
Le problème c’est que, non seulement ça vous conditionne, mais en plus, dans la majorité des cas, c’est pas le client qui coince :
→ c’est le niveau pédagogie à apporter et de confiance à gagner.
Alors ne brûlez pas les étapes, ne soyez pas impatient. Ça peut être long, souvent pénible — parfois c’est l’équipe d’après qui récoltera les fruits de tous les efforts que vous avez semés 🥲 —, mais ça fait partie du job.
(Et à défaut, si vraiment ça passe pas, vous pouvez toujours mieux qualifier vos prospects en amont héhé)
J’ai eu la chance, en tant que junior, de commencer avec une cliente qui me répétait ça tout le temps 🙃
A chaque fois que je me mettais une pression de zinzin ou que je m’engageais sur des choses impossibles, elle me rappelait que la seule chose qu’elle voulait, c’était de la visibilité, pas des promesses intenables.
Ça vaut pour les délais : prévoyez toujours un buffer (un délai un peu plus large), car à l’instar de TikTok, dans ce job, le temps s’évapore on-ne-sait-où 🤷♀️
→ Au mieux, vous livrerez en avance, au pire, vous livrerez à l’heure !
Ça vaut pour la demande au sens large : refuser une demande en justifiant pourquoi, ça vous fait pas passer pour quelqu’un de relou, mais pour quelqu’un qui sait ce qu’il fait 🤓
Ça vaut aussi pour ce que vous ne savez pas : ce qui fait la différence entre un junior et un expert, c’est que l’expert ne rougit pas de ne pas avoir réponse à tout.
→ “Je vérifie et je reviens vers toi” m’a fait gagner bien plus de crédibilité en réunion que n’importe quelles réponses bricolées au doigt mouillé.
Je sais que c’est assez mal vu de dire ça en 2026, quand on démonte la hustle culture depuis des années 🫠
Mais j’ai eu la “chance” de faire un burn-out suffisamment tôt dans ma carrière pour ne pas confondre travail acharné vide de sens vs. gros investissement dans un job qui vous anime 🙃
Le premier m’a cramée, le second m’a donné mes meilleurs souvenirs en agence — des nuits entières sur des appels d’offres, avec une énergie galvanisante que j’échangerais pour rien au monde 🫶
→ En fait, jpense qu’il y a pas de secret : si tu veux progresser 2 fois plus vite que les autres, il faut travailler 2 fois plus (⚠️ intelligemment).
→ Osez aussi déborder de votre scope, regardez au-dessus de l’épaule de votre voisin, posez des questions,… Ça m’a rarement porté préjudice, et très souvent ouvert des portes.
S'en tenir à « c'est pas à moi de faire ça » ou « c'est pas dans ma liste de missions », c'est se couper d'une occasion d'apprendre et de monter en compétences. Aka d'investir sur soi 🤓
Dans ce métier, et particulièrement depuis l’arrivée de l’IA, le tapis de course est bien réel 🥲
Au risque d’être clichée, c’est INDISPENSABLE d’organiser sa vie pour nourrir son âme de plusieurs manières différentes. C’est ce qui vous rendra non seulement plus singulier, plus créatif, mais aussi plus mature, productif et efficace.
D’ailleurs, si vous traversez un moment difficile au travail, ou même juste si vous vous sentez à deux doigts de basculer, lisez Comment rester vivant au travail ? C'est lui qui m'a appris à faire le tri entre ce qui m'affecte et ce que je peux (ou non) maîtriser — et à reconstruire un équilibre.
Je ne l'ai jamais vraiment reperdu depuis ✨
Ces 10+1 conseils viennent de mon parcours en agence, donc ils résonneront sans doute plus fort si c'est le vôtre aussi. Mais je crois que la plupart tiennent debout que vous soyez indépendant ou en interne chez l'annonceur ! 🙃
J’ai ADORÉ écrire ce format, parce qu’il m’a obligée à remonter le temps, repenser à des managers, des clients, des situations qui m’ont formée sans que je m’en rende compte sur le moment.
Et à me dire que j’ai eu beaucoup de chance de tomber sur eux. 🫶
Alors, lequel de ces conseils vous parle le plus ?
Et vous, vos tops conseils ? 👀
Un grand merci d’avoir lu La Notif !
C’est fait avec amour, sueur et beaucouuuup de cafés glacés 🫶
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Moi, c’est Margaux. Experte Social Media & Creative Strategist en freelance, après +8 ans en agence.
La Notif, c’est mon endroit pour remettre un peu d’ordre dans le bazar des réseaux… et t’aider à prendre les bonnes décisions (sans devenir fou au passage 🙃).
Si ça te botte, abonne-toi : c’est gratuit, et ça met de la joie dans mon petit cœur 🫶
Et si tu es une agence ou un annonceur et que tu as besoin de renfort pour ta stratégie social media, tu peux consulter mon book et me contacter pour en parler !

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