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Le témoignage, début août, d’une patiente restée six jours sur un brancard aux urgences d’Orléans a mis en lumière une situation de saturation qui se banalise, selon les soignants. Même si ce cas est exceptionnel, la durée de passage aux urgences s’est allongée en dix ans. Et c’est plus durement ressenti durant l’été et les périodes de canicule.
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Nino-Anne Dupieux, 85 ans, l’assure : elle ne s’attendait pas à ce que son témoignage, livré début août, rencontre un tel écho médiatique. Passer six jours et cinq nuits sur un brancard dans un service des urgences – celui du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Orléans –, comme elle, relève sans doute d’un record. Conduite à l’hôpital pour une hémorragie intestinale, le 18 juillet, cette ancienne conseillère municipale de la ville en est ressortie, le 23, en signant une décharge : « Un papier actant ma sortie contre avis médical, explique-t-elle. Durant tout ce temps, je suis restée sur le même brancard qui m’a servi de lit, de chambre, de salle de soins, de toilette et d’examen. Une sixième nuit m’a semblé humainement impossible à supporter. »
L’expression de « patient brancard » est entrée dans le langage courant depuis plusieurs années, comme un symbole des difficultés à trouver des lits d’hospitalisation en aval des urgences. Plus largement, c’est un symbole des tensions qui pèsent sur le système de soins de manière particulièrement aiguë durant l’été, du fait des congés des soignants.
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