bonjour la famille,
oui, j’aime dire “la famille” — parce qu’il y a une vraie famille d’humains derrière cette lettre. depuis plus de 10 ans, j’invite chaque belle personne que je rencontre à la suivre, pour garder le lien.
c’est un fil relationnel très fin. peut-être trop fin désormais, dans une époque où presque tout le monde est devenu “média” et où l’attention est devenue l’économie principale. mais je tiens le coup. j’écris à la main, je partage mes réflexions, mes explorations, mes projets du moment. c’est singulier, et je continue de me dire : “fab, apporte quelque chose dans chaque lettre, que ça vienne de toi ou d’ailleurs.” alors, go 🚀 👇
cela fait plus de 6 mois que je suis chargé du projet Faire l’Industrie avec la CPME du Rhône. est-ce que j’aurais imaginé un jour prendre du plaisir à travailler avec un syndicat patronal ? non. et pourtant, j’apprends énormément — humainement, sur les industries, sur l’état de santé des entreprises en 2026, sur le territoire, et plus finement encore : sur la place que j’ai à tenir dans ce puzzle pour être utile.
696 contacts dans le CRM, +45 PMI engagées, et l’objectif de +80 métiers valorisés d’ici fin 2026. derrière les chiffres, ce sont des dirigeants qu’on rencontre un par un, et des métiers qu’on remet sous les yeux des parents et des jeunes.
si je croise ça avec ma psychanalyse — 2 ans maintenant — j’apprends encore plus. et avec l’expérience du jardin potager, initiée… hier… encore plus.
les mains dans la terre pour être dans le corps et la matière. à la CPME pour être ancré sur mon territoire. avec ma psy pour rencontrer mon inconscient. j’ajoute la musique, le mix, ma fille, ma dame et la capoeira — et de tous ces ingrédients, j’essaie de te partager la recette de ce que je lis de la réalité en ce moment 👇
je ne regarde plus les infos et je ne suis pas les médias mainstream, sauf un peu le local. j’ai ouvert un PEA, donc je suis un peu la bourse et la macro — je trouve que ça donne une lecture plus juste des mouvements géopolitiques que beaucoup d’éditos.
ce que je vois : un monde qui court, qui va vite, qui se pose des questions immédiates parce qu’il y a des urgences économiques. le biais, c’est de ne pas voir les murs qui se profilent. et pourtant, au fond, tout le monde le sait.
mais je ne vais pas parler des murs aujourd’hui. je vais parler de ce qui nous empêche de rester focus sur les priorités réelles.
toujours plus vite, toujours plus à voir, à faire, à considérer. c’est la même impression que quand on essaie de regarder le paysage depuis un TGV à 250 km/h : impossible de retenir plus de 2 % de ce qui défile pourtant juste sous nos yeux. c’est exactement pareil pour les autres dimensions de notre quotidien.
c’est justement pendant mes 45 min de psychanalyse, chaque jeudi à 11h30, que j’ai décliqué sur un point important — pour moi, et je crois bien plus largement que moi.
dans mes accompagnements de dirigeants, je propose souvent de soutenir, développer, améliorer, augmenter — tous les superlatifs du plus et du mieux. mais en réalité, ce dont on a globalement besoin, c’est de moins. soustraire. revenir à l’essentiel.
il y a 12 ans, j’ai fait l’expérience du minimalisme pendant plusieurs mois : tout réduire pour pouvoir vivre avec ce qui tenait dans un sac. en étant célibataire, c’était facile. un appartement, un sac, et voilà. je me sentais léger, libre, prêt à tout.
et puis devenir parent, et l’accumulation est revenue. j’ai gardé les bonnes pratiques — je ne m’emporte pas trop — mais je vois bien comment être en famille, avoir un chat, se lancer dans le jardinage augmente nécessairement la charge mentale.
c’est de cette saturation-là dont on parle : la capacité à conscientiser et observer calmement toutes les dimensions de sa vie. ce qu’on doit faire, ce qu’on a envie de faire. ce qu’on doit prioriser. et sentir si on continue ou… si on arrête.
je crois qu’actuellement, il nous faut surtout soustraire, arrêter, enlever des couches.
je le vois chez la psy : les avancées se font en prenant conscience de certaines couches, puis en les laissant se détendre. pareil dans le mouvement, le yoga, la capoeira : comment être meilleur — et que ce soit plus fun ? par la détente. en simplifiant l’analyse. en revenant à ici et maintenant. conscient dans le geste, puis dans le geste d’après.
le théâtre d’improvisation apprend la même chose. le jardin aussi, surtout à respecter son rythme.
et derrière tout ça, il y a une notion centrale : le contrôle. est-ce que ta vie est sous contrôle ? très souvent, mon cerveau fantasme de tout contrôler — pour se sécuriser, pour se sentir puissant. mais en réalité, je ne contrôle rien. je réagis à ce qui se présente. et c’est de ne pas accepter cette réalité pourtant simple qui génère le stress, les tensions, un système nerveux qui s’enflamme, et les maladies.
si j’ai développé les 3 offres que tu trouves sur offres.liut.me, c’est parce que je sais que le numérique bien utilisé ne sert pas à faire plus avec moins. il sert à faire moins, tout simplement.
nettoyer une entreprise de tout son “trop”, c’est comme ranger sa chambre : le simple geste d’ordonner fait déjà du bien. mais ça produit aussi des effets concrets — réduction des coûts cachés, ouverture d’opportunités business. j’ai vu des ROI grimper à 300-400 % uniquement parce qu’on avait enlevé ce qui empêchait, pas ajouté.
investir pour réduire. soustraire pour gagner plus, et économiser de l’énergie qu’on peut réinjecter à se faire du bien, à se régénérer. ce n’est pas une promesse idéaliste de consultant — je constate ce qui émerge quand on travaille sur la soustraction plutôt que sur l’addition.
mais le vide fait peur. on a du mal à y croire. j’en suis le premier témoin. pour autant, chaque fois que je reviens à l’expérience directe — en psychanalyse, en bougeant à la capoeira — je sens le poids du trop, de l’agitation, de l’éparpillement. et la délivrance de la soustraction dans l’instant : ne plus penser au passé ni au futur, juste l’espace d’une heure de pratique, de méditation, ou d’une danse sur le set fantastique de MOCHAKK aux Nuits Sonores.
voilà ce que je lis depuis toutes ces perspectives : trop, trop plein. et si ça sature, on va “ajouter” l’IA pour qu’elle nous enlève de la charge mentale et des tâches. mais le système reste celui de l’addition. on fait plus. et si ça déprécie la valeur de chaque action, alors on doit ajouter encore plus pour combler le vide.
alors j’ai envie de te poser la question : qu’est-ce qui serait bon de soustraire dans ta vie ? qu’est-ce qui pourrait générer beaucoup de valeur s’il disparaissait ?
et si c’est trop difficile à voir tout seul, est-ce que passer 45 min avec un regard extérieur te serait utile ? j’adorerais qu’on échange sous cet angle, pour un apprentissage mutuel.
petit défi du moment chez moi : ne plus rien ajouter jusqu’à la rentrée. simplement continuer, maintenir, soustraire — et voir ce que ça fait. je t’en dirai des nouvelles bientôt.
mes offres mises à jour : offres.liut.me
mes réflexions sur ce que c’est que de “faire équipe pro”, à plusieurs pairs seniors libres : alliance.liut.me
nouvelle version du jardin.liut.me — recherche par note et tri par tags, pour explorer plus facilement pensées récentes et plus anciennes
j’ai décroché la certification IA de Notion : je peux désormais accompagner l’implémentation de l’IA dans Notion. personnellement, ça y est — tout mon second cerveau numérique est dans Notion ou connecté à Notion. quand j’utilise l’IA, c’est dans son contexte, avec tous mes agents dedans. ça change tout en qualité de production. et ça me permet de me soustraire pas mal de choses.
voilà pour les news du moment.
j’espère te croiser bientôt dans la vraie vie, pour partager un moment lent et vide — juste en présence.
et pour terminer avec un livre : tu te rappelles La Convivialité d’Ivan Illich ? il y donne toutes les belles règles d’une vie équilibrée et plus douce, avec juste ce qu’il faut dedans.
à bientôt pour la prochaine édition 🌿
Aucun post

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.