Le pacte de défense dit de la Mecque signé le 7 août 2026 par l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie a fait couler beaucoup d’encre. La Foundation for Defense of Democracies, un think tank conservateur américain, s’est montré sceptique sur la portée militaire de cet OTAN islamique, tout en jugeant cette nouvelle alliance potentiellement déstabilisatrice. Al Jazeera a fait savoir que Téhéran n’a pas considéré l’accord comme une menace militaire immédiate. Modern Diplomacy a décrit l’accord comme une stratégie de couverture destinée à réduire la vulnérabilité de l’Arabie saoudite et Jonathan Spyer, chercheur à l’Institut d’études stratégiques de Jérusalem (JISS), y voit « l’émergence progressive d’un bloc sunnite conservateur destiné à faire contrepoids à Israël et à l’Iran ».
A l’évidence, la guerre menée par les États-Unis (et Israël) contre l’Iran est en train de modifier en profondeur les relations entre les États-Unis et les pays arabes producteurs de pétrole.
Le patron et ses clients
Des décennies durant, la sécurité du Golfe a reposé sur une relation simple entre les pétromonarchies et les États-Unis, une relation « patron-client ». En échange du pétrole dont leur économie avait besoin, les États-Unis mettaient leurs soldats, leurs avions et leurs missiles au service de la sécurité arabe. Et si les monarchies du Golfe avaient en sus le bon goût de recycler leurs excédents commerciaux en produits américains (armes, luxe, immobilier...), Washington était ravi.

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