Il y a un sujet qui ne me quitte pas depuis quelques jours.
À chaque fois que j’y pense, j’ai les larmes aux yeux. Alors j’ai compris qu’il fallait que je t’écrive cette lettre le plus tôt possible.
La première phrase qui me vient, c’est celle-ci : je ne sais pas comment j’ai fait.
Je le dis presque comme une blague. Parce que si je savais vraiment décortiquer comment je fais, je pourrais sûrement en faire une méthode, un programme, et le vendre aux entrepreneurs du web. Mais ça ne m’intéresse pas. Et surtout, je ne crois pas que ce soit reproductible. Parce que ce dont je veux te parler aujourd’hui, ça ne tient pas à une stratégie. Ça tient à quelque chose de beaucoup plus vivant.
Attrape ta boisson rafraîchissante préférée et installe-toi confortablement, parce qu’aujourd’hui je veux te parler de la force du lien et simplement te dire merci.
Laisse-moi te raconter.
En 2015, j’ai quitté la place que j’avais gagnée au sein d’une entreprise. Mon rôle d’employée, le monde corporate, tout ça. Et je me suis lancée dans l’accompagnement par le corps, à travers le yoga. Sans ambition de gloire. Avec une seule envie : transmettre cette pratique qui m’avait pratiquement sauvé la vie.
Le yoga m’avait sortie de l’anxiété d’un travail trop stressant. M’avait aidée à mieux dormir, à retrouver une certaine paix intérieure, à devenir quelqu’un de plus à l’écoute, de plus serein et à changer l’image de fille fragile que j’avais de moi. Je voulais juste partager ça.
J’ai commencé à enseigner en 2015. En parallèle, j’ai ouvert un cercle de chant de mantras, presque gratuit, un euro symbolique, parce que mon unique ambition était de transmettre ce qui avait été si médicinal pour moi.
Et les élèves sont venus.
Puis j’ai rejoint un projet de centre de yoga social et solidaire, ce qui m’a obligée à arrêter d’enseigner partout ailleurs. Et, à ma grande surprise, mes élèves m’ont suivie. Même d’anciennes collègues de l’entreprise étaient devenues mes élèves, et elles m’ont suivie aussi.
En 2020, le Covid, et surtout un appel d’âme, m’ont poussée à passer mon activité en ligne. Je suis devenue coach de vie, thérapeute EFT. Mes premières clientes en accompagnement individuel ? C’étaient mes anciennes élèves de yoga. Elles m’ont fait confiance les yeux fermés.
Elles m’ont suivie. Encore.
Et depuis, je n’ai jamais cessé de changer.
J’ai été à fond sur Instagram, j’ai pris la parole comme jamais. Puis j’ai changé ma façon de communiquer. Mon discours. Mon message. Mon positionnement. Je l’ai modifié au moins quatre fois !
J’ai lancé un podcast. Il a duré 3 ans. Puis je l’ai arrêté.
J’ai quitté Instagram, parce que cette plateforme ne correspondait plus à mes valeurs, et parce qu’elle appuyait trop fort sur des traumas que j’étais en train de soigner.
J’ai fait une pause. C’était nécessaire.
Puis j’ai ouvert ce Substack, et j’ai transformé ma newsletter historique, celle qui existe depuis 2015. J’ai changé le format. L’angle. Le message. Le positionnement, encore une fois.
À chaque virage, oui, certaines personnes sont parties. C’est normal. C’est la vie.
Mais quand je regarde ma liste aujourd’hui, en dehors des nouvelles venues, dont tu fais peut-être partie, la majorité, ce sont des personnes qui sont là depuis le début.
Et là, l’émotion m’envahit. Je ne sais pas comment j’ai fait.
Un ancien collègue prof de yoga me dirait : « on a la communauté qu’on mérite. » C’est-à-dire, elle est là parce que c’est toi.
Malgré tous les ateliers de marketing auxquels j’ai participé depuis 2015, je n’ai jamais réussi à penser en termes de stratégie. Je n’ai jamais pensé « fidélisation client ». Je n’ai jamais prémédité quoi que ce soit dans ce sens.
Et pourtant, mes clientes reviennent. Plusieurs fois. Le plus intéressant c’est que ce n’est pas une question d’insatisfaction, mais une question de confiance et de profondeur. Elles ont envie d’aller plus loin. Elles ont pris le goût de la profondeur. Et à chaque nouvelle proposition, ce sont souvent les mêmes cœurs qui se réengagent.
Quand j’y réfléchis, la seule explication que je trouve, c’est celle-ci : non seulement ce sont des personnes qui partagent mes valeurs. Ce sont des personnes qui ont connecté avec moi en tant qu’être humain. Qui ont ressenti ce qu’il y avait au-delà du titre « prof de yoga », « coach », « thérapeute ». Et qui, du coup, sont assez souples pour tolérer mes hauts, mes bas, mes virages.
Assez indulgentes, aussi. Parce que rappelons que le français n’est pas ma langue maternelle. J’ai commis plein d’erreurs dans mes écrits.
Un jour, le slogan d’un de mes programmes parlait de « reprendre les rênes de ta vie ». Sauf que j’ai écrit « reine », comme une reine de royaume. Et personne n’a relevé. Tout le monde a pris ça pour une licence poétique de ma part !
Ça me touche profondément. Encore aujourd’hui.
Alors voilà où j’en suis, dix ans plus tard.
Aujourd’hui, je ne communique plus que par écrit. Je ne donne plus ma voix dans un podcast. Je ne montre presque plus mon visage. Je ne fais plus de vidéos.
Et tu es toujours là.
Non seulement tu es là, mais tu m’écris. Tu me renvoies des retours. Tu me remercies pour mes lettres.
Et je suis infiniment touchée à un endroit où les mots ne savent pas aller.
Parce que je vais être transparente avec toi : il m’est arrivé d’avoir des moments de doute. De me dire « pourquoi je n’ai pas plus de monde ? Pourquoi ma communauté ne grandit pas plus vite ? »
Et à chaque fois, je me rends compte que j’avais juste mis le curseur au mauvais endroit. Parce que la vérité c’est que, étant donné l’essence de qui je suis, des milliers de personnes ne me feraient pas du bien si je ne pouvais pas me relier vraiment, cœur à cœur, avec elles.
C’est peut-être ça que j’ai réussi à faire, sans le faire exprès. Pas une stratégie. Mais quelque chose dans la façon dont j’accueille chaque personne, une par une, dans un cercle, dans un message, dans un cours, dans une lettre.
Je ne sais toujours pas vraiment comment. Mais je crois que c’est ça : on s’est reliés cœur à cœur. Et c’est ce qui fait que le lien tient, à travers le temps et tous mes virages.
Alors cette lettre, c’est tout simplement pour te dire merci.
Merci d’être là. Que tu me suives depuis dix ans, depuis trois semaines, ou depuis deux jours.
Merci d’avoir été témoin de tous mes virages, et d’être restée, curieuse, attentive.
Merci à celles qui ont travaillé à mes côtés et qui m’ont fait grandir. Vous ne vous rendez pas compte à quel point.
Parfois, je reçois des messages comme ceux-ci.
À chaque fois, je suis bouleversée. Parce que mes clientes me remercient souvent de les avoir aidées à changer leur vie. Mais elles ne savent pas à quel point c’est elles qui changent la mienne.
J’écris ces mots le cœur gonflé. D’Amour. De reconnaissance. D’humilité.
Grâce à toi.
Chaleureusement,
Mybel
PS1 : Et justement, parce que ce lien me tient tant à cœur, j’ai envie de te retrouver. Demain soir, jeudi 25 juin à 19h30 (heure de Paris), j’ouvre un cercle en ligne, GRATUIT, autour de la peur de décevoir. La porte est encore ouverte si tu as envie de nous rejoindre : je réserve ma place. Et si ce n’est pas pour cette fois, ce n’est pas grave. Je suis simplement heureuse que tu sois là.
PS2 : Ces lettres sont gratuites et le resteront. Si tu veux soutenir ce travail, tu peux laisser un don ici, partager cette lettre ou me faire un retour. Merci d’être là.

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